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2014-12-01

STEVE, UN BATTANT

Sa devise « Tomber c’est humain, se relever c’est divin »!

Né à Montréal, élevé en Abitibi, son enfance n’a pas été facile.  La rue à 17 ans,  chassé par sa mère, il se voit obligé de quitter le CEGEP.

Commencent alors toutes sortes de jobs: construction, cuisine, vente de drogues.  C’est à 29 ans qu’il se retrouve dans la rue pour de vrai.  Il plonge dans un milieu de stupéfiants et d’alcool.  Il s’imaginait avoir un mode de vie de bohème, sans horaire ni contrainte.  Une fausse liberté qu’il regrette aujourd’hui.

Fatigué, il souhaite s’en sortir, entreprend une thérapie et reprend l’école.  Il obtient 100% à son premier examen, mais une double opération au pied, suite à un accident, ne lui permet pas de continuer les cours.

Aujourd’hui Steve a un logement, il travaille pour gagner sa vie.  L’Itinéraire lui a permis de retrouver une autodiscipline et de la fierté. Il est très bon vendeur : «Ce n’est pas le fun tous les jours mais j’ai des clients qui en valent vraiment la peine. »

«J’ai toujours eu du beau monde sur ma route : ma fille de 12 ans est ma plus grande fierté ». 

S’il ne sait pas de quoi demain sera fait, il a certainement beaucoup d’espoir en l’avenir.

M.Fauquet

(publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)

2011-01-11

RENCONTRE AVEC JEAN-PAUL

Aujourd’hui, au centre-ville, je rencontre Jean-Paul, un camelot, le premier pour moi en 2011. J’achète l’Itinéraire et lui fais des commentaires sur la qualité de son Journal de rue. La conversation s’engage.

Tout souriant, Jean-Paul me raconte comment la vente du Journal a changé sa vie : «c’est grâce à lui si je m’en sors et que ma fille est revenue vivre avec moi». Une belle histoire de vie et vraie en plus!

Th.

Visitez le site de l’Itinéraire : www.itineraire.ca

2008-08-06

CLAUDE NOUS PARLE DE LUI

« Apprendre à se connaître, c’est connaître plus que nos noms et nos prénoms : c’est se dire qui on est, parler de sa famille… on a tout un passé. »

Je suis né dans la ville de Québec, au Canada. Je suis le 6e d’une famille de 8 enfants et je considère que je suis d’une famille multiculturelle, une famille du Monde. Mon grand-père était écossais et ma grand’mère était amérindienne. Mon autre grand-père s’est sauvé de la Bulgarie, il s’est marié à une Acadienne.

Mon premier engagement pour le Mouvement Quart Monde a été quand on m’a demandé d’organiser la délégation des jeunes qui se rendaient à Genève, au Bureau International du Travail.

Ce n’est pas la misère des familles qui m’a engagé –
la misère ne peut pas engager les gens, elle trop pénible – c’est le courage que ces familles ont, même dans les moments les plus difficiles. Ce sont les efforts que font les gens qui disent qu’il est possible de s’engager aux côtés et avec les familles de la misère.

Mon engagement dans le Volontariat a mûri. Il y a eu des moments durs comme des moments fantastiques. Des amitiés se sont créées avec des volontaires et avec des familles. Certains sont devenus très importants pour moi.

Cette communauté, ce groupe de volontaires me fait vivre et me garde heureux. Chaque nouveau jour est un jour de bonheur. Je suis heureux tous les matins quand je me lève parce que pleins de nouvelles choses m’attendent.

Claude D.

Claude est décédé à 43 ans, au cours d’une fête réunissant de nombreux volontaires et amis
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