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2017-06-16

FACE À LA RUE


Un jour, à un feu rouge, quelqu’un s’approche et me dit : ‘’Salut!’’. Je n’avais pas d’autre choix que de lui parler parce que j’étais en voiture, toit et fenêtres baissés. Je ne pouvais pas faire semblant de ne pas le voir. Je lui ai dit bonjour à mon tour.  C’est juste après cet instant que j’ai ressenti un grand bien être. Cet homme ne m’avait rien demandé, il était de bonne humeur, lumineux, affichait un superbe sourire.  Je l’ai revu à plusieurs reprises, j’ai engagé la conversation avec lui et on a vraiment connecté.  Je me suis aperçu qu’il avait juste besoin de contact. Oui, il avait aussi besoin d’argent, mais un simple sourire et une attitude d’ouverture l’ont beaucoup plus enrichi qu’une simple pièce d’argent.  C’est à partir de là que je me suis mis à consigner mes peurs et mes réflexions dans un cahier de notes.
Plus tard, mes notes ont servi pour un documentaire, Face à la rue, qui avait pour thème l’itinérance, une succession de réflexions et de conversations, la réalité des gens dans la rue : la pauvreté, la dépendance, les familles, la violence, la réalité des femmes, la santé physique et mentale, le mal de vivre, la vieillesse, les gens qui pensent que la rue est un choix.

A la fin de chaque rencontre, je me suis senti profondément ému, avec un désir d’aider, de tendre la main. C’était un cadeau. Je me sentais synchronisé avec leurs émotions. Des fois je me retournais et je voyais le caméraman pleurer, souvent on avait le motton dans la gorge parce qu’on venait de vivre quelque chose de très fort. J’avais besoin de vider mes émotions.

Mon regard a changé. J’accepte mieux mes malaises. C’est une bonne base que de prendre conscience de ce que je ressens. J’espère que le documentaire permettra aux gens de se mettre à la place des autres. Je souhaite qu’il incite les gens à se demander comment ils réagiraient s’ils se retrouvaient à la rue. C’est à nous d’aller vers ceux qui ne savent pas à qui s’adresser ou qui ne peuvent se déplacer. Je pense également que tout être humain a besoin d’être valorisé. On a beau faire du sport, du bénévolat, plein de choses qui nous valorisent, je pense essentiel d’avoir un travail dans lequel tu te sens utile,  pour lequel ta valeur sert à la communauté.

Jean-Marie Lapointe (extraits)
(Lu au journal L’Itinéraire)
Publié avec autorisation


2017-01-23

ZOOM SUR RICHARD

Dépendant à l’alcool et à la drogue pendant 20 ans, Richard décide un jour de tout arrêter,  il est très critique envers lui-même et se nomme comme seul responsable de ce qui s'est passé.   «Aujourd’hui je suis fier de moi.» Rendu à 55 ans, il est libéré de toutes ses dépendances et profite des simples choses de la vie. Il voit ses trois enfants, 28, 26 et 22 ans.  Aujourd’hui s’ils ont  besoin de lui, il est là pour eux.  Il les invite à être heureux sans oublier que c’est important de s’entraider.

Maintenant Richard a perdu du poids et on le sent bien dans sa tête et dans son corps.  Quand il fait le bilan aujourd’hui, ça se compte par décennies : 19 ans au même point de vente de l’Itinéraire, 23 ans de sobriété, 11 ans sans tabac.  Un parcours semé d’embûches mais qui, grâce à son courage, sa volonté et sa persévérance, l’amène à une vie saine et équilibrée dans laquelle il se projette.

Extraits de la Revue l’Itinéraire
Rédaction : L. Thélème



2015-10-01

JE VEUX APPRENDRE À AIMER

Cybelle a quitté l’école très jeune. Elle est inscrite depuis un an à l’Atelier des Lettres qui a pour mission l’alphabétisation des adultes.

« Mon nom est Cybelle, ma mère a étudié pour devenir psychologue.  Elle voyageait beaucoup et j’étais souvent laissée à moi-même.  Je déménageais chaque année et je devais changer d’école.  Au début, j’étais bonne et assidue à l’école, j’ai même gagné des prix.  Mais au bout d’un moment, j’ai estimé que j’apprenais mieux toute seule et j’ai décidé de quitter l’école à l’âge de 16 ans, pour travailler et aller vers les autres.

J’ai maintenant un fils qui m’a été arraché. Je voulais cet enfant, mais je n’ai pas su m’exprimer assez bien pour qu’on comprenne que je le voulais et qu’il était désiré.

Après avoir accouché de mon 2e fils, je suis devenue dépressive et je ne pouvais pas vraiment m’en sortir.   Maintenant j’essaie de faire le bien autour de moi.  J’apprends à écouter et à mettre le doigt sur quelque chose de concret, de positif.

L’an passé, je me suis inscrite à l’Atelier des Lettres et j’aimerais m’inscrire de nouveau cette année.  J’aime l’école pour ce qu’on y trouve.  Il y a des activités comme des sorties à la bibliothèque, etc… Il y a aussi les amis et les liens que l’on y développe dans le but de se construire un bel avenir.


Aujourd’hui, je me dois d’être forte pour la famille et les gens que j’aime, qui m’entourent.  Je veux apprendre à AIMER et à me faire respecter le plus possible.  La vie est belle et je suis Cybelle. »

(Publié par Th.Dr. avec l'autorisation de l'Itinéraire)

2015-08-03

À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE

Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.

Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.

Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.

Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde


(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)

2015-06-27

LA CHANCE D’AVOIR MON PÈRE

Depuis que ma mère est décédée, il y a quelques mois, je garde sa photo-souvenir avec moi en tout temps. J’ai pris la résolution d’être plus proche de mon père, j’ai la chance qu’il demeure à quelques rues de chez moi.  Le décès de ma mère plus tôt cette année m’a fait réaliser que les gens qu’on aime peuvent partir à tout moment.

Même si je n’étais pas quelqu’un qui était porté à appeler et fréquenter mes proches, j’essaie depuis que ma mère est partie, j’essaie de faire le contraire.  Mon père est un travailleur infatigable.  Il était remboureur de meubles et avait trois emplois.

A partir de l’âge de 10 ans, j’allais travailler avec lui la nuit pour retirer la housse et les broches des fauteuils.  Je l’aidais pour qu’il puisse rentrer plus rapidement à la maison.

Je n’ai jamais vraiment cru aux fêtes.  Ce qui a changé aujourd’hui c’est que je fréquente davantage ma famille. Je n’ai pas besoin d’une fête en particulier pour les rendre heureux.

Merci.

Jean-Pierre M.

(L’Itinéraire – Publié avec autorisation)

2015-02-08

ZOOM sur Claude camelot

Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006.  La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.

 En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour la 1re fois en 20 ans.  Ces retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix avec son passé d’itinérance.

Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de problèmes.  Atteint de l’hépatite C, il a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode psychotique :  «Je pensais mourir, j’avais peur de l’hôpital.  Mon état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup mieux

Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec ce que les autres pensent de moi.  C’est pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»

Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines, Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces.  Même au loin, il ne les oublie pas.

Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)






2013-08-29

EN ROUTE VERS LA LIBERTÉ

« Pour certains d'entre nous, guérir est un processus rapide. Pour les plus amochés, c'est très long, parfois même le travail d'une vie entière. Cela dépend d'où nous partons et quelle partie de notre personnalité a été touchée. Il y a une différence entre se faire marcher sur un gros orteil et se faire mettre le coeur en pièces. C'est plus facile de se relever quand notre famille et nos amis nous soutiennent à 100% que si nous sommes livrés à nous-mêmes dès notre jeune âge, que nous grandissons sans amour, sans personne pour nous montrer le chemin qui mène à la vie. Cela fut mon cas. Heureusement, l'Itinéraire m'a démontré un amour inconditionnel qui m'a permis de relever la tête, de savoir que j'étais une femme de grande valeur. Cela m'a permis de retrouver ma dignité en tant que femme et de continuer d'avancer. Cet amour, j'en avais grandement besoin : il m'a donné une force inouïe, la force de me battre parce que j'en vaux la peine et que nous en valons tous la peine. Chaque être humain, petit et grand, est un cadeau à développer et à découvrir.       

Nancy B. Lu dans l'Itinéraire et publié avec autorisation

2012-11-26

GAÉTAN, un camelot qui garde foi en l’avenir


Il a connu l’itinérance avant de vendre le journal de rue, posté au quartier des spectacles,
ce qui le force à aller à la rencontre des gens et à socialiser avec eux.

Alors qu’il était sans logis, Gaétan a été victime de profilage social de la part des policiers et écopé de plusieurs contraventions, à cause de sa présence dans la rue.

Mais Gaétan est fier et il désirait se réhabiliter. En vendant le journal, il a fait baisser de 500$ la dette qu’il avait avec la ville.

Dès l’âge de 15 ans, Gaétan avait connu des coups durs, un accident qui l’a laissé les deux jambes cassées et dont il a gardé des séquelles, une démarche qui laisse croire qu’il est ivre. Auparavant, vers 9 ans, il apprend qu’il est adopté. Un choc!

Plus tard, Gaétan plonge dans une dépression majeure et se jette à corps perdu dans la drogue et l’alcool, il perd son emploi à Poste Canada. Un jour, complètement intoxiqué, il s’évanouit sur la rue et se retrouve à l’Hôpital pour trois mois. Il fait une cure et se retrouve ensuite sur l’aide sociale.

Il ne communique plus avec sa famille adoptive, mais Gaétan garde foi en l’avenir car il a retrouvé l’amour avec Diane et un port d’attache, alors qu’il ne s’y attendait plus.

TOUT UN CHEMINEMENT !

Thérèse
(Lu dans le Journal de rue Itinéraire)



2012-09-25

UNE BELLE HISTOIRE DOUBLÉE DE CHARITÉ

Je vous raconte une belle histoire doublée de charité, celle de Mme Olivia d'Haïti.


Une très brave femme, comme plusieurs autres Haïtiennes, qui à la suite du tremblement de terre, a attrapé le choléra. Elle était dans une tente de fortune parmi une cinquantaine de malades, tous atteints du choléra et sur le point de mourir. Il n'y avait que deux infirmières pour tous ces gens, et plus de sérum. La mort était très proche pour Mme Olivia. Voilà que vers minuit, une infirmière qui avait terminé son service s'approche d'elle et commence à lui donner de l'eau au compte-goutte... et au matin, elle l'avait assez hydratée pour qu'elle soit sauvée.

Un peu plus tard, Mme Olivia lui demanda pourquoi elle avait fait cela pour elle. L'infirmière lui répondit : « Il y a plusieurs années, j'étais allée au marché où vous vendiez de la nourriture et des épices. J'aurais voulu en acheter, mais je n'avais pas d'argent, et vous m'avez dit : “Prenez ce dont vous avez besoin, et si un jour vous le pouvez, vous me le rembourserez. Eh bien, ce jour est venu, et c'est ainsi que je vous ai remboursée.”

Si une personne peut faire de tels gestes, si grands et si gratuits, pensons comment l'Évangile du jour se réalisera : quel est ce centuple que nous promet Jésus?

Famille Myriam

2012-07-24

À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE


Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.

Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.

Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, à le répandre à d'autres, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.

Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde!

(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)

2011-11-05

LETTRE D'UNE MAMAN ...

... aux organisateurs d'une fin de semaine de réflexion et de prière:

« Je tiens à vous remercier pour l'amour apporté à mes 2 enfants, lors de la fin de semaine que vous avez animée.  Je savais que mes enfants possédaient un trésor au fond d'eux-mêmes, une spiritualité naissante... mais elle avait besoin d'être nourrie par quelqu'un d'autre que moi. 

Mes enfants sont revenus différents, leur coeur a été touché, ils sont si beaux, transformés par l'amour. En vous, ils ont vu des personnes souriantes, remplies d'amour et de gentillesse, et sans vraiment le savoir, à travers vous, ils ont rencontré le visage de Dieu!

Et moi, à travers le visage de mes enfants, j'ai vu le visage de Dieu. 
Comme l'amour est bon ! Merci pour tout »
Sonia P.
(Journal Le Veilleur)

2011-10-06

MON PÈRE M’A VOLÉ MON ENFANCE

Mon père n’était pas méchant, juste perturbé par sa maladie. Il combattait une forme dégénérative très sévère d’arthrite rhumatoïde, qui s’attaquait à son système nerveux.

La seule façon pour mon père d’être en relation avec moi était de m’écorcher vif afin de mieux me briser. Il avait besoin de moi pour se décharger de sa colère, de ses frustrations et de sa souffrance physique. Et moi, j’achetais la paix en lui donnant raison surtout quand il avait tort.

Même si mon géniteur m’a fait beaucoup de mal, il possédait des qualités exceptionnelles : détermination, persévérance, compassion, drôle et paternel, un bon moral à certains moments, protecteur avec une volonté d’acier. En dépit de sa grande force et de ses capacités, mon père vivait, à la limite du supportable, une intense souffrance physique. L’affreuse et pénible maladie de mon père l’aura affecté au point de le transformer en monstre tortionnaire. Cela n’excuse pas sa conduite, mais explique l’origine de la plus venimeuse dépendance que j’ai été contraint de vivre durant ma vie. Même si ce n’est pas évident, reconnaître les coups durs dans la vie de quelqu’un est souvent le chemin qui mène au pardon.

Aujourd’hui, je trouve en mon cœur l’amour et l’affection perdus. Mon cœur d’enfant, quoi !

Gilles L. (L’Itinéraire, avec autorisation)

2010-08-12

GOODBYE MARIO !

On l'a trouvé mort dans la rue, après une nuit de misère, assommé par l'alcool et les médicaments.  Cher Mario, si ton passage parmi nous fut chaotique, tu fus un être des plus authentiques.  Nous te souhaitons un nouveau monde à l'image de ce que tu as rêvé sur la terre.  Je me rappellerai toujours une parole de toi : J'espère être bientôt guéri de me voir regarder mourir et voir les journées s'enrichir de surprises, d'amour, de liberté, avoir envie de me lever en criant: « Good morning, Mario!»

(LItinéraire)

2010-01-28

D’AMOUR ET DE SOLEIL

Y a-t-il un mot plus beau que le mot AMOUR ? Moi, ce mot m’inspire beaucoup. Durant ma vie, j’en ai reçu assez pour réussir à être bien dans ma peau.
L’amour aide à rendre la journée plus belle. L’objectif principal de ma vie est de réussir à être heureux.
Les personnes à qui je crois avoir donné le plus d’amour ce sont mes parents adoptifs qui se sont occupés de moi quand j’avais entre 4 et 14 ans.
Actuellement je vends un journal de rue et le contact privilégié que j’ai développé au cours des années avec mes clients n’est pas de l’amour mais s’en approche car je m’investis beaucoup dans mon travail auprès d’eux. Mes clients me disent souvent que je suis leur rayon de soleil, ce qui me touche beaucoup. Chose certaine, le soleil brille pour tous, alors que tout le monde ne reçoit pas autant d’amour dans sa vie.
Je remercie mes clients pour leur soutien. Je souhaite que le soleil brille pour eux et qu’ils soient très heureux.

Gilles B. (L’Itinéraire)

2010-01-27

NOS AÎNÉS

Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.

Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)

2010-01-20

AIMER

Aimer c'est s'approcher de la spiritualité.  La spiritualité conduit au bonheur et nous aide à évoluer et à réussir tout ce qu'on entreprend.
Récemment, je suis allé à la Mission Bon Accueil; il y avait là, comme bénévoles, des joueurs de football. Ils nous ont adressé la parole. Ils nous ont parlé de leur passé. Certains avaient connu des périodes difficiles, mais ils nous ont dit qu'avec la confiance, la foi, ils ont pu remonter la pente et atteindre leur but.
Voilà un exemple de réussite qui s'est bâti en partie sur leur spiritualité.

Pensée du jour:
« L'amour, cela veut dire aimer les autres, et aimer les autres, c'est chercher à les comprendre. Pourquoi ? Il s'agit là d'une question à laquelle on a la réponse quand on aime.» 

Jacques É., camelot
Journal l'Itinéraire

2009-11-07

HUMORISTE DE RUE

En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l’itinérance, le camelot de 54 ans considère qu’il a appris à vivre. «Avant je pensais juste au matériel, un gros char, une grosse maison, sans le savoir l’essentiel me manquait : le respect et l’amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.»

La vie de Michel commence par la mort de sa mère à sa naissance. Il est adopté par une tante et son mari. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup. Il fréquente l’école, devient premier de classe. Plus tard il se marie, divorce, se remarie, divorce de nouveau. Il connaît une dépression fatale. Il déménage en ville, devient une proie facile pour les vendeurs de drogue. Il est empoisonné par une drogue dure et doit être hospitalisé. Quand il en sort, il cesse toute consommation et commence à vendre un journal de rue. Il fait rire les gens. « J’ai découvert que j’avais une force incroyable. Aujourd’hui mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille qui trouve que je suis un meilleur père que lorsqu’elle était petite. »

Michel D. (L’Itinéraire)

2009-02-10

COMMENT J’AI TROUVÉ LE BONHEUR

Je suis arrivée à la famille Marie-Jeunesse, à Sherbrooke, Québec, pour des vacances d’un mois, le cœur rempli de haine envers une personne qui m’avait beaucoup blessée.
Après avoir discuté de cette situation avec un responsable, je me suis sentie un peu libérée.
Tous les jours, je priais à partir d’une Parole de Dieu; chaque fois, il était écrit de faire confiance au Christ, qu’il comblerait les désirs de mon cœur. Je voulais recevoir le sacrement du pardon, mais je n’osais pas.
Un matin, j’ai lu cette parole : ‘Demande le sacrement du pardon et tu obtiendras ma miséricorde.’ Je n’ai plus eu de doutes et je suis allée vers un prêtre pour me confesser. J’ai tout de suite été transformée, la vraie Vaimoe revit, elle connaît le vrai bonheur, la vraie paix.
Aujourd’hui, j’ai choisi de mettre le Christ au centre de mon nouveau foyer, de mon couple, de ma vie. Je suis tellement heureuse et comblée par son amour et sa paix. Je sais que je suis aimée du Père!

Vaimoe, 19 ans, Tahiti (Revue Le Veilleur)

2009-02-03

Juste au bon moment!

Voici un petit témoignage qui peut nous faire réfléchir sur l’importance d’être présent(e) à notre entourage parce qu’on ne sait pas ce qu’il vit et que notre parole ou simplement notre attention peut valoir son pesant d’or. Les autres ont toujours besoin de notre bonté, notre tendresse, notre compassion.

« Un soir, un homme entre à la maison, va trouver son fils de 14 ans et le fait asseoir pour lui dire : » Une chose incroyable m’est arrivée aujourd’hui. Un des jeunes cadres de la compagnie est entré dans mon bureau, m’a dit qu’il m ‘admirait et m’a offert ce ruban bleu en hommage à mon génie créatif. Tu imagines! Il pense que j’ai du génie! Puis il a épinglé ce ruban où on lit : « Je ne suis pas n’importe qui », juste au-dessus du cœur. Il m’a donné un autre ruban et m’a demandé de le remettre à un autre. En revenant à la maison ce soir, je me suis demandé qui je choisirai pour remettre ce ruban et j’ai pensé à toi. Je veux te rendre hommage.

« J’ai des journées impossibles; quand j’arrive à la maison, je ne m’occupe pas beaucoup de toi. Parfois, je te dispute parce que tes notes ne sont pas bonnes ou parce que ta chambre est en désordre; ce soir, je veux m’asseoir avec toi et te faire savoir que tu es quelqu’un d’important pour moi. A part ta mère, tu es la personne la plus importante dans ma vie. Tu es un garçon fantastique et je t’aime! »

Le garçon étonné se met à pleurer et à sangloter et ne peut pas retenir ses larmes. Il tremble. Il lève les yeux vers son père et dit entre deux sanglots : « papa, j’avais décidé de me suicider demain, parce que je pensais que tu ne m’aimais pas. Maintenant, je n’ai plus besoin de le faire; tu m’es venu… juste au bon moment! Helice Bridges


Et nous, à qui pourrions-nous donner un ruban? Tellement de personnes auraient besoin d’entendre dire qu’elles sont aimées de nous et aussi de Dieu.

2008-07-01

ETRE PÈRE AUJOURD’HUI

Etienne vit les joies de la paternité :

«Dès que j’ai pris Roxane dans mes bras, j’ai vu ses petits yeux se fixer sur moi. On se donne mutuellement de l’amour, c’est un sentiment indescriptible.

Chez nous, les tâches sont séparées de façon naturelle. Je suis un peu ‘macho’, mais ça ne m’empêche pas de m’impliquer auprès de ma fille et d’épauler ma femme.

Je suis confiant d’être un bon père. J’ai eu de bons parents, donc de bons exemples. C’est certain qu’il n’y a pas de manuel pour apprendre, mais j’essaie d’être proche de ma fille et à l’écoute de ses besoins. »

Etienne G. (L’Itinéraire)