Aucun message portant le libellé dépendance. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé dépendance. Afficher tous les messages

2011-09-01

AU CŒUR DE L’ACTION


Avec son grand sourire et ses yeux bleus rieurs, difficile de croire que Michel a vécu des jours sombres.

Michel  estime  qu’il  a  enfin  trouvé  le  bon  équilibre  de  sa  vie.   « La vente du magazine me permet de boucler mes fins de mois, mais je pratique aussi d’autres activités. »

La réalité, Michel a passé de longues années à l’éviter. Sa dépendance au jeu et à l’alcool l’a longtemps gardé prisonnier de sa bulle. Aujourd’hui il est abstinent et vit dans une maison de réinsertion sociale depuis sept mois. Et son travail de camelot lui permet d’avoir un point d’ancrage dans sa vie. «Mes clients sont très diversifiés : des hommes d’affaires, des touristes. Lorsque je vends le magazine, je suis dans le cœur de l’action et j’ai vraiment l’impression de sentir le pouls de notre ville. »

Michel a tout de même le temps de penser à son futur. Il aspire à retourner sur le marché du travail, peut-être en restauration ou comme guide touristique. C’est le Journal de rue qui lui a rappelé à quel point il avait besoin du contact avec les autres.

« Quand j’aurai un emploi régulier, je ferai ma part au sein du groupe communautaire L’Itinéraire. Je ne peux pas me mettre des œillères sur la misère qui m’entoure et si je peux faire un petit geste pour aider, je vais le faire. Si seulement tout le monde pouvait faire de même. »

Roraya (Journal L’Itinéraire)

2009-12-15

LE COURAGE DE S’EN SORTIR

Yvon, un camelot pour un journal de rue, traîne un long passé de gambler derrière lui. Après 25 ans à jouer aux courses, il est déterminé à s’en sortir. Yvon a réussi à se détacher de sa dépendance au jeu et à reprendre goût à la vie, il voit désormais la vie d’un œil nouveau.

« En vendant le journal sur la rue j’ai été amené à rencontrer des gens, des familles, des enfants, ça m’a fait réaliser qu’il existait autre chose que les courses de chevaux, que mon besoin d’argent avait remplacé l’amour des chevaux. En attendant les clients, je réfléchis intensément à ma vie et le choix est devenu clair. Pour la 1re fois, j’ai décidé de changer de vie et de faire quelque chose pour moi, j’arrête d’agir pour avoir l’approbation des autres .»

Jérôme et Martine (L’Itinéraire)

2009-04-07

ÉRIC, PLUS QU’IDOLE

Par son talent et ses chansons, Éric est un baume au cœur des personnes exclues qui vivent des drames dans leur vie et sont jugés négativement dans leur entourage. Éric c’est quelqu’un qui sait par quoi les gens de la rue peuvent passer. Il montre que sombrer dans une dépendance ce n’est pas un manque de talent, de déficience mentale, de pauvreté. Il y a quelque chose de très difficile à surmonter et qui demande des années d’efforts pour vaincre une dépendance, un mal de vivre, un manque d’amour de soi.

Le chemin à parcourir est tortueux, rempli d’embûches, d’occasions de rechutes ou de découragement. Mais le retour à la santé et à la vie normale peut aussi arriver à tout moment, parfois quand on s’y attend le moins. Bon courage Éric et tous les autres !

Serge L. (L’Itinéraire)