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2015-09-01

UN ART QUI FAIT DU BIEN

Des feuilles et des feutres sont éparpillés sur la table d’Anna, sa dernière réalisation dans la main.  Des œuvres comme celle-ci elle en a plein la tête, les réaliser l’aide à se sentir plus positive.  Participer aux ateliers offerts par un organisme, lui redonne le sourire. « C’est ici une place pour m’exprimer, dessiner m’aide à contrer ma maladie.»

Heureuse d’offrir son témoignage pour prouver les bienfaits de l’art-thérapie au monde! Ce qui compte, c’est de parler de l’importance de sa passion, le dessin, son exutoire depuis son plus jeune âge. Son plus grand souhait est que sa famille découvre ses projets lors des expositions publiques.

Sa voisine Nicole confie que sa famille ne l’accepte pas, c’est donc pour se sentir appréciée par les autres à sa juste valeur qu’elle participe aux ateliers.  « Dans ces ateliers, affirme l’animatrice, les gens font de l’art, c’est ça qui leur fait du bien, les participantes sont totalement libres de discuter, faire de l’art avec elles me permet d’avoir un contact avec le fonctionnement de l’esprit humain. »

Alex, Journal l’Itinéraire (publié avec autorisation)

Par Thérèse D.

2014-11-15

SPIRALE DE MALHEUR

Claude a connu une bonne enfance.  Jeune adulte, on lui diagnostique la maladie de Crohn, c’est à ce moment que sa vie bascule : il tombe progressivement dans la consommation de drogues, d’abord pour pallier la douleur de sa maladie, ensuite par dépendance.  La toxicomanie est une ‘‘spirale de malheur’’, une lutte quotidienne pour Claude.

À l’époque, il ne voyait pas le jour où il mettrait un terme à sa consommation, le paradis artificiel étant un aboutissement en soi.  La lueur d’espoir n’est jamais bien loin par contre; c’est du fond du gouffre qu’il trouve lui-même la volonté et la conscience pour arrêter de consommer.  Graduellement, il s’affranchit de sa dépendance.

Il trouve l’Itinéraire et le magazine lui permet de briser l’isolement grâce au contact avec les gens et d’acquérir une autonomie financière qui l’encourage à continuer.  Son plus grand rêve est de retrouver l’inspiration, comme avant, la créativité et l’humour. 

Petit train va loin!

Isaac G.
(Publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)



2013-04-24

ANDRÉ, l’homme sans enfance


Son parcours de vie est digne d’un scénario hollywoodien rempli d’obstacles que l’homme sans enfance a réussi à franchir.

«À 7 ans, j’étais responsable de deux adultes malades, du loyer, des comptes, des rendez-vous chez le médecin»…

À 14 ans, André quitte l’école. Il se révolte contre son père qui l’a battu. «C’est un père qu’un enfant n’aimerait pas avoir», dit André.

Adolescent, il travaillait à temps plein comme camionneur pour une compagnie de transport. Il a traversé le Canada et les États-Unis jusqu’au Mexique.

André a connu la mafia et la drogue. Après son passage dans ce milieu, il se réfugie à Québec, il décide de suivre une thérapie qui lui permet de faire ses premiers pas vers une nouvelle vie.

Il rencontre Johanne, une femme souriante qui ne connaît pas le monde criminalisé. D’un monde de violence, de haine, d’action et de vengeance, il a réussi à passer à une vie pleine d’amour, de partage et de tranquillité. ..

«Je suis allé chez le docteur, il me reste un an à vivre, mes reins ne fonctionnent plus», confie-t-il avant de dire «merci et à bientôt.»

Sarah E. (Lu dans l’Itinéraire, publié avec autorisation)

2011-05-10

L’ITINÉRAIRE A CHANGÉ MA VIE

J’ai été en situation d’itinérance deux fois dans ma vie. J’ai liquidé les meubles de mon appartement pour aider ma mère dans le besoin. J’ai décidé de la quitter et je me suis retrouvée à la rue. J’ai fait une tentative de suicide à cause de l’isolement que je vivais et j’ai été hospitalisée.

Après huit mois sans domicile fixe, j’ai connu le Groupe communautaire l’Itinéraire; je suis entrée pour me renseigner et l’intervenant psychosocial m’a fait confiance : il m’a confié des journaux pour me dépanner, je les ai vendus et je me suis fait quelques dollars.

J’ai découvert qu’on pouvait suivre, à l’Itinéraire, un programme de réinsertion sociale. J’ai commencé comme plongeuse et après quelques semaines, quand un poste s’est ouvert je suis devenue réceptionniste et aujourd’hui je suis à l’administration.

J’ai repris la confiance en moi que j’avais perdue face au marché du travail. Je me suis sortie de l’isolement en me faisant quelques amis. Les intervenants m’ont aidée sur plusieurs aspects. J’ai aussi commencé à écrire dans le magazine et j’adore le faire. Dénoncer par écrit les abus que j’ai vécus dans mon enfance est une thérapie. Je peux affirmer que l’Itinéraire m’a aidée au plus haut point.

Aujourd’hui j’ai un appartement, une vie stable et je me sens utile en faisant partie d’un organisme essentiel.

Sylvie D.

(Journal l’Itinéraire, avec autorisation)