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2015-08-03

À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE

Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.

Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.

Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.

Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde


(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)

2015-02-08

ZOOM sur Claude camelot

Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006.  La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.

 En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour la 1re fois en 20 ans.  Ces retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix avec son passé d’itinérance.

Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de problèmes.  Atteint de l’hépatite C, il a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode psychotique :  «Je pensais mourir, j’avais peur de l’hôpital.  Mon état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup mieux

Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec ce que les autres pensent de moi.  C’est pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»

Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines, Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces.  Même au loin, il ne les oublie pas.

Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)






2012-07-24

À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE


Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.

Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.

Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, à le répandre à d'autres, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.

Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde!

(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)

2012-03-27

PARTIR EN PAIX


La veille du décès de Robert, un camelot, Pierre Bruneau lui rend visite : « Quand je suis arrivé, je ne l’ai pas reconnu, tellement la maladie l’avait changé, il suffoquait tellement. Je lui ai pris la main, après quelques minutes il s’est calmé, il a souri puis il s’est endormi, je me disais, pauvre gars, il doit se sentir seul, si j’ai pu contribuer à le rassurer avant de partir, c’est le plus beau souvenir que je vais garder de lui. » Il est décédé dans la nuit.

Cette expérience peu commune est particulièrement révélatrice, selon Pierre Bruneau : « Peu importe l’argent que tu as, la vie que tu mènes, tu finis seul, confronté à ta propre mort ! »

Les camelots réussissent à tisser des liens uniques avec leur clientèle pour qu’un annonceur à TVA rende visite à l’un d’eux à ses derniers moments et lui aide à partir en paix.

(De la revue L’ITINÉRAIRE, avec autorisation de publier)







2011-10-06

MON PÈRE M’A VOLÉ MON ENFANCE

Mon père n’était pas méchant, juste perturbé par sa maladie. Il combattait une forme dégénérative très sévère d’arthrite rhumatoïde, qui s’attaquait à son système nerveux.

La seule façon pour mon père d’être en relation avec moi était de m’écorcher vif afin de mieux me briser. Il avait besoin de moi pour se décharger de sa colère, de ses frustrations et de sa souffrance physique. Et moi, j’achetais la paix en lui donnant raison surtout quand il avait tort.

Même si mon géniteur m’a fait beaucoup de mal, il possédait des qualités exceptionnelles : détermination, persévérance, compassion, drôle et paternel, un bon moral à certains moments, protecteur avec une volonté d’acier. En dépit de sa grande force et de ses capacités, mon père vivait, à la limite du supportable, une intense souffrance physique. L’affreuse et pénible maladie de mon père l’aura affecté au point de le transformer en monstre tortionnaire. Cela n’excuse pas sa conduite, mais explique l’origine de la plus venimeuse dépendance que j’ai été contraint de vivre durant ma vie. Même si ce n’est pas évident, reconnaître les coups durs dans la vie de quelqu’un est souvent le chemin qui mène au pardon.

Aujourd’hui, je trouve en mon cœur l’amour et l’affection perdus. Mon cœur d’enfant, quoi !

Gilles L. (L’Itinéraire, avec autorisation)

2009-02-10

COMMENT J’AI TROUVÉ LE BONHEUR

Je suis arrivée à la famille Marie-Jeunesse, à Sherbrooke, Québec, pour des vacances d’un mois, le cœur rempli de haine envers une personne qui m’avait beaucoup blessée.
Après avoir discuté de cette situation avec un responsable, je me suis sentie un peu libérée.
Tous les jours, je priais à partir d’une Parole de Dieu; chaque fois, il était écrit de faire confiance au Christ, qu’il comblerait les désirs de mon cœur. Je voulais recevoir le sacrement du pardon, mais je n’osais pas.
Un matin, j’ai lu cette parole : ‘Demande le sacrement du pardon et tu obtiendras ma miséricorde.’ Je n’ai plus eu de doutes et je suis allée vers un prêtre pour me confesser. J’ai tout de suite été transformée, la vraie Vaimoe revit, elle connaît le vrai bonheur, la vraie paix.
Aujourd’hui, j’ai choisi de mettre le Christ au centre de mon nouveau foyer, de mon couple, de ma vie. Je suis tellement heureuse et comblée par son amour et sa paix. Je sais que je suis aimée du Père!

Vaimoe, 19 ans, Tahiti (Revue Le Veilleur)

2007-04-25

CULTIVER LA PAIX

Un jour, j’aperçois dans le corridor de l’Hôpital un homme (que j’appellerai Louis), il a l’air d’une âme en peine. Il se tient à la porte de la chambre de sa mère agonisante. Je lui demande si je peux faire quelque chose pour lui. Il me répond qu’il aimerait voir un prêtre.
J’appelle à six endroits, sans succès. Je retourne auprès de Louis et lui demande : « Si c’est simplement pour parler, croyez-vous que je puisse faire l’affaire? », il me répond que oui. Nous trouvons un coin tranquille et il parle pendant 35 minutes; j’ai à peine prononcé trois phrases, pour lui dire qu’il avait le droit de pleurer, pour lui parler des réserves étonnantes de l’amour maternel et sur les ressources inépuisables de la tendresse de Dieu.

Cette rencontre m’a procuré une grande paix. J’aime penser qu’il en est peut-être resté un germe dans le cœur de Louis.

La paix intérieure restera sans doute toujours pour moi une victoire fragile. Voilà pourquoi je la cultive avec beaucoup de soin.

Marie G. (Aubepaix)