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2016-05-24

L’HISTOIRE DE TRACY

Née à Montréal d’une mère colombienne et d’un père québécois, Tracy  commence un bac en psychologie, même si elle sait que le parcours est long avant de pouvoir exercer le métier de psychologue. Après deux ans de cours, elle fait un voyage de coopération internationale au Pérou qui la transforme.

A son retour, elle se réoriente et tente de trouver sa voie dans divers  domaines, de bouger et de faire des tâches pratiques, plutôt qu'apprendre des  notions théoriques.  Voyageuse dans l‘âme, Tracy n'était pas bien dans ce petit bureau sans fenêtre.  Aujourd’hui, elle a trouvé l’équilibre qui lui permet d’allier son bagage en intervention sociale et le travail physique. « j’étais en train de devenir folle ! Maintenant je suis dehors à jardiner avec des enfants, des personnes âgées, des adultes.

Elle a diminué son salaire, ses heures de travail et son stress : « Je  faisais des 40 heures semaine à 22 $ l'heure, avec le désir de toujours en faire plus. Maintenant, je fais 28 heures à 16$ puis je suis plus heureuse que lorsque j'avais plus d'argent. »

L’intelligence du cœur

Tracy a usé de l’intelligence du cœur et se dit plus heureuse et plus libre de vivre à petite échelle ; elle a fait un choix libre et assumé. Ne sentant plus le stress financier, elle mise sur ses réseaux de relations humaines et un mode de vie sans dettes.  Elle choisit ce qui lui convient le mieux en renonçant aux joies éphémères à crédit afin de garder sa liberté.

Lu dans la revue L’ITINÉRAIRE (publié avec autorisation par Thérèse Dr.

2015-10-01

JE VEUX APPRENDRE À AIMER

Cybelle a quitté l’école très jeune. Elle est inscrite depuis un an à l’Atelier des Lettres qui a pour mission l’alphabétisation des adultes.

« Mon nom est Cybelle, ma mère a étudié pour devenir psychologue.  Elle voyageait beaucoup et j’étais souvent laissée à moi-même.  Je déménageais chaque année et je devais changer d’école.  Au début, j’étais bonne et assidue à l’école, j’ai même gagné des prix.  Mais au bout d’un moment, j’ai estimé que j’apprenais mieux toute seule et j’ai décidé de quitter l’école à l’âge de 16 ans, pour travailler et aller vers les autres.

J’ai maintenant un fils qui m’a été arraché. Je voulais cet enfant, mais je n’ai pas su m’exprimer assez bien pour qu’on comprenne que je le voulais et qu’il était désiré.

Après avoir accouché de mon 2e fils, je suis devenue dépressive et je ne pouvais pas vraiment m’en sortir.   Maintenant j’essaie de faire le bien autour de moi.  J’apprends à écouter et à mettre le doigt sur quelque chose de concret, de positif.

L’an passé, je me suis inscrite à l’Atelier des Lettres et j’aimerais m’inscrire de nouveau cette année.  J’aime l’école pour ce qu’on y trouve.  Il y a des activités comme des sorties à la bibliothèque, etc… Il y a aussi les amis et les liens que l’on y développe dans le but de se construire un bel avenir.


Aujourd’hui, je me dois d’être forte pour la famille et les gens que j’aime, qui m’entourent.  Je veux apprendre à AIMER et à me faire respecter le plus possible.  La vie est belle et je suis Cybelle. »

(Publié par Th.Dr. avec l'autorisation de l'Itinéraire)

2015-09-01

UN ART QUI FAIT DU BIEN

Des feuilles et des feutres sont éparpillés sur la table d’Anna, sa dernière réalisation dans la main.  Des œuvres comme celle-ci elle en a plein la tête, les réaliser l’aide à se sentir plus positive.  Participer aux ateliers offerts par un organisme, lui redonne le sourire. « C’est ici une place pour m’exprimer, dessiner m’aide à contrer ma maladie.»

Heureuse d’offrir son témoignage pour prouver les bienfaits de l’art-thérapie au monde! Ce qui compte, c’est de parler de l’importance de sa passion, le dessin, son exutoire depuis son plus jeune âge. Son plus grand souhait est que sa famille découvre ses projets lors des expositions publiques.

Sa voisine Nicole confie que sa famille ne l’accepte pas, c’est donc pour se sentir appréciée par les autres à sa juste valeur qu’elle participe aux ateliers.  « Dans ces ateliers, affirme l’animatrice, les gens font de l’art, c’est ça qui leur fait du bien, les participantes sont totalement libres de discuter, faire de l’art avec elles me permet d’avoir un contact avec le fonctionnement de l’esprit humain. »

Alex, Journal l’Itinéraire (publié avec autorisation)

Par Thérèse D.

2015-08-24

DAN, son travail, c'est d'aider

Son tatouage en plein visage est impressionnant. Dan est de ceux qui travaillent jour après jour pour contrer les préjugés. En 33 ans, le jeune homme a vécu des moments plus ou moins réjouissants. Il a repris goût à la vie en aidant les autres. Cela fait maintenant deux ans qu’il intervient auprès des consommateurs de drogues dans la rue, avec Cactus Montréal. Il  tente de sensibiliser les consommateurs aux méfaits liés à la drogue, je vivais sur le trottoir d'en face, sur la rue Sanguinet avec ma chienne. « On était en automne et il faisait froid, je ne voulais pas rentrer à Cactus par fierté parce que je ne consommais pas », se souvient-il.

La journée où Dan s’est retrouvé à la rue, il était accom­pagné de plusieurs de ses amis de l’époque. « Tout le monde s'est mis à consommer sauf moi. J'avais peur de consommer, peur d'être mal ou d'aller en prison. Beaucoup de mes amis passaient du temps avec moi pour éviter de consommer. Tout a basculé l’hiver où il a pris beaucoup de pilules.   J’ai consommé comme un malade. Et je me suis tiré dans le pied », confie-t-il.

La drogue lui a laissé un goût amer. Il l’assimile à la violence et aux problèmes. « J’ai vu des choses que personne ne souhaite voir. Ces choses-là m'ont fait lâcher les gars avec qui j'étais. Je ne pouvais plus rien faire pour eux, c’était trop violent », confie-t-il. À Cactus, Dan a trouvé de l'aide et une écoute. « Je suis de l'autre côté de la médaille. Avant, j'étais avec les drogués, maintenant je suis avec les personnes qui aident, c’est devenu mon travail », explique--il avec une certaine fierté.

Le défi quotidien de Dan est de garder son intégrité : « Je suis content d’avoir un appartement ou de pouvoir dormir des nuits complètes sans être dérangé par la police. Je suis content de prendre part à la société. »
Pour Dan, le blocage lié à l’implantation de Cactus à Montréal est en lien avec la peur. « Les gens ont peur des itinérants et des drogués et pourtant, ce ne sont pas des personnes méchantes, il faut juste leur donner une chance de s'intégrer. Leur donner des bonnes idées, leur faire comprendre qu'ils ont leur place et qu'ils ont leur mot à dire», pense-t-il.
                       
En tant que messager pour Cactus, Dan en sait quelque  chose. « Je parle de ceux et celles qui consomment. Je ne peux que leur montrer le bon exemple. Cactus permettra d'inter­venir autrement avec eux. Il faut comprendre que quand on tombe, ça fait mal, et c'est dur de se relever. On a absolument besoin d'aide », assure-t-il.
           
AUJOURD'HUI, LA PLUS GRANDE FIERTÉ DE DAN EST D’AVOIR ESSAYÉ DE S’EN SORTIR. IL ESTIME NE PAS ENCORE S’EN ÊTRE COMPLETEMENT SORTI. « JE NE VOUDRAIS PAS DÉMISSIONNER. J'AI ENCORE DU TRAVAIL À FAIRE SUR MOI, MAIS J’ESPÈRE POUVOIR DIRE UN JOUR QUE JE M'EN SUIS TOTALEMENT TIRÉ. »
















2013-11-27

LA MISÉRICORDE SELON LE PAPE FRANÇOIS

Une rencontre avec le Pape François

Ma devise, dit le Pape François, je l’ai toujours ressentie comme profondément vraie pour moi. Le mot latin miserando me semble intraduisible tant en italien qu’en espagnol. Il me plaît de le traduire ainsi : EN FAISANT MISÉRICORDE.


Quand il évoque son élection : « C’est ce que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au Pontificat : je suis pécheur, mais par la miséricorde et l’infinie patience de Notre Seigneur Jésus-Christ, je suis confiant et j’accepte en esprit de pénitence.” »


« Les ministres de l’Église doivent être miséricordieux, prendre soin des personnes, les accompagner comme le bon Samaritain qui lave et relève son prochain. Les ministres de l’Église doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. »


Parler de la miséricorde, c’est rappeler que le cœur de l’Évangile, c’est l’annonce du Salut. Pour le Pape François, c’est cette annonce qu’il faut privilégier avant tout, le reste venant comme un corollaire : « L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, avec l’annonce du salut. Il n’y a rien de plus solide, de plus profond et sûr que cette annonce. Ensuite il faut faire une catéchèse, en tirer une conséquence morale. »


Isabel Rodelet 31 octobre 2013, dans Terre de Compassion



2012-09-25

UNE BELLE HISTOIRE DOUBLÉE DE CHARITÉ

Je vous raconte une belle histoire doublée de charité, celle de Mme Olivia d'Haïti.


Une très brave femme, comme plusieurs autres Haïtiennes, qui à la suite du tremblement de terre, a attrapé le choléra. Elle était dans une tente de fortune parmi une cinquantaine de malades, tous atteints du choléra et sur le point de mourir. Il n'y avait que deux infirmières pour tous ces gens, et plus de sérum. La mort était très proche pour Mme Olivia. Voilà que vers minuit, une infirmière qui avait terminé son service s'approche d'elle et commence à lui donner de l'eau au compte-goutte... et au matin, elle l'avait assez hydratée pour qu'elle soit sauvée.

Un peu plus tard, Mme Olivia lui demanda pourquoi elle avait fait cela pour elle. L'infirmière lui répondit : « Il y a plusieurs années, j'étais allée au marché où vous vendiez de la nourriture et des épices. J'aurais voulu en acheter, mais je n'avais pas d'argent, et vous m'avez dit : “Prenez ce dont vous avez besoin, et si un jour vous le pouvez, vous me le rembourserez. Eh bien, ce jour est venu, et c'est ainsi que je vous ai remboursée.”

Si une personne peut faire de tels gestes, si grands et si gratuits, pensons comment l'Évangile du jour se réalisera : quel est ce centuple que nous promet Jésus?

Famille Myriam

2012-08-02

J’AI ARRÊTÉ cette obsession maladive…


Les top-models, les femmes effilées, les looks imposés, les gaines amincissantes…!
J’y ai presque perdu mon âme.

À l’aube de la quarantaine, mon ego féminin en a pris un sacré coup : maintes et vaines tentatives de diète.

Il y a un an, j’ai arrêté cette obsession maladive de bien paraître. J’ai décidé d’être !

En tant que femme, s’accepter telle que l’on est n’est pas une mince affaire. Maintenant je laisse libre cours au destin. De l’amour, j’en ai à revendre, mais pas à n’importe quel prix.

Aujourd’hui, je vois la vie avec les yeux du cœur, je donne mon affection à ma famille, à mes ami(e)s, à mes confrères de travail et ils me le rendent bien :

« UNE CHANCE QU'ON S'A…».

Lu dans la Revue L’Itinéraire – Chronique de ru
(Autorisation de publier)



2010-03-02

UN EXEMPLE : JOANNIE
(Itinéraire, 15 février 2010)

Joannie s’implique parfois dans des œuvres caritatives, mais l’entraînement prend tout son temps, en vue des Jeux Olympiques 2010 et pour elle vivre sous pression fait partie du métier.

« Si je ne pouvais vivre avec la pression, je ne pourrais pas faire de la compétition de haut niveau. Ma carrière tire à sa fin. Je ne crois pas que je ferai partie d’une troupe professionnelle car je désire reprendre mes études, mon rêve d’enfance c’était de devenir médecin après ma retraite du patinage. Jeune, j’étais studieuse et je travaillais fort pour obtenir les notes. Je suis une personne très prévoyante. Ma vie a tourné autrement, mais j’ai toujours un plan B, si je ne suis pas médecin, je serai pharmacienne.»

Un exemple Joannie? Oui, par sa persévérance, ses efforts constants quand elle était plus jeune et qu’elle voulait poursuivre son rêve, prévoyante au cas où la vie l’amènerait ailleurs et très forte aussi, comme on l’a vue, maintenant que les Jeux Olympiques sont terminés. Joannie, un bel exemple pour les jeunes mais aussi pour tous. Joannie, nous sommes avec toi de tout cœur.

2008-02-07

L’AMOUR PARTAGÉ

La fête de la St-Valentin est une journée où on pose de petits gestes pour les gens qui nous tiennent à cœur. Bien sûr, c’est toute l’année qu’on doit le faire. Mais ce jour-là c’est un sourire, un mot gentil, une caresse, une carte de vœux, une caresse pour partager notre amour avec les gens qui nous sont proches.
C’est la fête de l’amitié, de la bonté, de la tendresse, de la compréhension, de l’amour; c’est un prétexte pour faire plaisir, partager notre bonté et mettre de côté nos chicanes.
C’est une journée importante parce qu’elle est synonyme d’amour.

Mots d’un camelot : Gilles et Richard