Pierre a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans une famille de cinq enfants, il parle avec un grand sourire de ces années dans le quartier.
Pourtant, la vingtaine marque une période difficile pour lui qui doit être hospitalisé pour des problèmes de santé mentale.
Suite à cette période, Pierre décide de retourner aux études, à l'UQAM, où il étudie la littérature française, un grand intérêt pour lui depuis toujours.
Au début de la quarantaine, il arrive à l'Itinéraire, à l'accueil d'abord, puis comme camelot. Pendant 15 ans, il a son point de vente sur le Plateau Mont-Royal: « Une bonne façon de rencontrer du monde.» Il parle des liens précieux qu'il a développés avec ses clients, il a même eu de l'aide pour meubler son appartement.
Il veut maintenant voyager, voir le monde : le Québec, NewYork et traverser l'océan pour découvrir l'Europe, Paris. Il aimerait voir de ses propres yeux les quartiers de la Ville Lumière décrits dans les romans de Balzac.
BON VOYAGE PIERRE!
Article de Justine C.(lu dans l'Itinéraire, publié avec autorisation)
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2017-08-21
2017-05-30
UN REPRÉSENTANT DES CAMELOTS
Les premières réunions de camelots ont eu lieu en 1996, elles étaient très animées. Peu à peu le nombre de camelots a augmenté et depuis 2002, un représentant des camelots a été élu, il a comme prénom Gabriel. Il a comme mandat d’être le lien entre les camelots et les différentes instances de l’organisme. Les camelots gagnent ainsi en légitimité, ils sont mieux entendus par la direction et peuvent mieux faire valoir leurs requêtes. L’esprit d’équipe en a été renforcé, de même que le sentiment d’appartenance au groupe.
Voici le témoignage du représentant Gabriel : « Avec les années, l’Itinéraire s’est développé et le nombre de camelots n’a cessé d’augmenter. Le rôle de représentant des camelots a logiquement pris de l’importance. Sa charge de travail a augmenté et sa fonction demande de plus en plus d’écoute et de patience. Je suis camelot depuis les débuts de l’Itinéraire. J’ai déjà été représentant à plusieurs reprises et j’ai été réélu il y a six mois pour un autre mandat. De nombreux défis nous attendent pour le bien des participants et de l’organisme. »
(Lu dans l’Itinéraire et publié avec autorisation)
2017-03-21
MAXINE SE RACONTE
Elle raconte ses anecdotes d’enfance et les épreuves de sa vie, qu’elle ponctue de petits rires et de grands sourires.
Elle passe 2 ans en Espagne et revient en situation de détresse. ‘’J’ai alors rencontré des personnes qui me voulaient du mal, ça m’a traumatisée, j’ai sauté une coche’’. Elle reçoit un diagnostic de schizophrénie, puis elle est hospitalisée.
Maxine découvre l’Itinéraire, y travaille de temps en temps. Avec son baccalauréat, deux certificats et une formation comme enseignante, elle essaie de revenir sur le marché du travail. ‘’Je me suis rendue compte que j’étais nulle, côté discipline avec les enfants, j’ai dû quitter parce que j’étais incapable de faire le travail.’’
Elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, vendre. ‘’J’ai été vendeuse toute ma vie, c’est quelque chose que j’aime, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas stressant. C’est important pour moi de faire une job qui ne me stresse pas, parce que le stress et le traumatisme m’ont amenée à la maladie.
Maxine revient alors à l’Itinéraire, elle vend le magazine sans stress. Aujourd’hui, elle affirme qu’elle est réjouie par cette situation. Elle rit avec les clients, la dignité est retrouvée et les proches avec qui elle a renoué.
Son prochain projet? Suivre un cours de langue arabe, langue dont elle apprécie la mélodie et la sonorité.
Lu dans l’Itinéraire (publié avec autorisation)
Publié par Th. Dr.
Elle passe 2 ans en Espagne et revient en situation de détresse. ‘’J’ai alors rencontré des personnes qui me voulaient du mal, ça m’a traumatisée, j’ai sauté une coche’’. Elle reçoit un diagnostic de schizophrénie, puis elle est hospitalisée.
Maxine découvre l’Itinéraire, y travaille de temps en temps. Avec son baccalauréat, deux certificats et une formation comme enseignante, elle essaie de revenir sur le marché du travail. ‘’Je me suis rendue compte que j’étais nulle, côté discipline avec les enfants, j’ai dû quitter parce que j’étais incapable de faire le travail.’’
Elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, vendre. ‘’J’ai été vendeuse toute ma vie, c’est quelque chose que j’aime, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas stressant. C’est important pour moi de faire une job qui ne me stresse pas, parce que le stress et le traumatisme m’ont amenée à la maladie.
Maxine revient alors à l’Itinéraire, elle vend le magazine sans stress. Aujourd’hui, elle affirme qu’elle est réjouie par cette situation. Elle rit avec les clients, la dignité est retrouvée et les proches avec qui elle a renoué.
Son prochain projet? Suivre un cours de langue arabe, langue dont elle apprécie la mélodie et la sonorité.
Lu dans l’Itinéraire (publié avec autorisation)
Publié par Th. Dr.
2016-11-18
MON RÊVE: ÉCRIVAIN
Pour moi, la carrière idéale, c’est celle d’écrivain. Pourquoi un écrivain ? Parce qu’un écrivain il a son autorité, il n’y a pas quelqu’un qui peut lui montrer ce qu’il doit faire. Quand quelqu’un écrit un roman, il n’y a personne qui lui dit ce qu’il doit écrire, parce que c’est lui son propre maître. L’autre chose, c’est que lorsqu’on est écrivain on s’instruit tout le temps, on s’informe. On peut aussi choisir un horaire selon ce qui nous convient et on participe à la vie culturelle de la société. J’aurais aimé écrire des romans romantiques, mais à portée sociale. Pour moi, ça serait l’idéal. Comme ce n’est pas un métier qui est donné à tout le monde, dans la pratique, mon métier de rêve c’est d’être journaliste pigiste. Ça me permettrait de continuer à m’instruire et de jouer un rôle important dans la société.
Mosapha, L’Itinéraire (Publié avec autorisation)
Mosapha, L’Itinéraire (Publié avec autorisation)
2015-09-01
UN ART QUI FAIT DU BIEN
Des feuilles et des feutres sont
éparpillés sur la table d’Anna, sa dernière réalisation dans la main. Des œuvres comme celle-ci elle en a plein la
tête, les réaliser l’aide à se sentir plus positive. Participer aux ateliers offerts par un
organisme, lui redonne le sourire. « C’est ici une place pour m’exprimer,
dessiner m’aide à contrer ma maladie.»
Heureuse d’offrir son témoignage
pour prouver les bienfaits de l’art-thérapie au monde! Ce qui compte, c’est de
parler de l’importance de sa passion, le dessin, son exutoire depuis son plus
jeune âge. Son plus grand souhait est que sa famille découvre ses projets lors
des expositions publiques.
Sa voisine Nicole confie que sa
famille ne l’accepte pas, c’est donc pour se sentir appréciée par les autres à
sa juste valeur qu’elle participe aux ateliers.
« Dans ces ateliers, affirme l’animatrice, les gens font de l’art, c’est
ça qui leur fait du bien, les participantes sont totalement libres de discuter,
faire de l’art avec elles me permet d’avoir un contact avec le fonctionnement de
l’esprit humain. »
Alex, Journal l’Itinéraire
(publié avec autorisation)
2015-02-08
ZOOM sur Claude camelot
Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006. La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.
En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour
la 1re fois en 20 ans. Ces
retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix
avec son passé d’itinérance.
Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de
problèmes. Atteint de l’hépatite C, il
a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode
psychotique : «Je pensais
mourir, j’avais peur de l’hôpital. Mon
état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup
mieux.»
Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre
conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec
ce que les autres pensent de moi. C’est
pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans
l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie
dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»
Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines,
Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui
envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces. Même au loin, il ne les oublie pas.
Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)
2014-12-01
STEVE, UN BATTANT
Sa devise « Tomber c’est humain, se relever c’est divin »!
Né à Montréal, élevé en Abitibi, son enfance n’a pas été
facile. La rue à 17 ans, chassé par sa mère, il se voit obligé de
quitter le CEGEP.
Commencent alors toutes sortes de jobs: construction,
cuisine, vente de drogues. C’est à 29
ans qu’il se retrouve dans la rue pour de vrai. Il plonge dans un milieu de stupéfiants et d’alcool. Il s’imaginait avoir un mode de vie de
bohème, sans horaire ni contrainte. Une
fausse liberté qu’il regrette aujourd’hui.
Fatigué, il souhaite s’en sortir, entreprend une thérapie et
reprend l’école. Il obtient 100% à son
premier examen, mais une double opération au pied, suite à un accident, ne lui
permet pas de continuer les cours.
Aujourd’hui Steve a un logement, il travaille pour gagner sa
vie. L’Itinéraire lui a permis de
retrouver une autodiscipline et de la fierté. Il est très bon vendeur :
«Ce n’est pas le fun tous les jours mais j’ai des clients qui en valent
vraiment la peine. »
«J’ai toujours eu du beau monde sur ma route : ma fille de 12 ans est ma plus
grande fierté ».
S’il ne sait pas de quoi demain sera fait, il a certainement
beaucoup d’espoir en l’avenir.
M.Fauquet
(publié
avec l’autorisation de l’Itinéraire)
2014-11-15
SPIRALE DE MALHEUR
Claude a connu une bonne enfance. Jeune adulte, on lui diagnostique la maladie de Crohn, c’est à ce
moment que sa vie bascule : il tombe progressivement dans la consommation
de drogues, d’abord pour pallier la douleur de sa maladie, ensuite par
dépendance. La toxicomanie est une
‘‘spirale de malheur’’, une lutte quotidienne pour Claude.
À l’époque, il ne voyait pas le jour où il mettrait un terme
à sa consommation, le paradis artificiel étant un aboutissement en soi. La lueur d’espoir n’est jamais bien loin par
contre; c’est du fond du gouffre qu’il trouve lui-même la volonté et la
conscience pour arrêter de consommer.
Graduellement, il s’affranchit de sa dépendance.
Il trouve l’Itinéraire et le magazine lui permet de briser
l’isolement grâce au contact avec les gens et d’acquérir une autonomie
financière qui l’encourage à continuer.
Son plus grand rêve est de retrouver l’inspiration, comme avant, la
créativité et l’humour.
Petit train va loin!
Isaac G.
(Publié
avec l’autorisation de l’Itinéraire)
2013-05-21
QUE LA VIE EST DURE AUJOURD'HUI
Gagner sa vie est dure! Des postes ont été abolis et des manufactures remplacées par des condos, ce qui enlève du travail aux ouvriers. Certaines personnes peuvent tout se permettre et d'autres n'ont rien.
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
2013-01-15
DES BARREAUX….. à l’Itinéraire
Avant de connaître l’Itinéraire, Josée a expérimenté des coups durs : une dépression post-natale, l’abandon de son fils à sa mère, deux ans sans nouvelles! Durant ce temps, elle s’est perdue dans le crack, et différents délits qui lui ont valu la prison; de là à l’Itinéraire, à quelques reprises, pour exécuter des travaux communautaires.
« Délinquante, je n’y allais pas tous les jours et je n’avertissais pas de mes absences. Puis je suis passée de nouveau en cour et j’ai reçu la même sentence. Cette fois-ci, je suis sérieuse et cela a changé ma vie. J’étais dans la rue et je consommais, maintenant j’ai un appartement avec une copine, des horaires réguliers et un milieu de vie où j’apprécie les gens et où les gens m’apprécient.
L’Itinéraire m’a aidée à me remettre sur pied. L’Organisme m’a donné le soutien nécessaire pour me relever et retrouver mon sourire. J’ai maintenant plus confiance en moi et je me sens plus débrouillarde et à même de faire ma place dans la vie. »
(Lu dans l'Itinéraire, janvier 2013)
2012-04-05
LA RUE N’A PAS D’ÂGE
Claudette, après avoir vécu une enfance instable et un mariage violent, a voulu connaître la liberté : vers 40 ans, elle quitte son appartement et s’en va vivre dans la rue, à 51 ans, elle obtient une place dans une Maison qui accueille des aînées en difficultés, elle se reprend en mains petit à petit.
Les murs de sa chambre sont couverts de photos, elle les pointe en racontant son histoire, en commençant par l’origine de son mal-être. «J’étais trimbalée d’un bord et de l’autre quand j’étais petite. Mon père est parti et ma mère ne s’est pas occupée de nous.»
Elle montre une photo de son mariage, une période qui n’a pas été plus rose. «Je suis allée 15 fois en cour pour divorcer et obtenir la garde de mes enfants.» Quand ses deux filles ont quitté la maison, Claudette est allée vivre dehors. La bière est devenue l’élément central de son alimentation lorsqu’elle était ‘dans le trafic’.
A la Maison pour aînées dans le besoin, Claudette s’estime privilégiée d’avoir une place, bien installée près de la fenêtre, le visage tourné vers le soleil ! «Je ne sais pas ce qui serait arrivé si je n’étais pas venue ici., je commençais à faire une dépression; je serais sûrement retombée dans l’alcool et les médicaments. »
Laura P;.
(Publié avec l’autorisation de L’Itinéraire)
2008-09-11
RÉINSERTION SOCIALE PAR L’ENVIRONNEMENT
Anne M., passionnée de nature, a eu une vie mouvementée avant de joindre Pousses Urbaines, organisme spécialisé en horticulture.
«J’ai vécu des situations instables, mais c’est fini, à présent je m’occupe de mon environnement. Quand j’ai décidé de sortir de la rue, je cherchais une occupation qui allait me plaire. Je prends soin des plantes, je suis payée pour être entourée de l’odeur de la terre, de soleil, de verdure, c’est incroyable. Ce projet m’a rapprochée de ma famille; ma mère m’appelle pour me poser des questions sur l’environnement et le recyclage. Elle est fière de voir que j’ai enfin un pied bien ancré dans la terre. Je gagne ma vie en rendant service, je fais du jardinage, du désherbage, de la revitalisation de ruelles et d’espaces publics.
Dans ce projet, je travaille aussi sur moi-même. Je ne me sens pas jugée, il n’y a pas de pression, pas de compétition mais j’évolue énormément. Je fais ma part pour la planète et c’est très valorisant. Je suis ici pour moi. Cela teste ma personnalité, mon endurance et ma capacité d’adaptation. C’est un tremplin vers l’avenir.»
Alex N. (L’Itinéraire, août 2008)
Anne M., passionnée de nature, a eu une vie mouvementée avant de joindre Pousses Urbaines, organisme spécialisé en horticulture.
«J’ai vécu des situations instables, mais c’est fini, à présent je m’occupe de mon environnement. Quand j’ai décidé de sortir de la rue, je cherchais une occupation qui allait me plaire. Je prends soin des plantes, je suis payée pour être entourée de l’odeur de la terre, de soleil, de verdure, c’est incroyable. Ce projet m’a rapprochée de ma famille; ma mère m’appelle pour me poser des questions sur l’environnement et le recyclage. Elle est fière de voir que j’ai enfin un pied bien ancré dans la terre. Je gagne ma vie en rendant service, je fais du jardinage, du désherbage, de la revitalisation de ruelles et d’espaces publics.
Dans ce projet, je travaille aussi sur moi-même. Je ne me sens pas jugée, il n’y a pas de pression, pas de compétition mais j’évolue énormément. Je fais ma part pour la planète et c’est très valorisant. Je suis ici pour moi. Cela teste ma personnalité, mon endurance et ma capacité d’adaptation. C’est un tremplin vers l’avenir.»
Alex N. (L’Itinéraire, août 2008)
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