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2014-11-15

SPIRALE DE MALHEUR

Claude a connu une bonne enfance.  Jeune adulte, on lui diagnostique la maladie de Crohn, c’est à ce moment que sa vie bascule : il tombe progressivement dans la consommation de drogues, d’abord pour pallier la douleur de sa maladie, ensuite par dépendance.  La toxicomanie est une ‘‘spirale de malheur’’, une lutte quotidienne pour Claude.

À l’époque, il ne voyait pas le jour où il mettrait un terme à sa consommation, le paradis artificiel étant un aboutissement en soi.  La lueur d’espoir n’est jamais bien loin par contre; c’est du fond du gouffre qu’il trouve lui-même la volonté et la conscience pour arrêter de consommer.  Graduellement, il s’affranchit de sa dépendance.

Il trouve l’Itinéraire et le magazine lui permet de briser l’isolement grâce au contact avec les gens et d’acquérir une autonomie financière qui l’encourage à continuer.  Son plus grand rêve est de retrouver l’inspiration, comme avant, la créativité et l’humour. 

Petit train va loin!

Isaac G.
(Publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)



2011-09-01

AU CŒUR DE L’ACTION


Avec son grand sourire et ses yeux bleus rieurs, difficile de croire que Michel a vécu des jours sombres.

Michel  estime  qu’il  a  enfin  trouvé  le  bon  équilibre  de  sa  vie.   « La vente du magazine me permet de boucler mes fins de mois, mais je pratique aussi d’autres activités. »

La réalité, Michel a passé de longues années à l’éviter. Sa dépendance au jeu et à l’alcool l’a longtemps gardé prisonnier de sa bulle. Aujourd’hui il est abstinent et vit dans une maison de réinsertion sociale depuis sept mois. Et son travail de camelot lui permet d’avoir un point d’ancrage dans sa vie. «Mes clients sont très diversifiés : des hommes d’affaires, des touristes. Lorsque je vends le magazine, je suis dans le cœur de l’action et j’ai vraiment l’impression de sentir le pouls de notre ville. »

Michel a tout de même le temps de penser à son futur. Il aspire à retourner sur le marché du travail, peut-être en restauration ou comme guide touristique. C’est le Journal de rue qui lui a rappelé à quel point il avait besoin du contact avec les autres.

« Quand j’aurai un emploi régulier, je ferai ma part au sein du groupe communautaire L’Itinéraire. Je ne peux pas me mettre des œillères sur la misère qui m’entoure et si je peux faire un petit geste pour aider, je vais le faire. Si seulement tout le monde pouvait faire de même. »

Roraya (Journal L’Itinéraire)

2010-05-11

LA CONSOMMATION, ÇA NE MÈNE À RIEN

On étaient partis pour fêter la St-Jean entre amis. Quatre jours sur la fiesta ! En s’en allant sur la route, on a fait un face à face.

Je suis resté dans le coma durant un mois et demi. Quand je suis sorti du coma, je n’avais plus de mémoire, tout a été vague durant six mois. Puis j’ai vu un tunnel et une lumière sombre qui m’invitait. J’ai dit « non, je ne veux pas mourir.» J’ai compris que j’avais autre chose à accomplir dans le monde. J’ai d’abord arrêté de consommer boisson et drogue. J’avais un métier comme débosseleur et puis dans la restauration. J’ai des dons, j’apprends vite. Maintenant je suis plus patient quand je conduis. Écouter son corps, suivre sa première idée, aider le monde.

La consommation, ça ne mène à rien, ça ne mène nulle part. J’étais un révolté, je faisais tout ce que mon père m’interdisait de faire. J’aurais aimé que mon père m’écoute, mais il ne l’a pas fait.
Maintenant je comprends mieux. Je vis présentement ma deuxième vie !

Daniel T. (L’Itinéraire)