2012-04-05
LA RUE N’A PAS D’ÂGE
Claudette, après avoir vécu une enfance instable et un mariage violent, a voulu connaître la liberté : vers 40 ans, elle quitte son appartement et s’en va vivre dans la rue, à 51 ans, elle obtient une place dans une Maison qui accueille des aînées en difficultés, elle se reprend en mains petit à petit.
Les murs de sa chambre sont couverts de photos, elle les pointe en racontant son histoire, en commençant par l’origine de son mal-être. «J’étais trimbalée d’un bord et de l’autre quand j’étais petite. Mon père est parti et ma mère ne s’est pas occupée de nous.»
Elle montre une photo de son mariage, une période qui n’a pas été plus rose. «Je suis allée 15 fois en cour pour divorcer et obtenir la garde de mes enfants.» Quand ses deux filles ont quitté la maison, Claudette est allée vivre dehors. La bière est devenue l’élément central de son alimentation lorsqu’elle était ‘dans le trafic’.
A la Maison pour aînées dans le besoin, Claudette s’estime privilégiée d’avoir une place, bien installée près de la fenêtre, le visage tourné vers le soleil ! «Je ne sais pas ce qui serait arrivé si je n’étais pas venue ici., je commençais à faire une dépression; je serais sûrement retombée dans l’alcool et les médicaments. »
Laura P;.
(Publié avec l’autorisation de L’Itinéraire)
Libellés :
alcoolisme,
autonomie,
femmes en difficulté
SUR LES PAS DU Dr JULIEN
Qui ne connaît au Québec le Dr Gilles Julien et ses réalisations en pédiatrie sociale. Dr Julien ne travaille pas seul : sa conjointe, Hélène, sa muse, avocate à la défense des droits des enfants, le seconde depuis des années.
Depuis qu’ils se sont rencontrés, ils ne cessent de réfléchir ensemble à des moyens pour résoudre les iniquités sociales qui nuisent aux enfants.
Gilles est un gars de terrain, il voit un problème, il veut le résoudre immédiatement. Hélène contribue en intégrant le droit pour mieux défendre les familles, ainsi la pédiatrie sociale peut aller beaucoup plus loin.
La belle Hélène préfère rester dans l’ombre et rappelle que Gilles est à la base de cette réussite qu’est la pédiatrie sociale en communauté. Gilles est un gars qui a du charisme, du charme et une vision. Peu de gens ont une vision et le courage d’aller jusqu’au bout !
Jérôme Savary
(Publié avec l’autorisation du journal L’Itinéraire)
Libellés :
défense des droits,
enfants,
engagement
2012-03-27
PARTIR EN PAIX
La veille du décès de Robert, un camelot, Pierre Bruneau lui rend visite : « Quand je suis arrivé, je ne l’ai pas reconnu, tellement la maladie l’avait changé, il suffoquait tellement. Je lui ai pris la main, après quelques minutes il s’est calmé, il a souri puis il s’est endormi, je me disais, pauvre gars, il doit se sentir seul, si j’ai pu contribuer à le rassurer avant de partir, c’est le plus beau souvenir que je vais garder de lui. » Il est décédé dans la nuit.
Cette expérience peu commune est particulièrement révélatrice, selon Pierre Bruneau : « Peu importe l’argent que tu as, la vie que tu mènes, tu finis seul, confronté à ta propre mort ! »
Les camelots réussissent à tisser des liens uniques avec leur clientèle pour qu’un annonceur à TVA rende visite à l’un d’eux à ses derniers moments et lui aide à partir en paix.
(De la revue L’ITINÉRAIRE, avec autorisation de publier)
2012-02-26
En nous devançant sur le chemin
Alfonso est né à Bauan, aux Philippines. Il a fait sa médicine à I'Université Santo Tomas. Après sa graduation, Alphonso est devenu omnipraticien à San Teodoro, où lui et Gloria, son épouse, ont commencé leur vie commune et ont eu neuf enfants. Alors qu'il était dans la quarantaine, Alfonso a repris le chemin de l'école pour faire sa maîtrise en Santé Publique. Peu après, il est devenu directeur de publique pour la province de Mindoro. En tant qu'omnipraticien, il a consacré sa carrière à améliorer le réseau de la santé et les conditions de vie dans les zones rurales de Mindoro.
En 1981, Alfonso et sa famille ont émigré au Canada pour commencer une nouvelle vie. Il a choisi d'abandonner une carrière médicale aux Philippines afin que ses enfants jouissent d'un avenir meilleur. Au centre ville d'Edmonton, il a travaillé comme infirmier auxiliaire au Centre Eric Cormack. Lorsqu'il a pris sa retraite, en 1995, il a consacré son temps à servir sa foi, et en 2000, lui et Gloria ont célébré leur 50e anniversaire de mariage. Alfonso a été un père aimant pour ses enfants, un époux affectueux pour Gloria, un médecin dévoué à ses patients et un homme profondément religieux pour tous ceux et celles qui l'ont connu.
Alfonso a été touché et impressionné lorsqu'il a entendu parler d'Émilie Gamelin et de sa vie consacrée aux malades, aux pauvres et aux nécessiteux. Il a demandé de se joindre aux Associés Providence afin de s'unir à la prière et au ministère des Sœurs; il était actif dans sa paroisse et un soutien pour plusieurs. Alfonso connaissait intimement le don de la compassion. Alfonso est décédé le 23 mai 2011 .
Crédits des notes: Elaine Guertin, AP + Avis de décès
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Associés Providence,
prier Émilie Gamelin
2012-02-23
C'était il y a dix ans!
À Saint-Pierre de Rome, le 7 octobre 2001, le Pape Jean-Paul 11 proclamait Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin. Nous faisions partie du voyage organisé pour la circonstance, nous étions avec un groupe de la Sicile pour nous rendre à Rome, et nous espérions arriver à temps pour assister à une partie de la cérémonie. Malheureusement les arrêts, les pauses, les repas ont pris plus de temps qu'il ne fallait et nous ne sommes arrivés que dans la soirée.
Le lendemain, avec notre groupe, nous sommes allés sur la place Saint-Pierre et là, accrochés aux fenêtres de la Basilique, nous avons aperçu le portrait géant d'Émilie, le seul que les employés n'avait pas encore enlevé. Ma femme et moi, comme Associés Providence, avons été fort émus devant cette toile de Mère Gamelin, que nous avions l'habitude de prier régulièrement depuis déjà quelques années. Avec sa béatification l'Église avait reconnu officiellement un miracle. Puis nous nous sommes dirigés vers l'intérieur de la Basilique St Pierre et dans cette immensité, Louisette, mon épouse m'a dit qu'elle a senti la présence de Mère Gamelin, un peu comme si son influence venait jusqu'à nous.
Depuis lors, nous n'avons cessé de prier Mère Gamelin, lui confiant nos difficultés et sollicitant son intercession. La guérison de Yanick Fréchette avait tout pour nous surprendre. C'est grâce à nos prières à Mère Gamelin que notre fille a obtenu au bon moment, l'emploi qu'elle souhaitait et, la même journée, elle trouvait et achetait la maison qu'elle et son conjoint désiraient. Ma femme et moi continuons de prier Mère Gamelin, confiants qu'elle entend nos prières et qu'elle nous donne sa protection. Louisette et Jean Tremblay
L'Assomption, Que
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2012-01-19
L’OPTIMISME DE GILLES
Quand Gilles, camelot, dut changer son point de vente, à cause de travaux, il se dit qu’il aurait de nouveaux clients et qu’il ferait la connaissance de nouvelles personnes. Il est très fier de sa revue et heureux de pouvoir compter sur sa clientèle.
« En ce qui concerne ma vie de tous les jours, j’essaie de voir les choses au jour le jour, comme elles viennent… En me levant, chaque matin, je redis ma pensée du jour et ça m’apporte beaucoup d’énergie durant toute la journée. C’est peut-être ce qui allume mon sourire. J’espère que ce sourire apporte de l’énergie à mes clients aussi.»
Il nous fait ses souhaits pour la nouvelle année 2012.
Gilles B. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)
« En ce qui concerne ma vie de tous les jours, j’essaie de voir les choses au jour le jour, comme elles viennent… En me levant, chaque matin, je redis ma pensée du jour et ça m’apporte beaucoup d’énergie durant toute la journée. C’est peut-être ce qui allume mon sourire. J’espère que ce sourire apporte de l’énergie à mes clients aussi.»
Il nous fait ses souhaits pour la nouvelle année 2012.
Gilles B. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)
2012-01-12
DE HAÏTI À MONTRÉAL
Deux ans après…
Wolguie a vécu l’horreur du séisme du 12 janvier 2010.
C’est sa fille Laurence, vivant à Montréal depuis 5 ans, qui l’a fait venir au Canada avec sa fille de 20 ans et son fils de 33 ans, aveugle : «Je ne serais jamais partie sans lui, il ne peut pas vivre seul», affirme Wolguie.
Le regard de cette femme courageuse s’assombrit lorsqu’elle repense à la journée du tremblement de terre, l’émotion qui se lit sur son visage laisse imaginer l’horreur qu’elle a vécue. Chez sa fille, la maison s’est organisée peu à peu, avec son mari et leurs deux enfants, Wolguie, son fils et sa fille.
Le grand désir de Wolguie c’est de se trouver un travail, de prendre un appartement avec ses deux enfants et d’envoyer un peu d’argent à sa filleule qu’elle a laissée en Haïti avec les quelque 500, 000 personnes, victimes du séisme et vivant encore dans des camps de déplacés.
Wolguie aime beaucoup le Québec. Toute la famille est réunie et ses petits-enfants lui répètent sans cesse ‘Je t’aime grand’mère’. «Ma fille m’a accueillie chez elle, maintenant c’est à mon tour de lui aider».
Julie D. (L’Itinéraire)
Wolguie a vécu l’horreur du séisme du 12 janvier 2010.
C’est sa fille Laurence, vivant à Montréal depuis 5 ans, qui l’a fait venir au Canada avec sa fille de 20 ans et son fils de 33 ans, aveugle : «Je ne serais jamais partie sans lui, il ne peut pas vivre seul», affirme Wolguie.
Le regard de cette femme courageuse s’assombrit lorsqu’elle repense à la journée du tremblement de terre, l’émotion qui se lit sur son visage laisse imaginer l’horreur qu’elle a vécue. Chez sa fille, la maison s’est organisée peu à peu, avec son mari et leurs deux enfants, Wolguie, son fils et sa fille.
Le grand désir de Wolguie c’est de se trouver un travail, de prendre un appartement avec ses deux enfants et d’envoyer un peu d’argent à sa filleule qu’elle a laissée en Haïti avec les quelque 500, 000 personnes, victimes du séisme et vivant encore dans des camps de déplacés.
Wolguie aime beaucoup le Québec. Toute la famille est réunie et ses petits-enfants lui répètent sans cesse ‘Je t’aime grand’mère’. «Ma fille m’a accueillie chez elle, maintenant c’est à mon tour de lui aider».
Julie D. (L’Itinéraire)
2012-01-10
JACQUES L’ARTISTE
Ses petits moments de bonheur, il les trouve dans l’écriture et la peinture. Révolté par l’injustice, il publie dans un Journal de rue, des textes qui dénoncent ce qui le choque dans la société. Il se souvient de son premier article, c’était pour les sans-abri , un sujet qu’il connaît très bien pour l’avoir vécu.
La vie n’a pas toujours été tendre avec Jacques. «Un enfer», confie-t-il . Après avoir perdu un emploi dans un centre hospitalier, il se retrouve 4 mois dans la rue. «C’est arrivé radicalement, j’ai connu à ce moment-là une longue période de consommation et . quand tu consommes, tu vois la vie en noir». C’est grâce à la prière et à la méditation que Jacques s’en est finalement sorti.
Il vit aujourd’hui en appartement et consacre une grande partie de son temps au Journal de rue. «C’est l’fun d’écrire dedans, d’ailleurs j’ai un nouveau poème à publier», dit-il en ajustant ses petites lunettes rondes.
Camelot depuis une dizaine d’années, Jacques est présent sur tous les fronts. Il trouve des idées, les couche sur papier, illustre son texte avec une de ses peintures et vend le magazine. Fort des encouragements qu’il recueille, Jacques s’implique chaque jour davantage dans la création artistique.
Julie D. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)
La vie n’a pas toujours été tendre avec Jacques. «Un enfer», confie-t-il . Après avoir perdu un emploi dans un centre hospitalier, il se retrouve 4 mois dans la rue. «C’est arrivé radicalement, j’ai connu à ce moment-là une longue période de consommation et . quand tu consommes, tu vois la vie en noir». C’est grâce à la prière et à la méditation que Jacques s’en est finalement sorti.
Il vit aujourd’hui en appartement et consacre une grande partie de son temps au Journal de rue. «C’est l’fun d’écrire dedans, d’ailleurs j’ai un nouveau poème à publier», dit-il en ajustant ses petites lunettes rondes.
Camelot depuis une dizaine d’années, Jacques est présent sur tous les fronts. Il trouve des idées, les couche sur papier, illustre son texte avec une de ses peintures et vend le magazine. Fort des encouragements qu’il recueille, Jacques s’implique chaque jour davantage dans la création artistique.
Julie D. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)
Libellés :
engagement,
injustices,
prière
2011-12-15
UN TÉMOIGNAGE D’ENGAGEMENT
Une dame, qui demeure tout près de chez moi, est en difficulté et je l’écoute beaucoup. Souvent, elle parle de vouloir en finir avec la vie.
Je l’invite souvent chez moi, parfois on regarde une émission ou je lui propose de prendre une marche ou aller au restaurant ensemble. Parfois je vais prendre le dessert avec elle.
Yvette
(Lu dans Actualités de ATD Quart Monde)
Je l’invite souvent chez moi, parfois on regarde une émission ou je lui propose de prendre une marche ou aller au restaurant ensemble. Parfois je vais prendre le dessert avec elle.
Ma vie, c’est d’apporter de la joie et du bonheur. Ça me fait grandir aussi. Je me forme quand je suis avec elle. Je garde beaucoup le silence, j’écoute, je regarde, on a vécu les mêmes choses ou des choses semblables. Alors c’est moins douloureux et on peut trouver des solutions ensemble. Parfois c’est juste d’écouter et elle m’apporte beaucoup. Elle me dit : ‘Tu m’écoutes, tu ne me juges pas, tu ne cherches pas à contrôler mes affaires’.
Yvette
(Lu dans Actualités de ATD Quart Monde)
2011-12-04
LYNE, LA COURAGEUSE
J'ai connu l'Itinéraire grâce à un ami. C'est lui qui m'en a parlé et il m'a beaucoup encouragée à devenir camelot. C'est aussi grâce à Robert, le coordonnateur de la distribution, qui m'a donné la chance de travailler pour le magazine. Mais c'est quand même moi qui a pris la décision de le faire, pour moi-même.
Au début, je n'étais pas sûre de moi, j'étais gênée et je manquais de confiance en moi. Je n'étais pas motivée autant qu'aujourd'hui. Maintenant, même si j'ai encore du travail à faire, j'ai beaucoup amélioré l'estime que j'ai de moi-même, grâce à la vente des revues et du contact avec les clients. Que je vende une seule revue ou plusieurs durant une journée, je reste positive et motivée. La vente du magazine L'Itinéraire m'a permis d'avoir un travail fixe à Montréal et d'arrêter d'être instable. Ça m'apporte également une fierté de travailler. J'adore le contact aves les clients et j'ai hâte de les connaître davantage.
Au début, je n'étais pas sûre de moi, j'étais gênée et je manquais de confiance en moi. Je n'étais pas motivée autant qu'aujourd'hui. Maintenant, même si j'ai encore du travail à faire, j'ai beaucoup amélioré l'estime que j'ai de moi-même, grâce à la vente des revues et du contact avec les clients. Que je vende une seule revue ou plusieurs durant une journée, je reste positive et motivée. La vente du magazine L'Itinéraire m'a permis d'avoir un travail fixe à Montréal et d'arrêter d'être instable. Ça m'apporte également une fierté de travailler. J'adore le contact aves les clients et j'ai hâte de les connaître davantage.
2011-11-28
L'UNIVERSITÉ POPULAIRE QUART MONDE
Marie-C. m'a invitée à une petite rencontre dans le quartier. Je suis allée voir par curiosité. J'ai aimé ça. On échange autour d'un sujet et il y a du respect pour toutes les personnes. Puis, j'ai été à la grande rencontre. La première fois, je n'ai pas parlé, j'étais gênée. Je regardais autour de moi, mais à la deuxième grande rencontre sur le travail bénévole, j'ai pris la parole. J'ai parlé du bénévolat que je fais à la garderie et à l'école. J'ai parlé de mes rencontres avec mon voisin René et à mon amie Annie. On s'est donné rendez-vous sur la rue et on est allées à la petite rencontre ensemble. J'ai aimé la rencontre sur le thème du travail. Cela faisait un an que je me disais que je devrais chercher du travail. Comme on parlait du travail, ça m'a allumée; j'ai appelé Emploi Québec et j'ai renontré quelqu'un. C'est comme ça que j'ai commencé à faire de la cuisine pour des jeunes sans-abri. Mais je suis maintenent en arrêt de travail, la santé ne suit pas. Je vais continuer à participer aux rencontres l'an prochain parce qu'on apprend des choses et ça aide à s'ouvrir parce que quand on vit des choses difficiles, on se referme. J'ai même des sujets à proposer.
Je veux dire combien j'ai été touchée par ce qui se passe à l'Université populaire. J'ai beaucoup aimé la soirée. Je trouve beau de voir le courage des gens de venir apprendre, de vouloir s'ouvrir, et impressionnant la qualité des connaissances générées par la mise en commun et les discussions.
(Martine, chercheuse à l'Université McGill, Montréal)
Je veux dire combien j'ai été touchée par ce qui se passe à l'Université populaire. J'ai beaucoup aimé la soirée. Je trouve beau de voir le courage des gens de venir apprendre, de vouloir s'ouvrir, et impressionnant la qualité des connaissances générées par la mise en commun et les discussions.
(Martine, chercheuse à l'Université McGill, Montréal)
2011-11-15
UN IVROGNE SANS NOM
IL demeure dans un édifice à logements. On ne sait pas son âge. IL boit sur son petit balcon sans faire de bruit. Personne ne lui parle. IL est maigre et pas propre.
Un bon matin, je suis allée lui parler. C’est UN MONSIEUR bien articulé et très poli. Je lui ai demandé comment il allait et si tout était correct pour lui. IL m’a répondu d’une belle voix douce que tout était parfait et m’a remerciée de tout son cœur de lui avoir adressé la parole.
Dans l’édifice, tout le monde l’appelle «l’ivrogne» ou bien «le crotté». J’ai vraiment de la peine. Je me suis promis d’écrire un article sur lui. Comme il demeure en face de mon appartement, IL regarde souvent sur ma terrasse et me lève sa bière en me regardant de ses beaux yeux bleus.
Peut-être retrouverons-nous ce monsieur mort dans son appartement et tous ces gens regretteront leurs actions dégradantes, mais il sera trop tard.
A votre santé! Je vous aime comme vous êtes!
Sylvie D. (Avec l’autorisation de L’Itinéraire)
Un bon matin, je suis allée lui parler. C’est UN MONSIEUR bien articulé et très poli. Je lui ai demandé comment il allait et si tout était correct pour lui. IL m’a répondu d’une belle voix douce que tout était parfait et m’a remerciée de tout son cœur de lui avoir adressé la parole.
Dans l’édifice, tout le monde l’appelle «l’ivrogne» ou bien «le crotté». J’ai vraiment de la peine. Je me suis promis d’écrire un article sur lui. Comme il demeure en face de mon appartement, IL regarde souvent sur ma terrasse et me lève sa bière en me regardant de ses beaux yeux bleus.
Peut-être retrouverons-nous ce monsieur mort dans son appartement et tous ces gens regretteront leurs actions dégradantes, mais il sera trop tard.
A votre santé! Je vous aime comme vous êtes!
Sylvie D. (Avec l’autorisation de L’Itinéraire)
2011-11-05
LETTRE D'UNE MAMAN ...
... aux organisateurs d'une fin de semaine de réflexion et de prière:
Et moi, à travers le visage de mes enfants, j'ai vu le visage de Dieu.
Comme l'amour est bon ! Merci pour tout »
Sonia P.
(Journal Le Veilleur)
« Je tiens à vous remercier pour l'amour apporté à mes 2 enfants, lors de la fin de semaine que vous avez animée. Je savais que mes enfants possédaient un trésor au fond d'eux-mêmes, une spiritualité naissante... mais elle avait besoin d'être nourrie par quelqu'un d'autre que moi.
Mes enfants sont revenus différents, leur coeur a été touché, ils sont si beaux, transformés par l'amour. En vous, ils ont vu des personnes souriantes, remplies d'amour et de gentillesse, et sans vraiment le savoir, à travers vous, ils ont rencontré le visage de Dieu!
Mes enfants sont revenus différents, leur coeur a été touché, ils sont si beaux, transformés par l'amour. En vous, ils ont vu des personnes souriantes, remplies d'amour et de gentillesse, et sans vraiment le savoir, à travers vous, ils ont rencontré le visage de Dieu!
Et moi, à travers le visage de mes enfants, j'ai vu le visage de Dieu.
Comme l'amour est bon ! Merci pour tout »
Sonia P.
(Journal Le Veilleur)
2011-10-06
MON PÈRE M’A VOLÉ MON ENFANCE
Mon père n’était pas méchant, juste perturbé par sa maladie. Il combattait une forme dégénérative très sévère d’arthrite rhumatoïde, qui s’attaquait à son système nerveux.
La seule façon pour mon père d’être en relation avec moi était de m’écorcher vif afin de mieux me briser. Il avait besoin de moi pour se décharger de sa colère, de ses frustrations et de sa souffrance physique. Et moi, j’achetais la paix en lui donnant raison surtout quand il avait tort.
Même si mon géniteur m’a fait beaucoup de mal, il possédait des qualités exceptionnelles : détermination, persévérance, compassion, drôle et paternel, un bon moral à certains moments, protecteur avec une volonté d’acier. En dépit de sa grande force et de ses capacités, mon père vivait, à la limite du supportable, une intense souffrance physique. L’affreuse et pénible maladie de mon père l’aura affecté au point de le transformer en monstre tortionnaire. Cela n’excuse pas sa conduite, mais explique l’origine de la plus venimeuse dépendance que j’ai été contraint de vivre durant ma vie. Même si ce n’est pas évident, reconnaître les coups durs dans la vie de quelqu’un est souvent le chemin qui mène au pardon.
Aujourd’hui, je trouve en mon cœur l’amour et l’affection perdus. Mon cœur d’enfant, quoi !
Gilles L. (L’Itinéraire, avec autorisation)
La seule façon pour mon père d’être en relation avec moi était de m’écorcher vif afin de mieux me briser. Il avait besoin de moi pour se décharger de sa colère, de ses frustrations et de sa souffrance physique. Et moi, j’achetais la paix en lui donnant raison surtout quand il avait tort.
Même si mon géniteur m’a fait beaucoup de mal, il possédait des qualités exceptionnelles : détermination, persévérance, compassion, drôle et paternel, un bon moral à certains moments, protecteur avec une volonté d’acier. En dépit de sa grande force et de ses capacités, mon père vivait, à la limite du supportable, une intense souffrance physique. L’affreuse et pénible maladie de mon père l’aura affecté au point de le transformer en monstre tortionnaire. Cela n’excuse pas sa conduite, mais explique l’origine de la plus venimeuse dépendance que j’ai été contraint de vivre durant ma vie. Même si ce n’est pas évident, reconnaître les coups durs dans la vie de quelqu’un est souvent le chemin qui mène au pardon.
Aujourd’hui, je trouve en mon cœur l’amour et l’affection perdus. Mon cœur d’enfant, quoi !
Gilles L. (L’Itinéraire, avec autorisation)
2011-09-01
AU CŒUR DE L’ACTION
Avec son grand sourire et ses yeux bleus rieurs, difficile de croire que Michel a vécu des jours sombres.
Michel estime qu’il a enfin trouvé le bon équilibre de sa vie. « La vente du magazine me permet de boucler mes fins de mois, mais je pratique aussi d’autres activités. »
La réalité, Michel a passé de longues années à l’éviter. Sa dépendance au jeu et à l’alcool l’a longtemps gardé prisonnier de sa bulle. Aujourd’hui il est abstinent et vit dans une maison de réinsertion sociale depuis sept mois. Et son travail de camelot lui permet d’avoir un point d’ancrage dans sa vie. «Mes clients sont très diversifiés : des hommes d’affaires, des touristes. Lorsque je vends le magazine, je suis dans le cœur de l’action et j’ai vraiment l’impression de sentir le pouls de notre ville. »
Michel a tout de même le temps de penser à son futur. Il aspire à retourner sur le marché du travail, peut-être en restauration ou comme guide touristique. C’est le Journal de rue qui lui a rappelé à quel point il avait besoin du contact avec les autres.
« Quand j’aurai un emploi régulier, je ferai ma part au sein du groupe communautaire L’Itinéraire. Je ne peux pas me mettre des œillères sur la misère qui m’entoure et si je peux faire un petit geste pour aider, je vais le faire. Si seulement tout le monde pouvait faire de même. »
Roraya (Journal L’Itinéraire)
Libellés :
consommation,
dépendance,
misère
2011-08-12

MARTYRE DE NOTRE TEMPS
(13-08-2007)
A notre époque, les chrétiens ne sont plus appelés à paraître devant un empereur romain et forcés à adorer une idole de métal.
Les chrétiens de notre temps sont plutôt mis en face de problèmes de drogue, de sexe, d’argent, de maladies mentales et autres et ils sont parfois martyrs pour leur foi et à cause de leur amour des autres.
(13-08-2007)
A notre époque, les chrétiens ne sont plus appelés à paraître devant un empereur romain et forcés à adorer une idole de métal.
Les chrétiens de notre temps sont plutôt mis en face de problèmes de drogue, de sexe, d’argent, de maladies mentales et autres et ils sont parfois martyrs pour leur foi et à cause de leur amour des autres.
L’Eglise de Montréal a maintenant une martyre, Sœur Estelle, qui a donné sa vie pour son prochain, une martyre de sa charité !
A ses funérailles, dans la très belle chapelle du couvent, une émouvante statue de la Pieta nous montre Marie qui tient entre ses bras le corps de son Jésus mort. En la contemplant, je voyais Sœur Estelle entre les bras de Marie, car Marie souffrant de la mort de son Fils, a aussi tenu entre ses bras tous les martyrs, de tous les temps, qui verseraient leur sang par amour et à cause de leur foi.
L’Eglise de Montréal avait sans doute besoin d’une martyre de notre temps, pour faire refleurir la FOI chez nous. L’avenir nous apprendra quels seront les bienfaits de grâce que le sacrifice de Sœur Estelle a mérités pour ses contemporains, les fruits que notre Eglise et même Martin qui l’a exécutée vont recueillir de son martyre.
La douleur est grande de savoir que l’une des nôtres, dans l’exercice de la plus grande charité, a terminé tragiquement ses jours, mais la FOI qui sommeille en chacune de nous nous invite à voir ce drame dans lumière de la Passion, celle du Christ qui est sa Lumière.
Que notre amour, notre reconnaissance et notre respect grandissent et que notre jeunesse suive son exemple d’amour !
(M.T. Chevalier, Extraits Jésus-Marie et notre temps )
Libellés :
charité,
compassion,
drogue,
martyre
2011-07-21
UN SENTIMENT DE GRANDE JOIE
Gilles est camelot et il témoigne de sa joie à rencontrer les gens en essayant de communiquer sa joie de les voir.
« Ce sont de courts échanges : nous parlons de sport, de la fièvre du hockey qui nous anime. Je suis quelqu’un qui aime le monde mais aussi je me mêle de mes affaires. Je suis discret et je m’organise pour que mes affaires aillent bien.
En somme, j’essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes de tous les jours comme un sourire, un bonheur. Nous sommes responsables de notre propre bonheur en voyant à ses affaires.
L’échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de l’Itinéraire que je rencontre chaque matin. Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie. Merci à tous. »
« Ce sont de courts échanges : nous parlons de sport, de la fièvre du hockey qui nous anime. Je suis quelqu’un qui aime le monde mais aussi je me mêle de mes affaires. Je suis discret et je m’organise pour que mes affaires aillent bien.
En somme, j’essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes de tous les jours comme un sourire, un bonheur. Nous sommes responsables de notre propre bonheur en voyant à ses affaires.
L’échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de l’Itinéraire que je rencontre chaque matin. Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie. Merci à tous. »
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communication,
compassion,
joie,
partage
2011-07-05
DEUX TÉMOIGNAGES contre la pauvreté :
1. L’extrême pauvreté est une violence permanente qui porte atteinte à nos enfants. Les seuls endroits où nous pouvons nous installer sont des zones inondées, des terrains vagues où la boue empêche toute construction. Souvent nos maisons sont si précaires que lorsqu’il pleut, nous devons rester éveillés toute la nuit pour pouvoir déplacer les enfants et essayer de les mettre au sec. Lorsque nous devons déménager ou si nous sommes expulsés, nous vivons la violence de tout perdre une fois de plus et devoir recommencer à zéro.
René, Quart Monde2. A côté de chez moi, il y a une femme de 75 ans. Elle a du mal à monter les escaliers. Je l’ai comme ‘adoptée’. Des fois, je fais son ménage. Elle voulait me payer mais je lui disais que j’étais capable de rendre un service. Elle disait : ‘’’Je me sens mal que quelqu’un vienne chez nous pour faire mon ménage sans que je ne lui donne rien. ‘’’ Alors j’ai dit OK, j’ai trois enfants, donnez-moi des fruits et des légumes. Maintenant quand je fais son ménage, elle me donne des raisins, des pommes, des clémentines.
Kathy, Quart Monde
Sur tous les continents, des hommes et des femmes refusent la violence et s’engagent pour bâtir des points de rencontre, pour se lier les uns les autres pour un monde enfin libéré de la terreur et de la misère.
Libellés :
pauvreté,
solidarité entraide,
violence
2011-06-16
UN OPTICIEN PAS COMME LES AUTRES
Philippe sort avec ses deux valises, il part pour sa ‘run de lait’.
C’est une expression qui veut dire qu’il s’en va à la rencontre de personnes défavorisées qui ont besoin de lunettes. Son but c’est de rendre l’achat de lunettes accessible à tous.
Il n’a pas de magasin, pas d’employés, ne fait pas de publicité et n’achète pas de grandes marques de lunettes. En gardant ses coûts d’opération au minimum, il peut offrir des lunettes à des prix abordables pour tous. Il déniche des montures qui allient style et qualité. Le bouche-à-oreille fait le travail, lui permettant de devenir une ressource dans les différents milieux communautaires.
Il a maintenant un site web (www.bonhommealunettes.org) qui le rend encore plus accessible à ceux et celles qui voudraient faire appel à ses services.
L’initiative de cet opticien engagé lui permet de redonner à la communauté tout en continuant à offrir un service essentiel au plus grand nombre de gens possible.
Revue de la Société Elizabeth Fry du Québec
C’est une expression qui veut dire qu’il s’en va à la rencontre de personnes défavorisées qui ont besoin de lunettes. Son but c’est de rendre l’achat de lunettes accessible à tous.
Il n’a pas de magasin, pas d’employés, ne fait pas de publicité et n’achète pas de grandes marques de lunettes. En gardant ses coûts d’opération au minimum, il peut offrir des lunettes à des prix abordables pour tous. Il déniche des montures qui allient style et qualité. Le bouche-à-oreille fait le travail, lui permettant de devenir une ressource dans les différents milieux communautaires.
Il a maintenant un site web (www.bonhommealunettes.org) qui le rend encore plus accessible à ceux et celles qui voudraient faire appel à ses services.
L’initiative de cet opticien engagé lui permet de redonner à la communauté tout en continuant à offrir un service essentiel au plus grand nombre de gens possible.
Revue de la Société Elizabeth Fry du Québec
Libellés :
défavorisés,
engagement,
service
2011-06-09
PRENDRE SOIN
Toute ma vie, on m’a enseigné à prendre soin de la maison où j’habitais. C’est pareil pour la Terre, elle a besoin que nous prenions soin d’elle car elle nous apporte la vie par les ressources qu’elle nous offre et par le cadeau des fleurs et des arbres, dès notre réveil, chaque jour.
Il nous faut changer nos valeurs et nos façons de vivre si nous voulons défendre la Terre contre les modèles de production et de consommation qui dévastent l’environnement et épuisent les ressources naturelles de notre Création. Cela requiert que chaque personne prenne conscience de ce qu’elle fait.
Un exemple : un groupe de jeunes accompagné d’une éducatrice, au Salvador, qui décident de débarrasser la rue de bouteilles et autres déchets. L’éducatrice s’emploie aussi à intéresser les jeunes au recyclage et à conscientiser les gens au fait que la Terre est leur foyer et qu’ils doivent la garder propre pour qu’elle soit belle. Un petit geste concret qui peut contribuer à transformer peu à peu notre attitude face au soin à prodiguer à la Terre, notre foyer.
Ma Belle Maison, merci d’ouvrir mon cœur pour que j’entende ton cri de douleur, semblable à celui du pauvre qui me supplie de prendre soin de toi car tu es vivante.
Vilma F., Salvador
Il nous faut changer nos valeurs et nos façons de vivre si nous voulons défendre la Terre contre les modèles de production et de consommation qui dévastent l’environnement et épuisent les ressources naturelles de notre Création. Cela requiert que chaque personne prenne conscience de ce qu’elle fait.
Un exemple : un groupe de jeunes accompagné d’une éducatrice, au Salvador, qui décident de débarrasser la rue de bouteilles et autres déchets. L’éducatrice s’emploie aussi à intéresser les jeunes au recyclage et à conscientiser les gens au fait que la Terre est leur foyer et qu’ils doivent la garder propre pour qu’elle soit belle. Un petit geste concret qui peut contribuer à transformer peu à peu notre attitude face au soin à prodiguer à la Terre, notre foyer.
Ma Belle Maison, merci d’ouvrir mon cœur pour que j’entende ton cri de douleur, semblable à celui du pauvre qui me supplie de prendre soin de toi car tu es vivante.
Vilma F., Salvador
Libellés :
cri de la terre,
cri du pauvre,
jeunes
2011-05-10
L’ITINÉRAIRE A CHANGÉ MA VIE
J’ai été en situation d’itinérance deux fois dans ma vie. J’ai liquidé les meubles de mon appartement pour aider ma mère dans le besoin. J’ai décidé de la quitter et je me suis retrouvée à la rue. J’ai fait une tentative de suicide à cause de l’isolement que je vivais et j’ai été hospitalisée.
Après huit mois sans domicile fixe, j’ai connu le Groupe communautaire l’Itinéraire; je suis entrée pour me renseigner et l’intervenant psychosocial m’a fait confiance : il m’a confié des journaux pour me dépanner, je les ai vendus et je me suis fait quelques dollars.
J’ai découvert qu’on pouvait suivre, à l’Itinéraire, un programme de réinsertion sociale. J’ai commencé comme plongeuse et après quelques semaines, quand un poste s’est ouvert je suis devenue réceptionniste et aujourd’hui je suis à l’administration.
J’ai repris la confiance en moi que j’avais perdue face au marché du travail. Je me suis sortie de l’isolement en me faisant quelques amis. Les intervenants m’ont aidée sur plusieurs aspects. J’ai aussi commencé à écrire dans le magazine et j’adore le faire. Dénoncer par écrit les abus que j’ai vécus dans mon enfance est une thérapie. Je peux affirmer que l’Itinéraire m’a aidée au plus haut point.
Aujourd’hui j’ai un appartement, une vie stable et je me sens utile en faisant partie d’un organisme essentiel.
Sylvie D.
(Journal l’Itinéraire, avec autorisation)
Libellés :
confiance en moi,
réinsertion,
utile
2011-04-19
LA TRAVERSÉE DU DÉSERT
Le dernier livre autobiographique de Guy Corneau, Revivre, relate sa traversée du désert.
Le cancer lui a permis de se sentir uni à tout l’univers qui l’entoure. Dans sa pratique en tant que psychanalyste, il s’était oublié. Il résume ainsi sa trajectoire : «Je marchais dans ma tête, maintenant, je marche sur la terre et je marche dans le ciel.»
Guy Corneau est intarissable lorsqu’il évoque sa discipline spirituelle. Il médite tous les jours en revenant constamment à la base : être dans le moment présent, s’asseoir et se concentrer sur sa respiration. Sa quête de spiritualité dans la méditation lui apporte aussi son lot de découvertes et de surprises. « Cet automne, je suis allé dans le bois à Ste-Agathe et j’ai marché pendant un heure. Puis je me suis assis et j’ai écouté le vent dans les feuilles. Je me suis senti très bien et j’ai parlé à la forêt et aux arbres. Je suis sorti de là et je me suis dit : «C’est cette image-là qui va m’accompagner lors des prochaines semaines.»
Journal de rue : L’Itinéraire
Par Norman Rickert
Le cancer lui a permis de se sentir uni à tout l’univers qui l’entoure. Dans sa pratique en tant que psychanalyste, il s’était oublié. Il résume ainsi sa trajectoire : «Je marchais dans ma tête, maintenant, je marche sur la terre et je marche dans le ciel.»
Guy Corneau est intarissable lorsqu’il évoque sa discipline spirituelle. Il médite tous les jours en revenant constamment à la base : être dans le moment présent, s’asseoir et se concentrer sur sa respiration. Sa quête de spiritualité dans la méditation lui apporte aussi son lot de découvertes et de surprises. « Cet automne, je suis allé dans le bois à Ste-Agathe et j’ai marché pendant un heure. Puis je me suis assis et j’ai écouté le vent dans les feuilles. Je me suis senti très bien et j’ai parlé à la forêt et aux arbres. Je suis sorti de là et je me suis dit : «C’est cette image-là qui va m’accompagner lors des prochaines semaines.»
Journal de rue : L’Itinéraire
Par Norman Rickert
Libellés :
discipline,
méditation,
spiritualité
2011-04-07
UN REGARD POSITIF SUR UN QUARTIER PAUVRE
Un volume paru récemment présente un quartier souvent reconnu dans ses côtés noirs et gris. Christine a un autre regard sur celui qu’elle habite et où elle s’implique.
Oui la grande pauvreté sévit dans le quartier, les enfants sont exposés plus qu’ailleurs au malheur. Mais la vie de ces enfants et de ce quartier n’est pas d’une seule couleur.
Dans ces familles, il y a aussi des forces, il y a des personnes qui se tiennent debout. Il existe des voisins bienveillants, qui gardent un œil ouvert et tendent la main. Il y a des liens tissés serrés avec des organismes du quartier.
Même avec des fins de mois difficiles, il y a de la fierté à se débrouiller, à s’organiser, grâce à un petit travail, grâce aux cuisines collectives et à toute économie de la récupération. Après des heures sombres, il y a des victoires à célébrer, petites et parfois grandes.
Et les écoles où les enfants sont accueillis avec respect et les professeurs, ils ne tiendraient pas si les situations étaient désespérées. Souvent, les enfants sont présentés comme des victimes de la pauvreté. Pourtant une des aspirations profondes de ces enfants est que leurs parents soient respectés et soutenus dans leurs efforts.
Dans la famille, les enfants sont témoins des échecs et des souffrances de leurs parents mais aussi de leur courage et de leur résistance.
Si vous cherchez de l’espoir dans ce quartier, vous en trouverez.
Marie Christine H. (Quart Monde, janvier 2011)
Oui la grande pauvreté sévit dans le quartier, les enfants sont exposés plus qu’ailleurs au malheur. Mais la vie de ces enfants et de ce quartier n’est pas d’une seule couleur.
Dans ces familles, il y a aussi des forces, il y a des personnes qui se tiennent debout. Il existe des voisins bienveillants, qui gardent un œil ouvert et tendent la main. Il y a des liens tissés serrés avec des organismes du quartier.
Même avec des fins de mois difficiles, il y a de la fierté à se débrouiller, à s’organiser, grâce à un petit travail, grâce aux cuisines collectives et à toute économie de la récupération. Après des heures sombres, il y a des victoires à célébrer, petites et parfois grandes.
Et les écoles où les enfants sont accueillis avec respect et les professeurs, ils ne tiendraient pas si les situations étaient désespérées. Souvent, les enfants sont présentés comme des victimes de la pauvreté. Pourtant une des aspirations profondes de ces enfants est que leurs parents soient respectés et soutenus dans leurs efforts.
Dans la famille, les enfants sont témoins des échecs et des souffrances de leurs parents mais aussi de leur courage et de leur résistance.
Si vous cherchez de l’espoir dans ce quartier, vous en trouverez.
Marie Christine H. (Quart Monde, janvier 2011)
2011-04-02
LYNE… EN PLEIN CŒUR
Lyne a perdu la 'carte' et, en conséquence, la garde de son fils. Elle voulait mourir !
«J’ai fait au moins 25 overdoses. Je faisais tout pour crever. J’ai été en psychiatrie et j’ai fait de la prison. Il me manque juste la morgue.»
Lyne a suivi plusieurs thérapies, cures de désintoxication et rechutes aussi, mais c’est la prison qui lui a sauvé la vie, parce que sans ça, « j’aurais fini par faire mon dernier fixe.»
AU BOUT DU TUNNEL
«Chez nous, on était laissés à nous-mêmes. Lorsque mon père battait ma mère, je me cachais dans le garde-robe avec mon frère et ma sœur et j’essayais de leur changer les idées ou bien je me sauvais parce que j’avais peur.»
Aujourd’hui, à 46 ans, Lyne apprécie particulièrement l’autonomie financière que lui apporte la vente du magazine L’Itinéraire. J’ai un but en vendant mon journal. J’ai besoin de m’acheter des bottes. Puis, c’est bien beau un matelas, mais maintenant, j’ai besoin d’un lit….
Lyne T. Maison Plein cœur
www.maisonpleincoeur.org
Le témoignage de Lyne me rejoint en plein cœur, quand elle dit : C’est la prison qui m’a sauvé la vie, ou c’est bien beau un matelas, un lit. Comment ne pas vouloir partager? Souvent je rencontre des camelots, je parle avec eux, j’écoute, je me laisse rejoindre en plein cœur.
C’est Lyne, c’est Georgine, c’est Michel, c’est Daniel. Merci mes amis !
«J’ai fait au moins 25 overdoses. Je faisais tout pour crever. J’ai été en psychiatrie et j’ai fait de la prison. Il me manque juste la morgue.»
Lyne a suivi plusieurs thérapies, cures de désintoxication et rechutes aussi, mais c’est la prison qui lui a sauvé la vie, parce que sans ça, « j’aurais fini par faire mon dernier fixe.»
AU BOUT DU TUNNEL
«Chez nous, on était laissés à nous-mêmes. Lorsque mon père battait ma mère, je me cachais dans le garde-robe avec mon frère et ma sœur et j’essayais de leur changer les idées ou bien je me sauvais parce que j’avais peur.»
Aujourd’hui, à 46 ans, Lyne apprécie particulièrement l’autonomie financière que lui apporte la vente du magazine L’Itinéraire. J’ai un but en vendant mon journal. J’ai besoin de m’acheter des bottes. Puis, c’est bien beau un matelas, mais maintenant, j’ai besoin d’un lit….
Lyne T. Maison Plein cœur
www.maisonpleincoeur.org
Le témoignage de Lyne me rejoint en plein cœur, quand elle dit : C’est la prison qui m’a sauvé la vie, ou c’est bien beau un matelas, un lit. Comment ne pas vouloir partager? Souvent je rencontre des camelots, je parle avec eux, j’écoute, je me laisse rejoindre en plein cœur.
C’est Lyne, c’est Georgine, c’est Michel, c’est Daniel. Merci mes amis !
2011-02-02
AMOUREUX DES MOTS
Pour vaincre sa timidité, Richard a bataillé dur. L’exclusion a longtemps fait partie de son quotidien. «En vendant le magazine L’Itinéraire, j’ai brisé mon isolement». Il a touché à plusieurs métiers, mais il se considère plutôt un intellectuel qu’un manuel. Il rêvait de publier des poèmes et des chansons. À l’Itinéraire il a pu le faire. Le camelot est un amoureux des mots, il en invente des nouveaux.
Enfant, Richard était d’une grande timidité et manquait de confiance en lui. Son père souffrait d’alcoolisme, heureusement qu’il y avait sa sœur à qui il pouvait parler, il se considère chanceux d’avoir eu sa mère et sa sœur, car son père est parti de la maison, alors que Richard venait d’être opéré au cerveau. «Tout ce dont je me souviens, c’est qu’après j’ai dû fréquenter une école spécialisée.
Doté d’une grande sensibilité, quelques échecs amoureux et une trop grande pression au travail l’ont poussé à commettre trois tentatives de suicide. «Je voulais en finir.» Sans l’Itinéraire, je serais à la rue. Tout jeune, j’aurais aimé passer ma vie avec une femme et avoir des enfants. C’est ma plus grande déception.
Richard L. (L’Itinéraire)
Enfant, Richard était d’une grande timidité et manquait de confiance en lui. Son père souffrait d’alcoolisme, heureusement qu’il y avait sa sœur à qui il pouvait parler, il se considère chanceux d’avoir eu sa mère et sa sœur, car son père est parti de la maison, alors que Richard venait d’être opéré au cerveau. «Tout ce dont je me souviens, c’est qu’après j’ai dû fréquenter une école spécialisée.
Doté d’une grande sensibilité, quelques échecs amoureux et une trop grande pression au travail l’ont poussé à commettre trois tentatives de suicide. «Je voulais en finir.» Sans l’Itinéraire, je serais à la rue. Tout jeune, j’aurais aimé passer ma vie avec une femme et avoir des enfants. C’est ma plus grande déception.
Richard L. (L’Itinéraire)
Libellés :
alcoolisme,
confiance,
suicide
2011-01-29
PLUS VIVANTE QUE JAMAIS… 53 ans
Lorsque j’étais jeune, mon entourage a parié que je ne fêterais pas mon 30e anniversaire à cause de mon mode de vie. Je suis très surprise d’être encore là et, à 53 ans, je me sens plus vivante que jamais.
A partir de 32 ans, j’ai crashé dans la rue pendant 7 ans et je suis devenue une junkie. Jour après jour, j’ai abrégé mon espérance de vie. Si j’ai fêté mon 40e, c’est parce que j’en ai eu assez de voir mourir mes amis à cause des surdoses de drogues. J’ai donc décidé de me trouver un toit.
Maintenant, un moment de bonheur que j’aimerais vivre, c’est un bon souper en étant accompagnée de tous les gens que j’aime. Je m’imagine vivre jusqu’à 99 ans mais je serai trop jeune pour figurer dans le livre des records Guinness !….
Cylvie G. (L’Itinéraire) http://www.itineraire.ca/
A partir de 32 ans, j’ai crashé dans la rue pendant 7 ans et je suis devenue une junkie. Jour après jour, j’ai abrégé mon espérance de vie. Si j’ai fêté mon 40e, c’est parce que j’en ai eu assez de voir mourir mes amis à cause des surdoses de drogues. J’ai donc décidé de me trouver un toit.
Maintenant, un moment de bonheur que j’aimerais vivre, c’est un bon souper en étant accompagnée de tous les gens que j’aime. Je m’imagine vivre jusqu’à 99 ans mais je serai trop jeune pour figurer dans le livre des records Guinness !….
Cylvie G. (L’Itinéraire) http://www.itineraire.ca/
2011-01-13
L’HISTOIRE DE MARC
Lorsque Marc demeurait avec ses parents, son père menaçait régulièrement de se suicider et pourtant c’est sa mère qui l’a fait quand Marc avait 17 ans. « Je me suis retrouvé avec un père adolescent de 49 ans et une sœur adolescente de 13 ans. J’ai travaillé dans un restaurant, dans le domaine de l’immobilier et ensuite dans la fabrication d’appareils pour les envois postaux. J’ai eu beaucoup de succès comme vendeur, j’ai gagné des voyages parce que j’étais le meilleur. J’ai touché le fond dans un voyage à Hawaï, je me sentais misérable, pourtant l’argent était facile à faire, mais la cocaïne était déjà entrée dans ma vie. »
Par la suite, Marc a suivi une thérapie fermée durant 15 mois, c’est là qu’il a rencontré Jésus-Christ et depuis ce temps, il le guide. Aujourd’hui , à 47 ans, le camelot a cheminé, ses perceptions sur l’itinérance ont changé : « Jésus m’a ouvert les yeux sur la réalité des itinérants et m’a guidé jusqu’à l’Itinéraire. » Depuis qu’il est avec le groupe, Marc sent qu’il fait partie d’une famille et son but est de vendre des abonnements, il s’investit et reprend confiance en lui.
2011-01-11
RENCONTRE AVEC JEAN-PAUL
Aujourd’hui, au centre-ville, je rencontre Jean-Paul, un camelot, le premier pour moi en 2011. J’achète l’Itinéraire et lui fais des commentaires sur la qualité de son Journal de rue. La conversation s’engage.
Tout souriant, Jean-Paul me raconte comment la vente du Journal a changé sa vie : «c’est grâce à lui si je m’en sors et que ma fille est revenue vivre avec moi». Une belle histoire de vie et vraie en plus!
Th.
Visitez le site de l’Itinéraire : www.itineraire.ca
Tout souriant, Jean-Paul me raconte comment la vente du Journal a changé sa vie : «c’est grâce à lui si je m’en sors et que ma fille est revenue vivre avec moi». Une belle histoire de vie et vraie en plus!
Th.
Visitez le site de l’Itinéraire : www.itineraire.ca
2010-12-25
Simone, 92 ans et....
Voici le témoignage d'une personne associée à la communauté des Soeurs de la Providence fait d'une compagne associée.
A Simone, notre appréciation
Parler de Simone, c'est parler de quelqu'un d'admirable, de remarquablement humain. Alors vous pouvez vous imaginez que mes quelques mots ne seront ni objectifs ni dépourvus de sentiments car j'ai, à son endroit, une grande admiration et une immense tendresse.
Simone est une Associée Providence de longue date, elle fait partie du groupe Notre-Dame-de-la-Providence à Montréal. Par des difficultés propres à la vie, au voyage ou à la mala¬die, elle a été éloignée de nos réunions et est devenue, en quelque sorte, une Associée priante, pour quelque temps. Maintenant, avec un retour partiel de sa santé, elle est venue participer à notre réunion du mois d'octobre, ce qui fut une bénédiction pour notre groupe.
À voir aller cette belle dame âgée de 92 ans, miroir de vie et de sagesse, nous pourrions penser qu'elle est une personne fra¬gile. Mais la réalité est tout autre: cette arrière-grand-mère est une source de force intérieure, d'accueil et d'amitié inconditionnels envers tous ceux et celles qui l'entourent. En sa présence, nous ne nous ennuyons jamais. Tout ce que nous savons d'elle, nous l'apprenons par ses récits où de grandes tragédies comme de grands moments de bonheur sont racontés comme des sagas pointillées de bonne humeur. Voilà le trait le plus marquant de sa personnalité.
Je remercie le Seigneur pour sa présence dans notre groupe. Sa connaissance et son expérience sont des lumières qu'elle partage généreusement avec nous tous. Sa sympathie est la plus belle carte de visite que quelqu'un puisse avoir. Alors, chère Simone, quoi demander de plus à la Providence que, ou par votre présence ou par vos prières, vous puissiez continuer à nous émouvoir et à nous faire grandir comme AP?
Groupe AP- Notre-Dame-de-la-Providence
A Simone, notre appréciation
Parler de Simone, c'est parler de quelqu'un d'admirable, de remarquablement humain. Alors vous pouvez vous imaginez que mes quelques mots ne seront ni objectifs ni dépourvus de sentiments car j'ai, à son endroit, une grande admiration et une immense tendresse.
Simone est une Associée Providence de longue date, elle fait partie du groupe Notre-Dame-de-la-Providence à Montréal. Par des difficultés propres à la vie, au voyage ou à la mala¬die, elle a été éloignée de nos réunions et est devenue, en quelque sorte, une Associée priante, pour quelque temps. Maintenant, avec un retour partiel de sa santé, elle est venue participer à notre réunion du mois d'octobre, ce qui fut une bénédiction pour notre groupe.
À voir aller cette belle dame âgée de 92 ans, miroir de vie et de sagesse, nous pourrions penser qu'elle est une personne fra¬gile. Mais la réalité est tout autre: cette arrière-grand-mère est une source de force intérieure, d'accueil et d'amitié inconditionnels envers tous ceux et celles qui l'entourent. En sa présence, nous ne nous ennuyons jamais. Tout ce que nous savons d'elle, nous l'apprenons par ses récits où de grandes tragédies comme de grands moments de bonheur sont racontés comme des sagas pointillées de bonne humeur. Voilà le trait le plus marquant de sa personnalité.
Je remercie le Seigneur pour sa présence dans notre groupe. Sa connaissance et son expérience sont des lumières qu'elle partage généreusement avec nous tous. Sa sympathie est la plus belle carte de visite que quelqu'un puisse avoir. Alors, chère Simone, quoi demander de plus à la Providence que, ou par votre présence ou par vos prières, vous puissiez continuer à nous émouvoir et à nous faire grandir comme AP?
Groupe AP- Notre-Dame-de-la-Providence
Libellés :
admiration,
sagesse,
tendresse
2010-12-12
Une amie à moi...
Cette amie a vraiment vécu son rêve jusqu'au bout. Elle est décédé dans la paix et l'amour.
Quel est mon plus grand rêve depuis toujours?
Vivre ma vie dans la confiance, le respect et l'amitié. Vivre ma vie dans l'espérance d'un bonheur partagé. Avoir ce droit d'être comprise et aimée. Essayer de reconnaître en moi cette essence divine qui veut être dévoilée et vivre ...
Mon rêve, c'est de pouvoir partager cette vie, ce bonheur, cette joie de vivre, de reconnaître cette beauté, cette grandeur, cette force dans l'infiniment grand et dans l'infiniment petit et fragile. Une grande partie de ma vie, je me suis demandée la raison de mon existence. Il y a en moi une joie intense et un grand besoin de l'extérioriser. Je veux vivre ce bonheur qui m'habite jusqu'à la fin de mes jours et surtout pouvoir le partager.
Je suis mère de 8 enfants, grand-mère de 10 enfants, arrière-grand-mère de 6 enfants et de 2 autres au fil d'arrivée.
Je remercie Dieu, mon Père du ciel, de tout ce qu'il me fait vivre de beau et de bon, de tout ce qu'il m'offre que je peux partager, pour tous les clins d'œil qu'il m'a faits au cours des temps difficiles -ils ont été pour moi des signes d'encouragement à continuer d'être.
Merci à Copam. Car c'est avec vous que j'ai trouvé une force dans la foi, dans la confiance et l'amitié. Un grand merci à Georges, André, Laurette, Jean, Michel, et à chacun de vous mes amis. Je tiens à vous dire que mon rêve continue... En toute amitié.
Thérèse F
Quel est mon plus grand rêve depuis toujours?
Vivre ma vie dans la confiance, le respect et l'amitié. Vivre ma vie dans l'espérance d'un bonheur partagé. Avoir ce droit d'être comprise et aimée. Essayer de reconnaître en moi cette essence divine qui veut être dévoilée et vivre ...
Mon rêve, c'est de pouvoir partager cette vie, ce bonheur, cette joie de vivre, de reconnaître cette beauté, cette grandeur, cette force dans l'infiniment grand et dans l'infiniment petit et fragile. Une grande partie de ma vie, je me suis demandée la raison de mon existence. Il y a en moi une joie intense et un grand besoin de l'extérioriser. Je veux vivre ce bonheur qui m'habite jusqu'à la fin de mes jours et surtout pouvoir le partager.
Je suis mère de 8 enfants, grand-mère de 10 enfants, arrière-grand-mère de 6 enfants et de 2 autres au fil d'arrivée.
Je remercie Dieu, mon Père du ciel, de tout ce qu'il me fait vivre de beau et de bon, de tout ce qu'il m'offre que je peux partager, pour tous les clins d'œil qu'il m'a faits au cours des temps difficiles -ils ont été pour moi des signes d'encouragement à continuer d'être.
Merci à Copam. Car c'est avec vous que j'ai trouvé une force dans la foi, dans la confiance et l'amitié. Un grand merci à Georges, André, Laurette, Jean, Michel, et à chacun de vous mes amis. Je tiens à vous dire que mon rêve continue... En toute amitié.
Thérèse F
2010-11-18
SOUS TON EMPRISE
Tu es arrivée, un jour dans ma vie. Avant toi, toutes les autres drogues avaient pour fonction de me garder en vie en m’empêchant de me suicider; insidieusement, tu as fait de moi ton esclave.
À la suite d’une perte d’emploi très rémunérateur et d’une séparation amoureuse, je me suis retrouvée à vivre seule.
Et puis, la rue ! Là, tu m’as fait jouer à la roulette russe avec une seringue dans mon bras, à la recherche du plus gros BUZZ de ma vie. Infernal !
J’ai entrepris ma première thérapie d’une durée d’un an et pendant mes quatre années d’abstinence, je t’ai interdit de revenir dans ma vie.
Et puis, tu es revenue m’agacer et, pendant un an je suis repartie avec toi. Et notre union a été plutôt décevante parce que j’avais compris où tu voulais m’amener et moi, je ne voulais pas y retourner.
J’ai accumulé 14 ans d’abstinence parsemés de périodes de chutes et de rechutes.
Je ne regrette ni ne renie ces années vécues sous ton emprise, mais il est temps pour moi de suivre la voie de l’abstinence de drogues dures.
Dans ma tête et dans mon cœur, le simple fait de passer le cap psychologique des 12 mois passés sans toi est l’élan dont j’ai besoin pour accumuler des ‘Air miles’ de liberté.
Cylvie G. (L’Itinéraire)
À la suite d’une perte d’emploi très rémunérateur et d’une séparation amoureuse, je me suis retrouvée à vivre seule.
Et puis, la rue ! Là, tu m’as fait jouer à la roulette russe avec une seringue dans mon bras, à la recherche du plus gros BUZZ de ma vie. Infernal !
J’ai entrepris ma première thérapie d’une durée d’un an et pendant mes quatre années d’abstinence, je t’ai interdit de revenir dans ma vie.
Et puis, tu es revenue m’agacer et, pendant un an je suis repartie avec toi. Et notre union a été plutôt décevante parce que j’avais compris où tu voulais m’amener et moi, je ne voulais pas y retourner.
J’ai accumulé 14 ans d’abstinence parsemés de périodes de chutes et de rechutes.
Je ne regrette ni ne renie ces années vécues sous ton emprise, mais il est temps pour moi de suivre la voie de l’abstinence de drogues dures.
Dans ma tête et dans mon cœur, le simple fait de passer le cap psychologique des 12 mois passés sans toi est l’élan dont j’ai besoin pour accumuler des ‘Air miles’ de liberté.
Cylvie G. (L’Itinéraire)
Libellés :
abstinence,
compassion,
liberté
2010-11-09
CONTENIR SA VIOLENCE
Maxime, 12 ans, a commencé la dernière année de son primaire à l’école régulière.
Sa mère décide de contacter le Dr Julien et son équipe. Au contact d’intervenants formés, Maxime s’adoucit progressivement. Il s’ouvre de plus en plus. Il participe deux fois par semaine aux ateliers du soir, il découvre le théâtre qu’il adore, s’initie au violon et au piano, il apprend à respecter les autres. Il suit aussi des séances d'art-thérapie qui consiste à créer un dessin ou une peinture tout en discutant avec le thérapeute qui joue le rôle de guide vers une prise de conscience personnelle.
Aujourd’hui, la mère de Maxime est heureuse du chemin parcouru: «Une chance qu'on a rencontré le Dr Julien. Maxime est désormais capable de gérer ses émotions».
Jérôme S. (L’Itinéraire, extraits)
Son père avait quitté le foyer familial alors que Maxime n’avait que deux ans. Il était violent avec sa mère. Aujourd’hui, Maxime ne veut plus en entendre parler. A sept ans, Maxime était dangereux. «Je m’en souviens très bien, j’avais des problèmes de colère. Si on m’achalait, je devenais très violent.» Mordre les gens autour de lui, lancer les chaises, renverser les bureaux; sa vie, et surtout celle de ses proches, était un enfer.
Sa mère décide de contacter le Dr Julien et son équipe. Au contact d’intervenants formés, Maxime s’adoucit progressivement. Il s’ouvre de plus en plus. Il participe deux fois par semaine aux ateliers du soir, il découvre le théâtre qu’il adore, s’initie au violon et au piano, il apprend à respecter les autres. Il suit aussi des séances d'art-thérapie qui consiste à créer un dessin ou une peinture tout en discutant avec le thérapeute qui joue le rôle de guide vers une prise de conscience personnelle.
Aujourd’hui, la mère de Maxime est heureuse du chemin parcouru: «Une chance qu'on a rencontré le Dr Julien. Maxime est désormais capable de gérer ses émotions».
Jérôme S. (L’Itinéraire, extraits)
Libellés :
prise de conscience,
respect
2010-11-02
UN JEUNE SANS-ABRI
Après avoir commis des erreurs de jeunesse qui ont failli lui coûter cher, on peut dire de Joe qu’il a vraiment fait du chemin. Entré au travail comme aide en entrepôt, Joe s’occupe maintenant d’administration et d’approvisionnement et il en est tout fier. «J’aime mon travail, pour rien au monde je ne voudrais retourner à mon ancien état, je remercie sincèrement ceux qui m’ont aidé à en arriver là».
Quand il est arrivé dans la grande métropole, en provenance du Nouveau-Brunswick, Joe a longtemps erré dans les rues, sans destination, jusqu’à ce qu’il découvre un organisme qui lui a beaucoup aidé. En fréquentant ce Centre de jour il prend conscience de sa situation. Il apprend à se lever tôt pour aller au travail, à bien manger pour être en santé. ‘Le Centre est une porte ouverte vers le salut’. Réconcilié avec lui-même, réconcilié avec son père, il se propose de lui rendre visite dans sa ville natale. Il a d’autres défis, arrêter de fumer et aussi avoir un enfant avec sa blonde acadienne comme lui.
Pour Joe, le Centre est une organisation incroyable : donner à manger à plus de 200 jeunes, leur permettre d’avoir confiance en eux, être motivés et recouvrer la stabilité, ce sont des services inestimables. « Je ne sais pas ce que je serais devenu sans cet organisme ».
(Bulletin ‘Dans la rue’)
Quand il est arrivé dans la grande métropole, en provenance du Nouveau-Brunswick, Joe a longtemps erré dans les rues, sans destination, jusqu’à ce qu’il découvre un organisme qui lui a beaucoup aidé. En fréquentant ce Centre de jour il prend conscience de sa situation. Il apprend à se lever tôt pour aller au travail, à bien manger pour être en santé. ‘Le Centre est une porte ouverte vers le salut’. Réconcilié avec lui-même, réconcilié avec son père, il se propose de lui rendre visite dans sa ville natale. Il a d’autres défis, arrêter de fumer et aussi avoir un enfant avec sa blonde acadienne comme lui.
Pour Joe, le Centre est une organisation incroyable : donner à manger à plus de 200 jeunes, leur permettre d’avoir confiance en eux, être motivés et recouvrer la stabilité, ce sont des services inestimables. « Je ne sais pas ce que je serais devenu sans cet organisme ».
(Bulletin ‘Dans la rue’)
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aide,
bon chemin,
conscience
2010-10-19
UNE MAISON POUR LES PÈRES
L’histoire de Sylvain et Francis
Entre deux brassées de lavage, Sylvain fume une cigarette sur la terrasse ensoleillée du centre d’hébergement où il habite depuis deux mois. Les résidants du Centre font pousser tomates, fines herbes et autres, dans des bacs près de la maison. Sylvain a la garde de son fils de 12 ans les fins de semaine. La Maison permet à Francis de cohabiter avec son père dans cette résidence temporaire où il vit.
Sylvain reconnaît le privilège qu’il a de résider dans ce centre, car seulement cinq pères avec leurs enfants peuvent y séjourner. Une belle convivialité crée des liens et brise l’isolement des pères. D’un côté du salon, les enfants deviennent frères et sœurs, le temps de quelques jeux. De l’autre côté, les pères peuvent se détendre en regardant un bon film.
Sylvain se réjouit de ce rapprochement avec son fils, sa présence permet de dédramatiser une situation. Avoir son enfant avec soi est une source de motivation immense pour plusieurs hommes en difficulté comme Sylvain. «Si je n’avais pas eu mon fils, je serais tombé encore plus profond. En janvier, j’ai eu le goût de m’enlever la vie, c’est là que j’ai demandé de l’aide», confie Sylvain, pourtant une vieille mentalité donne à penser aux hommes qu’ils sont capables de tenir sans demander de l’aide, ils se croient assez forts pour trouver des solutions et passer à travers des situations difficiles à vivre pour toute la famille. «Ici, tous mes besoins sont comblés pour me relancer dans la vie et être heureux.»
(L’Itinéraire)
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convivialité,
motivation,
présence
2010-08-12
GOODBYE MARIO !
On l'a trouvé mort dans la rue, après une nuit de misère, assommé par l'alcool et les médicaments. Cher Mario, si ton passage parmi nous fut chaotique, tu fus un être des plus authentiques. Nous te souhaitons un nouveau monde à l'image de ce que tu as rêvé sur la terre. Je me rappellerai toujours une parole de toi : J'espère être bientôt guéri de me voir regarder mourir et voir les journées s'enrichir de surprises, d'amour, de liberté, avoir envie de me lever en criant: « Good morning, Mario!»
(LItinéraire)
(LItinéraire)
2010-07-21
LES GLOBULES BLANCS…
« Les consommateurs de crack manquent de globules blancs. Cela m’est arrivé. J’ai pris du crack durant 20 ans. Je suis allée à l’hôpital en raison d’une infection au pied. On m’a fait une prise de sang, j’ai dû rester à l’hôpital pendant une semaine et on m’a bourrée d’antibiotiques. J’ai connu une jeune fille qui a eu le même problème que moi. Son doigt infecté a dû être amputé.
J’ai arrêté de consommer à cause de ma santé. Je n’ai pas le choix. J’ai un suivi dans un Centre et j’aime bien les intervenants. Maintenant, je fais de mon mieux.
Je vous encourage à persévérer face à votre problème de consommation, même si vous faites une rechute. Il faut toujours espérer et ne pas se décourager. Il y a des miracles pour tout le monde. Je crois qu’il faut se pardonner et ne pas s’en vouloir. Et faites-le pour vous.
Je vous souhaite un bon été. »
Katty. (L’Itinéraire)
J’ai arrêté de consommer à cause de ma santé. Je n’ai pas le choix. J’ai un suivi dans un Centre et j’aime bien les intervenants. Maintenant, je fais de mon mieux.
Je vous encourage à persévérer face à votre problème de consommation, même si vous faites une rechute. Il faut toujours espérer et ne pas se décourager. Il y a des miracles pour tout le monde. Je crois qu’il faut se pardonner et ne pas s’en vouloir. Et faites-le pour vous.
Je vous souhaite un bon été. »
Katty. (L’Itinéraire)
2010-07-08
J’AI ATTEINT LE BAS-FOND…
J’ai commencé à prendre de la drogue et à boire à l’âge de 10 ans. J’ai appris à voler, je suis devenu délinquant. Je travaillais pour me procurer de la drogue et de la boisson.
Ma mère a décidé de me placer dans un Centre pendant 3 ans, je me suis évadé 2 fois, je n’aimais pas être enfermé. Je l’ai mal pris au début, je pensais que ma mère ne m’aimait pas. Elle a fait ça pour mon bien. J’ai appris des choses au Centre, surtout comment vivre avec le monde et être plus poli.
Puis un jour, j’ai arrêté la drogue, c’est à ce moment que J’AI CONNU MON BAS-FOND. J’ai failli mourir, j’ai vu le tunnel. Je n’étais plus capable, j’ai ensuite joint le mouvement AA.
Aujourd’hui je m’aime davantage, je dis ce que je pense mais je fais attention au choix des mots. Ce que je n’aime pas me faire dire, je ne le dis pas aux autres.
J’ai un jeune de 17 ans, je lui apprends à ne pas toucher à la drogue et à l’alcool. Ce n’est pas une vie, ce n’est pas un chemin à prendre. J’aimerais qu’il soit un bon citoyen et qu’il apprenne un métier.
« J’ESPÈRE QUE TU VAS PERSÉVÉRER, MON FILS ».
par Richard T.
J’ai commencé à prendre de la drogue et à boire à l’âge de 10 ans. J’ai appris à voler, je suis devenu délinquant. Je travaillais pour me procurer de la drogue et de la boisson.
Ma mère a décidé de me placer dans un Centre pendant 3 ans, je me suis évadé 2 fois, je n’aimais pas être enfermé. Je l’ai mal pris au début, je pensais que ma mère ne m’aimait pas. Elle a fait ça pour mon bien. J’ai appris des choses au Centre, surtout comment vivre avec le monde et être plus poli.
Puis un jour, j’ai arrêté la drogue, c’est à ce moment que J’AI CONNU MON BAS-FOND. J’ai failli mourir, j’ai vu le tunnel. Je n’étais plus capable, j’ai ensuite joint le mouvement AA.
Aujourd’hui je m’aime davantage, je dis ce que je pense mais je fais attention au choix des mots. Ce que je n’aime pas me faire dire, je ne le dis pas aux autres.
J’ai un jeune de 17 ans, je lui apprends à ne pas toucher à la drogue et à l’alcool. Ce n’est pas une vie, ce n’est pas un chemin à prendre. J’aimerais qu’il soit un bon citoyen et qu’il apprenne un métier.
« J’ESPÈRE QUE TU VAS PERSÉVÉRER, MON FILS ».
par Richard T.
2010-07-06
JE CONNAIS LA VALEUR DE L’ARGENT
Dany a connu l’adversité de la vie : « Je sais ce que c’est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l’exclusion. Quand j’avais 10 ans, on a fait faillite, je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n’oublierai jamais le soir où un représentant d’Hydro est venu couper l’électricité et n’a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille, dans la cour de l’école on m’appelait ‘faillite’, ça m’a marqué. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. Je suis très sensible aux exclus, c’est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu’un sourire ou une conversation, à quelqu’un qui me tend la main dans la rue, je le fais. »
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
Dany a connu l’adversité de la vie : « Je sais ce que c’est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l’exclusion. Quand j’avais 10 ans, on a fait faillite, je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n’oublierai jamais le soir où un représentant d’Hydro est venu couper l’électricité et n’a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille, dans la cour de l’école on m’appelait ‘faillite’, ça m’a marqué. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. Je suis très sensible aux exclus, c’est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu’un sourire ou une conversation, à quelqu’un qui me tend la main dans la rue, je le fais. »
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
L’ATTENTE…
Je vis dans l’attente, c’est pour moi une source extrême de stress. Mon entourage le sent et le subit. L’attente me rend malheureux et nerveux. Je remercie mon entourage de sa patience et de sa compréhension. Ce n’est pas évident de vivre dans l’attente de savoir quand j’aurai mon prochain logement, où il sera situé et aussi si je guérirai et si je serai en santé après mon traitement. Merci à toutes les personnes qui m’appuient en achetant mon Journal de rue. Ça m’encourage et m’aide beaucoup.
Benoît
Je vis dans l’attente, c’est pour moi une source extrême de stress. Mon entourage le sent et le subit. L’attente me rend malheureux et nerveux. Je remercie mon entourage de sa patience et de sa compréhension. Ce n’est pas évident de vivre dans l’attente de savoir quand j’aurai mon prochain logement, où il sera situé et aussi si je guérirai et si je serai en santé après mon traitement. Merci à toutes les personnes qui m’appuient en achetant mon Journal de rue. Ça m’encourage et m’aide beaucoup.
Benoît
2010-06-03
PAUVRE, HEUREUX ET EN SANTÉ
Même si je suis pauvre financièrement et matériellement, je suis heureux et en santé. J'ai énormément de plaisir à vivre et je m'amuse beaucoup. Je vis avec le strict nécessaire et je me sens privilégié. J'ai beaucoup d'amis qui m'entourent et je ne m'ennuie jamais. Bref, je ne manque de rien, pour continuer d'être heureux. J'ai tout ce qu'il me faut et je dirais même en abondance.
La richesse d'un être humain de se calcule pas selon son compte de banque ou selon le matériel qu'il accumule tout au long de sa vie, mais selon ce qu'il est intérieurement et spirituellement. Lorsqu'on a compris cela, on n'a plus de raison d'être malheureux. On est satisfait de ce qu'on a, même si ce n'est que l'essentiel, et si on avait plus, on le partagerait avec d'autres.
Roger F. (La Traversée)
Même si je suis pauvre financièrement et matériellement, je suis heureux et en santé. J'ai énormément de plaisir à vivre et je m'amuse beaucoup. Je vis avec le strict nécessaire et je me sens privilégié. J'ai beaucoup d'amis qui m'entourent et je ne m'ennuie jamais. Bref, je ne manque de rien, pour continuer d'être heureux. J'ai tout ce qu'il me faut et je dirais même en abondance.
La richesse d'un être humain de se calcule pas selon son compte de banque ou selon le matériel qu'il accumule tout au long de sa vie, mais selon ce qu'il est intérieurement et spirituellement. Lorsqu'on a compris cela, on n'a plus de raison d'être malheureux. On est satisfait de ce qu'on a, même si ce n'est que l'essentiel, et si on avait plus, on le partagerait avec d'autres.
Roger F. (La Traversée)
Libellés :
partage,
simplicité,
valeur intérieure
2010-05-11
LA CONSOMMATION, ÇA NE MÈNE À RIEN
On étaient partis pour fêter la St-Jean entre amis. Quatre jours sur la fiesta ! En s’en allant sur la route, on a fait un face à face.
Je suis resté dans le coma durant un mois et demi. Quand je suis sorti du coma, je n’avais plus de mémoire, tout a été vague durant six mois. Puis j’ai vu un tunnel et une lumière sombre qui m’invitait. J’ai dit « non, je ne veux pas mourir.» J’ai compris que j’avais autre chose à accomplir dans le monde. J’ai d’abord arrêté de consommer boisson et drogue. J’avais un métier comme débosseleur et puis dans la restauration. J’ai des dons, j’apprends vite. Maintenant je suis plus patient quand je conduis. Écouter son corps, suivre sa première idée, aider le monde.
La consommation, ça ne mène à rien, ça ne mène nulle part. J’étais un révolté, je faisais tout ce que mon père m’interdisait de faire. J’aurais aimé que mon père m’écoute, mais il ne l’a pas fait.
Maintenant je comprends mieux. Je vis présentement ma deuxième vie !
Daniel T. (L’Itinéraire)
On étaient partis pour fêter la St-Jean entre amis. Quatre jours sur la fiesta ! En s’en allant sur la route, on a fait un face à face.
Je suis resté dans le coma durant un mois et demi. Quand je suis sorti du coma, je n’avais plus de mémoire, tout a été vague durant six mois. Puis j’ai vu un tunnel et une lumière sombre qui m’invitait. J’ai dit « non, je ne veux pas mourir.» J’ai compris que j’avais autre chose à accomplir dans le monde. J’ai d’abord arrêté de consommer boisson et drogue. J’avais un métier comme débosseleur et puis dans la restauration. J’ai des dons, j’apprends vite. Maintenant je suis plus patient quand je conduis. Écouter son corps, suivre sa première idée, aider le monde.
La consommation, ça ne mène à rien, ça ne mène nulle part. J’étais un révolté, je faisais tout ce que mon père m’interdisait de faire. J’aurais aimé que mon père m’écoute, mais il ne l’a pas fait.
Maintenant je comprends mieux. Je vis présentement ma deuxième vie !
Daniel T. (L’Itinéraire)
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2010-04-24
TANT DE VISAGES, TANT DE NOMS...
Le trafic des humains!
Patricia, 19 ans, aînée de 8 enfants, quitte sa famille pour aller gagner les études de ses frères et sœurs. Avec d’autres jeunes filles, elle part pour atteindre le but de ses rêves. Elle est vendue par un oncle à des trafiquants d’êtres humains; mise à la rue, elle est récupérée par la police et elle est accueillie dans une communauté pour mineurs. Elle perd le contact avec sa famille, mais après 6 ans, grâce à un réseau de Communautés religieuses, elle retrouve sa mère.
Rita, 18 ans, travaille dans la rue pour payer la dette contractée, sans le savoir, envers un organisme maffieux et des trafiquants. Elle est prise sur la rue lors d’un contrôle de police et conduite au Centre de détention temporaire. Elle rencontre des religieuses qui visitent le centre et qui l’aident à sortir de là. Elle est accueillie dans un programme de réinsertion sociale.
Les récits de ce genre pourraient être rapportés sans fin comme les anneaux d’une longue chaîne qui forme le nouvel esclavage du 21e siècle pour tant de personnes - femmes adultes ou mineures exploitées - prisonnières de trafiquants sans scrupules et de consommateurs qui soutiennent et alimentent ce commerce.
Où est ta sœur? Ton frère? Des groupes se sont formés et ont mis sur pied différents moyens de les rejoindre, ce sont : des unités de rue, des centres d’écoute, des projets de collaboration avec les ambassades, des visites au Centre de détention temporaire, des cours de formation, des sessions d’assistance légale pour permettre de réunir la documentation nécessaire afin de sortir de la clandestinité et obtenir des permis de séjour, etc.
Le cœur compatissant et charitable est inventif; dans bien des cas, l’action est le fruit d’un nouveau ‘génie féminin’ qui se déploie de façon étonnante et encourageante.
(Inspiré du bulletin UISG, La compassion cœur de la mission)
Le trafic des humains!
Patricia, 19 ans, aînée de 8 enfants, quitte sa famille pour aller gagner les études de ses frères et sœurs. Avec d’autres jeunes filles, elle part pour atteindre le but de ses rêves. Elle est vendue par un oncle à des trafiquants d’êtres humains; mise à la rue, elle est récupérée par la police et elle est accueillie dans une communauté pour mineurs. Elle perd le contact avec sa famille, mais après 6 ans, grâce à un réseau de Communautés religieuses, elle retrouve sa mère.
Rita, 18 ans, travaille dans la rue pour payer la dette contractée, sans le savoir, envers un organisme maffieux et des trafiquants. Elle est prise sur la rue lors d’un contrôle de police et conduite au Centre de détention temporaire. Elle rencontre des religieuses qui visitent le centre et qui l’aident à sortir de là. Elle est accueillie dans un programme de réinsertion sociale.
Les récits de ce genre pourraient être rapportés sans fin comme les anneaux d’une longue chaîne qui forme le nouvel esclavage du 21e siècle pour tant de personnes - femmes adultes ou mineures exploitées - prisonnières de trafiquants sans scrupules et de consommateurs qui soutiennent et alimentent ce commerce.
Où est ta sœur? Ton frère? Des groupes se sont formés et ont mis sur pied différents moyens de les rejoindre, ce sont : des unités de rue, des centres d’écoute, des projets de collaboration avec les ambassades, des visites au Centre de détention temporaire, des cours de formation, des sessions d’assistance légale pour permettre de réunir la documentation nécessaire afin de sortir de la clandestinité et obtenir des permis de séjour, etc.
Le cœur compatissant et charitable est inventif; dans bien des cas, l’action est le fruit d’un nouveau ‘génie féminin’ qui se déploie de façon étonnante et encourageante.
(Inspiré du bulletin UISG, La compassion cœur de la mission)
2010-03-30
,LA VIE BRISÉE DE FRED
Fred a été diagnostiqué ‘schizophrène’ au début de la vingtaine, il a été jugé inapte au travail et il vit de l’aide sociale.
Dans sa famille, il accepte sa médication; il a commencé à suivre des cours à distance qui lui ont permis de décrocher son diplôme au CEGEP, après sept ans de persévérance et d’efforts.
Soutenu par ses parents et une équipe médicale compétente, il s’est rapproché de l’Université où il suivait des cours du soir jusqu’au jour où il reçoit un appel de son agente d’aide sociale pour lui dire qu’il doit rembourser 9,000 $ parce qu’il s’est inscrit à trois cours par session alors qu’il n’avait pas le droit de s’inscrire à plus de deux cours par session. Il n’a pas volé, il n’a pas fraudé, il ignorait que c’était défendu. Pour une personne ‘schizophrène’ , vivre un stress semblable, rembourser 100 $ par mois, se défendre face à cette bureaucratie, demande énormément d’énergie et perturbe le sommeil autant que le quotidien.
Qui sont ces agents qui annoncent par téléphone une telle nouvelle à une personne atteinte de maladie mentale? Quelle est leur formation, leur compétence pour agir de cette façon? Par son zèle ou une structure administrative, une agente d’aide sociale vient de briser la vie d’un jeune adulte qui essayait de s’en sortir !
Fred a été diagnostiqué ‘schizophrène’ au début de la vingtaine, il a été jugé inapte au travail et il vit de l’aide sociale.
Dans sa famille, il accepte sa médication; il a commencé à suivre des cours à distance qui lui ont permis de décrocher son diplôme au CEGEP, après sept ans de persévérance et d’efforts.
Soutenu par ses parents et une équipe médicale compétente, il s’est rapproché de l’Université où il suivait des cours du soir jusqu’au jour où il reçoit un appel de son agente d’aide sociale pour lui dire qu’il doit rembourser 9,000 $ parce qu’il s’est inscrit à trois cours par session alors qu’il n’avait pas le droit de s’inscrire à plus de deux cours par session. Il n’a pas volé, il n’a pas fraudé, il ignorait que c’était défendu. Pour une personne ‘schizophrène’ , vivre un stress semblable, rembourser 100 $ par mois, se défendre face à cette bureaucratie, demande énormément d’énergie et perturbe le sommeil autant que le quotidien.
Qui sont ces agents qui annoncent par téléphone une telle nouvelle à une personne atteinte de maladie mentale? Quelle est leur formation, leur compétence pour agir de cette façon? Par son zèle ou une structure administrative, une agente d’aide sociale vient de briser la vie d’un jeune adulte qui essayait de s’en sortir !
2010-03-05
RIC… un résilient
Jeune, il souffre de l’alcoolisme de son père qui fait vivre un véritable enfer à sa famille. C’est grâce à la présence aimante de sa mère et de sa grand-mère qu’il est parvenu à garder son équilibre et à ne pas reproduire le modèle paternel. Éric se considère comme un être ‘résilient’, qui a trouvé la force de rebondir face à l’adversité.
A l’école, son physique frêle fait de lui le ‘souffre-douleur’ des autres garçons. Après un certain temps, Ric prend conscience que sa vie doit changer. « Je me souviens du jour où je me suis dit que je voulais être heureux dans la vie. J’ai étudié les faiblesses des ‘forts’ qui m’écrasaient et j’ai appris à me battre avec mes mots. J’ai développé ma force de frappe, oratoire! J’ai compris que je pouvais trouver des réponses pour intimider ceux qui étaient sur mon dos. Et ça a fonctionné ! J’ai intimidé le plus fort de mes bourreaux devant tout le monde et il a cessé de me harceler ».
Lentement Ric reconstruit sa vie et s’améliore à un point tel que c’est lui qui devient la ‘vedette’ de l’école. Il fait rire les autres et surtout, il se porte à la défense de ceux qui subissent le calvaire qu’il a connu. C’ÉTAIT GAGNÉ !
(L’Itinéraire, mars 2010)
Jeune, il souffre de l’alcoolisme de son père qui fait vivre un véritable enfer à sa famille. C’est grâce à la présence aimante de sa mère et de sa grand-mère qu’il est parvenu à garder son équilibre et à ne pas reproduire le modèle paternel. Éric se considère comme un être ‘résilient’, qui a trouvé la force de rebondir face à l’adversité.
A l’école, son physique frêle fait de lui le ‘souffre-douleur’ des autres garçons. Après un certain temps, Ric prend conscience que sa vie doit changer. « Je me souviens du jour où je me suis dit que je voulais être heureux dans la vie. J’ai étudié les faiblesses des ‘forts’ qui m’écrasaient et j’ai appris à me battre avec mes mots. J’ai développé ma force de frappe, oratoire! J’ai compris que je pouvais trouver des réponses pour intimider ceux qui étaient sur mon dos. Et ça a fonctionné ! J’ai intimidé le plus fort de mes bourreaux devant tout le monde et il a cessé de me harceler ».
Lentement Ric reconstruit sa vie et s’améliore à un point tel que c’est lui qui devient la ‘vedette’ de l’école. Il fait rire les autres et surtout, il se porte à la défense de ceux qui subissent le calvaire qu’il a connu. C’ÉTAIT GAGNÉ !
(L’Itinéraire, mars 2010)
2010-03-02
UN EXEMPLE : JOANNIE
(Itinéraire, 15 février 2010)
Joannie s’implique parfois dans des œuvres caritatives, mais l’entraînement prend tout son temps, en vue des Jeux Olympiques 2010 et pour elle vivre sous pression fait partie du métier.
« Si je ne pouvais vivre avec la pression, je ne pourrais pas faire de la compétition de haut niveau. Ma carrière tire à sa fin. Je ne crois pas que je ferai partie d’une troupe professionnelle car je désire reprendre mes études, mon rêve d’enfance c’était de devenir médecin après ma retraite du patinage. Jeune, j’étais studieuse et je travaillais fort pour obtenir les notes. Je suis une personne très prévoyante. Ma vie a tourné autrement, mais j’ai toujours un plan B, si je ne suis pas médecin, je serai pharmacienne.»
Un exemple Joannie? Oui, par sa persévérance, ses efforts constants quand elle était plus jeune et qu’elle voulait poursuivre son rêve, prévoyante au cas où la vie l’amènerait ailleurs et très forte aussi, comme on l’a vue, maintenant que les Jeux Olympiques sont terminés. Joannie, un bel exemple pour les jeunes mais aussi pour tous. Joannie, nous sommes avec toi de tout cœur.
(Itinéraire, 15 février 2010)
Joannie s’implique parfois dans des œuvres caritatives, mais l’entraînement prend tout son temps, en vue des Jeux Olympiques 2010 et pour elle vivre sous pression fait partie du métier.
« Si je ne pouvais vivre avec la pression, je ne pourrais pas faire de la compétition de haut niveau. Ma carrière tire à sa fin. Je ne crois pas que je ferai partie d’une troupe professionnelle car je désire reprendre mes études, mon rêve d’enfance c’était de devenir médecin après ma retraite du patinage. Jeune, j’étais studieuse et je travaillais fort pour obtenir les notes. Je suis une personne très prévoyante. Ma vie a tourné autrement, mais j’ai toujours un plan B, si je ne suis pas médecin, je serai pharmacienne.»
Un exemple Joannie? Oui, par sa persévérance, ses efforts constants quand elle était plus jeune et qu’elle voulait poursuivre son rêve, prévoyante au cas où la vie l’amènerait ailleurs et très forte aussi, comme on l’a vue, maintenant que les Jeux Olympiques sont terminés. Joannie, un bel exemple pour les jeunes mais aussi pour tous. Joannie, nous sommes avec toi de tout cœur.
2010-01-28
D’AMOUR ET DE SOLEIL
Y a-t-il un mot plus beau que le mot AMOUR ? Moi, ce mot m’inspire beaucoup. Durant ma vie, j’en ai reçu assez pour réussir à être bien dans ma peau.
L’amour aide à rendre la journée plus belle. L’objectif principal de ma vie est de réussir à être heureux.
Les personnes à qui je crois avoir donné le plus d’amour ce sont mes parents adoptifs qui se sont occupés de moi quand j’avais entre 4 et 14 ans.
Actuellement je vends un journal de rue et le contact privilégié que j’ai développé au cours des années avec mes clients n’est pas de l’amour mais s’en approche car je m’investis beaucoup dans mon travail auprès d’eux. Mes clients me disent souvent que je suis leur rayon de soleil, ce qui me touche beaucoup. Chose certaine, le soleil brille pour tous, alors que tout le monde ne reçoit pas autant d’amour dans sa vie.
Je remercie mes clients pour leur soutien. Je souhaite que le soleil brille pour eux et qu’ils soient très heureux.
Gilles B. (L’Itinéraire)
Y a-t-il un mot plus beau que le mot AMOUR ? Moi, ce mot m’inspire beaucoup. Durant ma vie, j’en ai reçu assez pour réussir à être bien dans ma peau.
L’amour aide à rendre la journée plus belle. L’objectif principal de ma vie est de réussir à être heureux.
Les personnes à qui je crois avoir donné le plus d’amour ce sont mes parents adoptifs qui se sont occupés de moi quand j’avais entre 4 et 14 ans.
Actuellement je vends un journal de rue et le contact privilégié que j’ai développé au cours des années avec mes clients n’est pas de l’amour mais s’en approche car je m’investis beaucoup dans mon travail auprès d’eux. Mes clients me disent souvent que je suis leur rayon de soleil, ce qui me touche beaucoup. Chose certaine, le soleil brille pour tous, alors que tout le monde ne reçoit pas autant d’amour dans sa vie.
Je remercie mes clients pour leur soutien. Je souhaite que le soleil brille pour eux et qu’ils soient très heureux.
Gilles B. (L’Itinéraire)
2010-01-27
NOS AÎNÉS
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
2010-01-20
AIMER
Aimer c'est s'approcher de la spiritualité. La spiritualité conduit au bonheur et nous aide à évoluer et à réussir tout ce qu'on entreprend.
Récemment, je suis allé à la Mission Bon Accueil; il y avait là, comme bénévoles, des joueurs de football. Ils nous ont adressé la parole. Ils nous ont parlé de leur passé. Certains avaient connu des périodes difficiles, mais ils nous ont dit qu'avec la confiance, la foi, ils ont pu remonter la pente et atteindre leur but.
Voilà un exemple de réussite qui s'est bâti en partie sur leur spiritualité.
Pensée du jour:
« L'amour, cela veut dire aimer les autres, et aimer les autres, c'est chercher à les comprendre. Pourquoi ? Il s'agit là d'une question à laquelle on a la réponse quand on aime.»
Jacques É., camelot
Journal l'Itinéraire
Aimer c'est s'approcher de la spiritualité. La spiritualité conduit au bonheur et nous aide à évoluer et à réussir tout ce qu'on entreprend.
Récemment, je suis allé à la Mission Bon Accueil; il y avait là, comme bénévoles, des joueurs de football. Ils nous ont adressé la parole. Ils nous ont parlé de leur passé. Certains avaient connu des périodes difficiles, mais ils nous ont dit qu'avec la confiance, la foi, ils ont pu remonter la pente et atteindre leur but.
Voilà un exemple de réussite qui s'est bâti en partie sur leur spiritualité.
Pensée du jour:
« L'amour, cela veut dire aimer les autres, et aimer les autres, c'est chercher à les comprendre. Pourquoi ? Il s'agit là d'une question à laquelle on a la réponse quand on aime.»
Jacques É., camelot
Journal l'Itinéraire
Libellés :
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confiance,
spiritualité
2010-01-12

remporte le prix Raymond Dewar
Nous avons l'honneur de présenter Marie-Paule Gagné, ce petit bout de femme que nous appelons la « Mère Teresa du monde de la surdité », comme récipiendaire du Prix Raymond Dewar 2008 (dévouement pour la défense des droits de la communauté sourde).
Marie-Paule est l'avocate des causes qui semblent perdues, se portant à la défense des laissés-pour-compte du monde de la surdité. Sa vie durant, elle a œuvré auprès de la jeunesse sourde pluri handicapée. Préoccupée pendant 40 ans du sort des plus défavorisés, c'est avec empressement et le cœur contagieux de sa joie qu'elle s'est rendue tous les matins à leur rencontre, beau temps mauvais temps, pour accompagner de son sourire et de sa vie de foi ceux et celles qui sont trop souvent oubliés par notre société. Cette religieuse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ne connaîtra jamais le sens du mot RETRAITE. Âgée de 74 ans, elle continue de s'impliquer davantage et annonce, encore et toujours, sa foi en la Jeunesse et en la réussite de la personne humaine sourde. Partout et avec tous, quelles que soient leur situation ou leurs croyances, elle affiche le même sourire, la même cordialité. Inspirée par Mère Gamelin, elle offre la célèbre « Soupe à Marie-Paule » à tous ceux et celles qui se présentent à la porte de la Maison de la Foi. À elle seule, elle y a créé un lieu de fraternité et de bonne entente. Elle fait en sorte que les personnes sourdes soient autonomes et confiantes en leurs dons intérieurs, aspirant à ce qu'elles deviennent ressources les unes pour les autres...
Marie-Paule n'a que des amis dans tous les milieux sourds ou entendants. Elle se porte au secours de chacun avec simplicité. Tous goûtent la paix et la sérénité du cœur à son contact... elle est à l'écoute de tout. Elle franchit toutes les barrières humaines pour accueillir et accompagner les moins bien portants de la communauté sourde, les recommandant à Dieu dans le secret de sa prière constante. Les murs d'indifférence ne tiennent pas avec elle qui ne sombre jamais dans le désespoir. Dans les concours du type de celui-ci, on pourrait oublier les gens simples qui œuvrent dans le secret et l'intimité de leur vie. Il est pourtant de simples personnes qui font plus de bien que les politiciens les plus populaires ou les conférenciers les plus célèbres. Pour les voir, il suffit de baisser les yeux car elles se tiennent, comme Marie-Paule, avec les plus humbles... C'est ce qui témoigne de leur grandeur; ne croyez-vous pas ?
Source: André Lachambre, Maison de la Foi au service du Monde de la Surdité.
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2010-01-10
L'EMPATHIE AVANT LA RÉPARTIE
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
Libellés :
compassion,
partage,
respect
2010-01-04
COURTS TÉMOIGNAGES
Dan : «Quand vous voyez un jeune dans la rue et que vous pensez qu’il vient de la planète Mars, rappelez-vous qu’il vient de votre propre salon. C’est probablement votre enfant.»
Laurence : «Pendant dix ans, j’ai souffert d’un mal de vivre qui m’a poussée à la toxicomanie. J’ai tout essayé, tout fait jusqu’à ce que je tombe enceinte de ma fille qui a aujourd’hui 20 ans. Pour vaincre la dépression, je me suis imaginée une flèche avec une corde, comme une trajectoire de vie que j’aurais lancée et à laquelle je peux toujours m’accrocher quand j’ai l’impression de dévier, de perdre de contrôle.»
Claude : «En prison, j’ai décidé d’écrire des chansons à la lueur d’un lampadaire qui filtrait par ma fenêtre. En prison, on n’est pas autorisé à posséder une chandelle et il est difficile de se les mettre quelque part pour les passer en cachette. J’avais deux possibilités : soit vivre mon temps à la dure ou je m’organisais pour le vivre différemment. Mon choix a été le bon.»
Monique : «Quand je pratique l’écriture de façon assidue, ça débouche inévitablement sur le même territoire que la spiritualité et sur la méditation, c’est-à-dire dans le mystère. Je suis dans le vide tout en étant dans le plein en même temps. Je suis à la recherche d’un sens, il y a quelque chose de sacré et de magique et c’est ce que je vais chercher en moi. Pour moi, écrire est une pratique spirituelle.»
Angèle : «Il y a une chose que je déteste parmi toutes, c’est le mensonge. Les camelots de ce magazine (L’Itinéraire) qui prennent la parole disent des choses dures mais vraies et ça, c’est vraiment unique à ce magazine. Je veux aider ceux qui se sont retrouvés dans une situation extrême.»
Dan : «Quand vous voyez un jeune dans la rue et que vous pensez qu’il vient de la planète Mars, rappelez-vous qu’il vient de votre propre salon. C’est probablement votre enfant.»
Laurence : «Pendant dix ans, j’ai souffert d’un mal de vivre qui m’a poussée à la toxicomanie. J’ai tout essayé, tout fait jusqu’à ce que je tombe enceinte de ma fille qui a aujourd’hui 20 ans. Pour vaincre la dépression, je me suis imaginée une flèche avec une corde, comme une trajectoire de vie que j’aurais lancée et à laquelle je peux toujours m’accrocher quand j’ai l’impression de dévier, de perdre de contrôle.»
Claude : «En prison, j’ai décidé d’écrire des chansons à la lueur d’un lampadaire qui filtrait par ma fenêtre. En prison, on n’est pas autorisé à posséder une chandelle et il est difficile de se les mettre quelque part pour les passer en cachette. J’avais deux possibilités : soit vivre mon temps à la dure ou je m’organisais pour le vivre différemment. Mon choix a été le bon.»
Monique : «Quand je pratique l’écriture de façon assidue, ça débouche inévitablement sur le même territoire que la spiritualité et sur la méditation, c’est-à-dire dans le mystère. Je suis dans le vide tout en étant dans le plein en même temps. Je suis à la recherche d’un sens, il y a quelque chose de sacré et de magique et c’est ce que je vais chercher en moi. Pour moi, écrire est une pratique spirituelle.»
Angèle : «Il y a une chose que je déteste parmi toutes, c’est le mensonge. Les camelots de ce magazine (L’Itinéraire) qui prennent la parole disent des choses dures mais vraies et ça, c’est vraiment unique à ce magazine. Je veux aider ceux qui se sont retrouvés dans une situation extrême.»
2009-12-22
JE CONNAIS LA VALEUR DE L’ARGENT
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
Dany a connu l’adversité de la vie : « Je sais ce que c’est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l’exclusion. Quand j’avais 10 ans, on a fait faillite, je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n’oublierai jamais le soir où un représentant d’Hydro est venu couper l’électricité et n’a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille, dans la cour de l’école on m’appelait ‘faillite’, ça m’a marqué. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. Je suis très sensible aux exclus, c’est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu’un sourire ou une conversation, à quelqu’un qui me tend la main dans la rue, je le fais. »
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
2009-12-15
LE COURAGE DE S’EN SORTIR
Yvon, un camelot pour un journal de rue, traîne un long passé de gambler derrière lui. Après 25 ans à jouer aux courses, il est déterminé à s’en sortir. Yvon a réussi à se détacher de sa dépendance au jeu et à reprendre goût à la vie, il voit désormais la vie d’un œil nouveau.
« En vendant le journal sur la rue j’ai été amené à rencontrer des gens, des familles, des enfants, ça m’a fait réaliser qu’il existait autre chose que les courses de chevaux, que mon besoin d’argent avait remplacé l’amour des chevaux. En attendant les clients, je réfléchis intensément à ma vie et le choix est devenu clair. Pour la 1re fois, j’ai décidé de changer de vie et de faire quelque chose pour moi, j’arrête d’agir pour avoir l’approbation des autres .»
Jérôme et Martine (L’Itinéraire)
Yvon, un camelot pour un journal de rue, traîne un long passé de gambler derrière lui. Après 25 ans à jouer aux courses, il est déterminé à s’en sortir. Yvon a réussi à se détacher de sa dépendance au jeu et à reprendre goût à la vie, il voit désormais la vie d’un œil nouveau.
« En vendant le journal sur la rue j’ai été amené à rencontrer des gens, des familles, des enfants, ça m’a fait réaliser qu’il existait autre chose que les courses de chevaux, que mon besoin d’argent avait remplacé l’amour des chevaux. En attendant les clients, je réfléchis intensément à ma vie et le choix est devenu clair. Pour la 1re fois, j’ai décidé de changer de vie et de faire quelque chose pour moi, j’arrête d’agir pour avoir l’approbation des autres .»
Jérôme et Martine (L’Itinéraire)
2009-11-19
D'UN ACCIDENT À UN P'TIT DEUX
Dans la compagnie de meubles où je travaillais, j'ai perdu 3 doigts. Après cet événement, je me sentais dépressif, je n'avais plus d'énergie pour rien faire. Puis j'ai connu un Journal de rue où je pouvais rendre service en le vendant au coin d'une rue.
J'ai eu l'idée un jour de montrer ma main handicapée où il ne restait que deux doigts, le pouce et le petit doigt: 'Un p'tit deux pour les itinérants Madame'. Ça fait rire les gens.
Aujourd'hui, je remercie le Bon Dieu d'avoir eu cet accident. Grâce à çà, je ne travaille plus dans les shops, enfermé malgré moi dans ces endroits sans fenêtres.
Durant 30 ans, j'ai travaillé fort dans des compagnies de bois et de bureau. Maintenant, je m'amuse beaucoup, je me sens plus libre.
Germain G. (L'Itinaire)
Dans la compagnie de meubles où je travaillais, j'ai perdu 3 doigts. Après cet événement, je me sentais dépressif, je n'avais plus d'énergie pour rien faire. Puis j'ai connu un Journal de rue où je pouvais rendre service en le vendant au coin d'une rue.
J'ai eu l'idée un jour de montrer ma main handicapée où il ne restait que deux doigts, le pouce et le petit doigt: 'Un p'tit deux pour les itinérants Madame'. Ça fait rire les gens.
Aujourd'hui, je remercie le Bon Dieu d'avoir eu cet accident. Grâce à çà, je ne travaille plus dans les shops, enfermé malgré moi dans ces endroits sans fenêtres.
Durant 30 ans, j'ai travaillé fort dans des compagnies de bois et de bureau. Maintenant, je m'amuse beaucoup, je me sens plus libre.
Germain G. (L'Itinaire)
2009-11-07
HUMORISTE DE RUE
En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l’itinérance, le camelot de 54 ans considère qu’il a appris à vivre. «Avant je pensais juste au matériel, un gros char, une grosse maison, sans le savoir l’essentiel me manquait : le respect et l’amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.»
La vie de Michel commence par la mort de sa mère à sa naissance. Il est adopté par une tante et son mari. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup. Il fréquente l’école, devient premier de classe. Plus tard il se marie, divorce, se remarie, divorce de nouveau. Il connaît une dépression fatale. Il déménage en ville, devient une proie facile pour les vendeurs de drogue. Il est empoisonné par une drogue dure et doit être hospitalisé. Quand il en sort, il cesse toute consommation et commence à vendre un journal de rue. Il fait rire les gens. « J’ai découvert que j’avais une force incroyable. Aujourd’hui mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille qui trouve que je suis un meilleur père que lorsqu’elle était petite. »
Michel D. (L’Itinéraire)
En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l’itinérance, le camelot de 54 ans considère qu’il a appris à vivre. «Avant je pensais juste au matériel, un gros char, une grosse maison, sans le savoir l’essentiel me manquait : le respect et l’amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.»
La vie de Michel commence par la mort de sa mère à sa naissance. Il est adopté par une tante et son mari. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup. Il fréquente l’école, devient premier de classe. Plus tard il se marie, divorce, se remarie, divorce de nouveau. Il connaît une dépression fatale. Il déménage en ville, devient une proie facile pour les vendeurs de drogue. Il est empoisonné par une drogue dure et doit être hospitalisé. Quand il en sort, il cesse toute consommation et commence à vendre un journal de rue. Il fait rire les gens. « J’ai découvert que j’avais une force incroyable. Aujourd’hui mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille qui trouve que je suis un meilleur père que lorsqu’elle était petite. »
Michel D. (L’Itinéraire)
2009-09-17
A la rencontre du Dieu Providence
« Elle partit donc et fit comme Elie le lui avait dit, et pendant longtemps ils eurent à manger, lui et elle et le fils» (1 R 17, 15) Dans cette parole de l’Ecriture, Dieu vient en aide à une veuve à la demande du prophète.
Aujourd’hui encore nous avons besoin de la Providence du Seigneur.
Ce fut pour nous une grâce de le laisser agir dans notre vie. Pourtant, nous l’avons réalisé, vivre de Providence ne se fait pas sans effort de notre part…
Notre premier pas avec la Providence s’est manifesté par un choix :
celui d’éduquer nos enfants en ayant un parent à la maison jusqu’à leur entrée à l’école.
En conséquence, nous avons décidé de vivre avec les aléas d’un salaire unique pour la famille. Nous avons donc appris à vivre en fonction de nos besoins réels afin d’éviter d’embarquer dans la spirale de la consommation.
Ensuite, nous avons adopté une attitude d’ouverture et d’accueil envers les petits gestes de charité offerts. Finalement, nous avons choisi d’abandonner nos désirs au Seigneur par la prière, démarche essentielle mais si facile à oublier….
A deux reprise, Jean-Yves a perdu son emploi et ces congédiements coïncidaient avec les deux premières grossesses de Josiane.
La première fois, c’est seulement quelques jours après la naissance de Christophe, après six mois de recherches, que le téléphone a sonné pour une offre d’emploi.
La Providence s’est manifestée puisque cette situation nous a permis d’acheter une maison pour élever notre nouvelle famille.
La deuxième fois, après encore plusieurs mois de recherches, toutes les portes semblaient fermées. Jean-Yves a prié un «Gloire au Père» et a décidé de rester à la maison pour accompagner Josiane dans les dernières semaines de sa grossesse. A 17h00, le soir même, le téléphone a sonné à nouveau…
Ces deux exemples ne sont pas les seuls que nous ayons vécus.
La Providence se manifeste surtout dans les petits événements du quotidien : don de vêtements, aide pour faire de menus travaux à la maison… Cependant, dans notre joie d’accueillir cette simple Providence, le Seigneur nous a donné la grâce d’en vivre des expériences plus grandes.
Nous remarquons souvent que notre joie interpelle ceux qui nous offrent de l’aide. On nous dit : «C’est facile de vous donner, ça vous fait toujours plaisir!»
Pourtant, l’abandon à la Providence n’est pas un laisser-aller. Nous devons faire notre bout de chemin. …C’est à travers cette manière de vivre avec la Providence que nous sommes en mesure de faire la volonté de Dieu. Quelle joie pour nous d’en rendre témoignage!
Josiane Dupont et Jean-Yves Lavoie
(extrait de la revue Le Nic, janvier 2009)
« Elle partit donc et fit comme Elie le lui avait dit, et pendant longtemps ils eurent à manger, lui et elle et le fils» (1 R 17, 15) Dans cette parole de l’Ecriture, Dieu vient en aide à une veuve à la demande du prophète.
Aujourd’hui encore nous avons besoin de la Providence du Seigneur.
Ce fut pour nous une grâce de le laisser agir dans notre vie. Pourtant, nous l’avons réalisé, vivre de Providence ne se fait pas sans effort de notre part…
Notre premier pas avec la Providence s’est manifesté par un choix :
celui d’éduquer nos enfants en ayant un parent à la maison jusqu’à leur entrée à l’école.
En conséquence, nous avons décidé de vivre avec les aléas d’un salaire unique pour la famille. Nous avons donc appris à vivre en fonction de nos besoins réels afin d’éviter d’embarquer dans la spirale de la consommation.
Ensuite, nous avons adopté une attitude d’ouverture et d’accueil envers les petits gestes de charité offerts. Finalement, nous avons choisi d’abandonner nos désirs au Seigneur par la prière, démarche essentielle mais si facile à oublier….
A deux reprise, Jean-Yves a perdu son emploi et ces congédiements coïncidaient avec les deux premières grossesses de Josiane.
La première fois, c’est seulement quelques jours après la naissance de Christophe, après six mois de recherches, que le téléphone a sonné pour une offre d’emploi.
La Providence s’est manifestée puisque cette situation nous a permis d’acheter une maison pour élever notre nouvelle famille.
La deuxième fois, après encore plusieurs mois de recherches, toutes les portes semblaient fermées. Jean-Yves a prié un «Gloire au Père» et a décidé de rester à la maison pour accompagner Josiane dans les dernières semaines de sa grossesse. A 17h00, le soir même, le téléphone a sonné à nouveau…
Ces deux exemples ne sont pas les seuls que nous ayons vécus.
La Providence se manifeste surtout dans les petits événements du quotidien : don de vêtements, aide pour faire de menus travaux à la maison… Cependant, dans notre joie d’accueillir cette simple Providence, le Seigneur nous a donné la grâce d’en vivre des expériences plus grandes.
Nous remarquons souvent que notre joie interpelle ceux qui nous offrent de l’aide. On nous dit : «C’est facile de vous donner, ça vous fait toujours plaisir!»
Pourtant, l’abandon à la Providence n’est pas un laisser-aller. Nous devons faire notre bout de chemin. …C’est à travers cette manière de vivre avec la Providence que nous sommes en mesure de faire la volonté de Dieu. Quelle joie pour nous d’en rendre témoignage!
Josiane Dupont et Jean-Yves Lavoie
(extrait de la revue Le Nic, janvier 2009)
Libellés :
emploi,
lâcher-prise,
Providence
2009-09-14
LA SOUFFRANCE DES AUTRES
Ma voisine a perdu son fils de 16 ans. Une balle dans la tête a eu raison de ce jeune en proie à la détresse. Chaque matin, je la vois prendre sa voiture et la vie continue… Hier elle est passée devant chez nous, le visage hagard, l’esprit absent. Ma conjointe a pu lui glisser un mot à l’oreille. En de pareilles circonstances que dire à une mère dévastée par le chagrin ? La vie ne fournit aucune réponse satisfaisante, seule l’interrogation pèse et mord dans la chair! J’aimerais la prendre dans mes bras avec compassion et prendre sur moi un peu de sa douleur.
La souffrance des autres et la nôtre jouent un rôle important dans une humanité faite pour le progrès, telle une main tendue, un regard rieur, une parole pour embrasser, des membres pour danser, des yeux qui regardent le soleil briller. Là où règne la souffrance, puissions-nous y jeter un peu d’harmonie; là où règne la souffrance des autres, puissions-nous laisser notre cœur frémir de compassion; c’est là que se trouve la réponse à toutes nos questions.
Sylvain-Alex L.
(Revue franciscaine)
Ma voisine a perdu son fils de 16 ans. Une balle dans la tête a eu raison de ce jeune en proie à la détresse. Chaque matin, je la vois prendre sa voiture et la vie continue… Hier elle est passée devant chez nous, le visage hagard, l’esprit absent. Ma conjointe a pu lui glisser un mot à l’oreille. En de pareilles circonstances que dire à une mère dévastée par le chagrin ? La vie ne fournit aucune réponse satisfaisante, seule l’interrogation pèse et mord dans la chair! J’aimerais la prendre dans mes bras avec compassion et prendre sur moi un peu de sa douleur.
La souffrance des autres et la nôtre jouent un rôle important dans une humanité faite pour le progrès, telle une main tendue, un regard rieur, une parole pour embrasser, des membres pour danser, des yeux qui regardent le soleil briller. Là où règne la souffrance, puissions-nous y jeter un peu d’harmonie; là où règne la souffrance des autres, puissions-nous laisser notre cœur frémir de compassion; c’est là que se trouve la réponse à toutes nos questions.
Sylvain-Alex L.
(Revue franciscaine)
Libellés :
compassion,
harmonie,
humanité
2009-09-13
EN FLAGRANT DÉLIT DE MISÉRICORDE
Jean est entré à la prison de Bordeaux, Montréal, en 1969, il y est resté plus de 30 ans. Son crime? Avoir cru à la parole de Jésus : « J’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi ». Il a choisi d’être prêtre et il est devenu aumônier de prison.
Au milieu des détenus, Jean représente le monde spirituel avec une sorte d’influence morale. Les gars sont portés à parler eux-mêmes de religion, souvent pour confier leur détresse, leur souffrance, leur questionnement. Parfois ils disent qu’ils ne prient pas, mais tous les soirs ils LUI parlent avant de se coucher, parce que prier pour eux c’est réciter des formules. Pour Jean, ce sont des pauvres qui ont un immense besoin de miséricorde. Célébrer la messe en prison donne tout son sens au mot ‘miséricorde’, ils sont disponibles à accueillir ce message.
Le plus important c’est de garder le lien, dit-il, même quand on condamne ce qu’une personne peut faire. Notre Seigneur se tenait avec des gens tout croches, ne les jugeait pas, ne les condamnait pas.
Jean s’occupe aujourd’hui de Oasis Liberté, un lieu de rencontre pour ex-détenus qui veulent poursuivre un cheminement spirituel.
(Extrait de Le Nic, septembre 2006)
Jean est entré à la prison de Bordeaux, Montréal, en 1969, il y est resté plus de 30 ans. Son crime? Avoir cru à la parole de Jésus : « J’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi ». Il a choisi d’être prêtre et il est devenu aumônier de prison.
Au milieu des détenus, Jean représente le monde spirituel avec une sorte d’influence morale. Les gars sont portés à parler eux-mêmes de religion, souvent pour confier leur détresse, leur souffrance, leur questionnement. Parfois ils disent qu’ils ne prient pas, mais tous les soirs ils LUI parlent avant de se coucher, parce que prier pour eux c’est réciter des formules. Pour Jean, ce sont des pauvres qui ont un immense besoin de miséricorde. Célébrer la messe en prison donne tout son sens au mot ‘miséricorde’, ils sont disponibles à accueillir ce message.
Le plus important c’est de garder le lien, dit-il, même quand on condamne ce qu’une personne peut faire. Notre Seigneur se tenait avec des gens tout croches, ne les jugeait pas, ne les condamnait pas.
Jean s’occupe aujourd’hui de Oasis Liberté, un lieu de rencontre pour ex-détenus qui veulent poursuivre un cheminement spirituel.
(Extrait de Le Nic, septembre 2006)
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compassion,
miséricorde,
spiritualité
2009-09-11
Voici un court témoignage qui m'a fait prendre conscience qu'une situation difficile peut souvent nous amener à décupler nos énergies pour aider les autres.
Après avoir perdu mon emploi comme aide-bibliothécaire à Montréal à la suite d'une surmédicalisation liée à la maniaco-dépression et à de fortes angoisses, je n'étais plus fonctionnel. Mon état physique aurait dû me donner droit à l'assurance-salaire prévue par mon assureur, mais mon employeur et mon médecin ont précipité mon retour au travail une semaine seulement après ma sortie de l'hôpital psychiatrique. J'ai été congédié peu après et j'ai pu dire bye-bye à l'assurance-salaire.
Je me suis alors senti démuni et sans recours. C'est la raison pour laquelle je me suis impliqué dans Action Autonomie afin de défendre d'autres personnes subissant le même sort. Cet organisme peut vous aider et m'aurait certainement été d'un grand secours.
Continuez à nous encourager, les camelots' car notre état de santé est souvent précaire.
Benoît
(Itinéraire, 15 mai 2009)
Après avoir perdu mon emploi comme aide-bibliothécaire à Montréal à la suite d'une surmédicalisation liée à la maniaco-dépression et à de fortes angoisses, je n'étais plus fonctionnel. Mon état physique aurait dû me donner droit à l'assurance-salaire prévue par mon assureur, mais mon employeur et mon médecin ont précipité mon retour au travail une semaine seulement après ma sortie de l'hôpital psychiatrique. J'ai été congédié peu après et j'ai pu dire bye-bye à l'assurance-salaire.
Je me suis alors senti démuni et sans recours. C'est la raison pour laquelle je me suis impliqué dans Action Autonomie afin de défendre d'autres personnes subissant le même sort. Cet organisme peut vous aider et m'aurait certainement été d'un grand secours.
Continuez à nous encourager, les camelots' car notre état de santé est souvent précaire.
Benoît
(Itinéraire, 15 mai 2009)
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encouragement,
organisme
2009-06-25
DES GENS DE LA RUE à l'hôpital
Un jour, un type que je connais et qui est pauvre est entré à l'urgence d'un hôpital pour y subir un lavement d'estomac, il est connu des membres de l'hôpital et on ne lui a pas offert les services qu'il était en droit de recevoir.
Il y a quelques mois, j'y suis allé moi-même pour une prise de sang et on ne m'a pas désinfecté avant de me piquer.
J'ai l'impression que certaines personnes, parmi le personnel des hôpitaux, continuent à entretenir des préjugés à l'endroit des pauvres, des assistés sociaux, des gens de la rue, car ils n'ont souvent plus de famille, donc personne, aucun témoin pour les défendre si l'hôpital ne les soigne pas comme elle le devrait.
Mon ami aurait dû susciter plus de compassion de la part du personnel hospitalier. Moi aussi j'ai été mal reçu à plusieurs reprises.
Si des médecins, des innfirmières, des techniciens de laboratoire me lisent, j'espère qu'ils prendront ce message au sérieux.
Jacques (Revue l'Itinéraire)
Libellés :
compassion,
justice,
pauvres
2009-06-17
FALLAIT-IL QUE JE DEVIENNE SOURDE POUR ENTENDRE?
Titre du volume écrit par A.Paquin.
En débutant l'écriture de ce livre, il n'était qu'une bouée de sauvetage, dans l'espoir qu'avec un effort constant je garderais mon équilibre intérieur, car à l'extérieur, il était absent à cause de ma surdité. Par ce moyen, je croyais faire le vide, oublier, mais le contraire s'est alors produit. Ce temps de silence et ces écrits m'ont plongée dans un face-à-face avec moi-même et je me suis retrouvée dans des zones insoupçonnées, des facettes inconnues jusqu'à ce jour, comme devant un miroir qui reflète trop bien nos états d'âme.
La recherche d'un sens à ma vie comme à tâtons, à travers des questionnements sans réponses. Mes cris se sont orientés vers d'autres attentes. J'ai trouvé un sens à la souffrance qui m'habitait, mais sans pour autant qu'elle en soit allégée. J'ai connu un moment de grâce, et c'est à travers un regard de foi que j'ai pu laisser un Autre prendre place dans mon silence. Cet Autre a pris la gouverne de ma vie. Un sentiment de confiance a commencé à germer, une espèce d'abandon a pu naître en moi, celui de l'enfant qui s'émerveille. Et une certaine paix s'est établie.
Titre du volume écrit par A.Paquin.
En débutant l'écriture de ce livre, il n'était qu'une bouée de sauvetage, dans l'espoir qu'avec un effort constant je garderais mon équilibre intérieur, car à l'extérieur, il était absent à cause de ma surdité. Par ce moyen, je croyais faire le vide, oublier, mais le contraire s'est alors produit. Ce temps de silence et ces écrits m'ont plongée dans un face-à-face avec moi-même et je me suis retrouvée dans des zones insoupçonnées, des facettes inconnues jusqu'à ce jour, comme devant un miroir qui reflète trop bien nos états d'âme.
La recherche d'un sens à ma vie comme à tâtons, à travers des questionnements sans réponses. Mes cris se sont orientés vers d'autres attentes. J'ai trouvé un sens à la souffrance qui m'habitait, mais sans pour autant qu'elle en soit allégée. J'ai connu un moment de grâce, et c'est à travers un regard de foi que j'ai pu laisser un Autre prendre place dans mon silence. Cet Autre a pris la gouverne de ma vie. Un sentiment de confiance a commencé à germer, une espèce d'abandon a pu naître en moi, celui de l'enfant qui s'émerveille. Et une certaine paix s'est établie.
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abandon,
confiance,
souffrance,
surdité
2009-06-12
DUR DE VIVRE DANS LA RUE
Bonjour ! Mon nom est Ghislain et je suis camelot pour un journal de rue. Pendant 10 ans, j’ai travaillé à mon compte dans l’entretien ménager, mais j’ai tout perdu à cause de la récession.
Je me suis retrouvé à la rue et je dors dans la rue. C’est dur pour mon orgueil, car avant de tout perdre, j’avais tout : ma maison, ma compagnie. Je ne manquais jamais d’argent.
Maintenant je n’ai plus rien et je me retrouve sans le sou. Je ne veux pas recevoir d’aide sociale, je me cherche donc un travail. Cependant, quand je dis aux employeurs que je dors dans la rue, ils ont des réticences; c’est difficile de me trouver un emploi et sans emploi, pas de logement. Je me trouve dans un cercle vicieux.
J’essaie de survivre en vendant un journal de rue et j’aime ça, car je suis en contact avec le public et j’aime voir du monde.
Je garde espoir et je confie ma vie à mon Dieu d’amour. Je vous souhaite une bonne journée.
(Du journal l’Itinéraire, mai 2009)
Bonjour ! Mon nom est Ghislain et je suis camelot pour un journal de rue. Pendant 10 ans, j’ai travaillé à mon compte dans l’entretien ménager, mais j’ai tout perdu à cause de la récession.
Je me suis retrouvé à la rue et je dors dans la rue. C’est dur pour mon orgueil, car avant de tout perdre, j’avais tout : ma maison, ma compagnie. Je ne manquais jamais d’argent.
Maintenant je n’ai plus rien et je me retrouve sans le sou. Je ne veux pas recevoir d’aide sociale, je me cherche donc un travail. Cependant, quand je dis aux employeurs que je dors dans la rue, ils ont des réticences; c’est difficile de me trouver un emploi et sans emploi, pas de logement. Je me trouve dans un cercle vicieux.
J’essaie de survivre en vendant un journal de rue et j’aime ça, car je suis en contact avec le public et j’aime voir du monde.
Je garde espoir et je confie ma vie à mon Dieu d’amour. Je vous souhaite une bonne journée.
(Du journal l’Itinéraire, mai 2009)
2009-06-07
JACQUELINE: LA LONGÉVITÉ D'UNE BÉNÉVOLE
Jacqueline, une charmante octogénaire, donne son temps à l'accueil de la Maison du Père depuis 32 ans. Au cours des années, Jacqueline a occupé plusieurs fonctions, notamment à l'accueil et à la cuisine. A ses débuts, les moyens de l'organisme étaient rudimentaires. Au-delà de tout, ce qui a incité Jacqueline à poursuivre son bénévolat à la Maison du Père, c'est la relation humaine qu'elle a développée au fil du temps avec les itinérants. "Je ne les juge pas, je les accepte tels qu'ils sont. J'en rencontre de tous les milieux, des-ex-prisonniers jusqu'à des ex-avocats ou des ex-médecins. Ils ont souvent un grand besoin de parler et je les écoute", explique-t-elle. Jacqueline déplore l'indifférence de certaines personnes face au phénomène grandissant de l'itinérance. "Il faut les aimer tels qu'ils sont et sans condition, sinon rien n'est possible!" Cette lumineuse bénévole n'est certainement pas prête à abandonner les plus démunis: " La Maison du Père, c'est mon université. J'y ai beaucoup appris sur moi-même, sur les êtres humains et j'y apprends toujours", confie-t-elle.
(Journal l'Itinéraire)
Jacqueline, une charmante octogénaire, donne son temps à l'accueil de la Maison du Père depuis 32 ans. Au cours des années, Jacqueline a occupé plusieurs fonctions, notamment à l'accueil et à la cuisine. A ses débuts, les moyens de l'organisme étaient rudimentaires. Au-delà de tout, ce qui a incité Jacqueline à poursuivre son bénévolat à la Maison du Père, c'est la relation humaine qu'elle a développée au fil du temps avec les itinérants. "Je ne les juge pas, je les accepte tels qu'ils sont. J'en rencontre de tous les milieux, des-ex-prisonniers jusqu'à des ex-avocats ou des ex-médecins. Ils ont souvent un grand besoin de parler et je les écoute", explique-t-elle. Jacqueline déplore l'indifférence de certaines personnes face au phénomène grandissant de l'itinérance. "Il faut les aimer tels qu'ils sont et sans condition, sinon rien n'est possible!" Cette lumineuse bénévole n'est certainement pas prête à abandonner les plus démunis: " La Maison du Père, c'est mon université. J'y ai beaucoup appris sur moi-même, sur les êtres humains et j'y apprends toujours", confie-t-elle.
(Journal l'Itinéraire)
2009-06-04
Un droit au cri
La maladie comporte son lot d'inconvénients et d'inquiétudes: autant
La maladie comporte son lot d'inconvénients et d'inquiétudes: autant
pour la personne atteinte que pour ses proches, il n'est pas toujours
facile d'affronter la situation. Lors d'un échange entre personnes
malades dans un établissement de santé, Raymonde raconte:
«J'ai l'impression que les gens ont parfois peur de nous visiter,
qu'ils nous fuient, et ça fait mal.» Claude ajoute: «C'est sûr que si c'est
pour être seulement pris en pitié, ce n'est pas ça qui va me remonter
pour être seulement pris en pitié, ce n'est pas ça qui va me remonter
le moral!»
Une autre avance l'hypothèse: «Peut-être se sentent-ils aussi
impuissants que nous dans ce qui nous arrive, peut-être ont-ils
peur de ce que cela peut éveiller en eux!» Il est fort
possible que nos peurs soient liées à nos propres blessures.
Elles peuvent nous hanter comme elles peuvent devenir une
chance d'épanouissement et une occasion de rencontre authentique
avec Dieu.
Et si Dieu était à la fois inutile et essentiel ! Et si cette guérison prenait
Et si Dieu était à la fois inutile et essentiel ! Et si cette guérison prenait
une forme inattendue, et si cette guérison touchait mes profondeurs…
Charles, lui, reçoit de nombreuses visites de parents et amis :
« Moi, ils me prennent comme je suis, ils sont juste là. Ils sont
contents de me voir et moi aussi. » Ëtre là, juste là avoir le goût
de la rencontre avec l’autre. Pas de scénario préparatoire à se faire,
plus besoin d’empêcher l’autre de pleurer, ou de se retenir de rire,
seulement être présent et laisser aller la vie… voilà un contrat à la fois
simple et exigeant, puisqu’il demande un un accueil de ce qui se vit
et une présence à l’autre.
Alain Dompierre
Alain Dompierre
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compassion,
maladie,
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2009-05-22
Vivre à l'Arche!L’environnement familial des communautés de l'Arche permet aux personnes ayant une déficience intellectuelle de créer un foyer, de développer leurs talents, de construire des amitiés ou, tout simplement de profiter pleinement de la vie. Les personnes ayant une déficience intellectuelle peuvent nous surprendre. Il est d'ailleurs fréquent que leur sensibilité et leur ouverture enrichissent et rassemblent les personnes qu'elles côtoient. En voici un exemple:
"En vieillissant, je réalise que le fait d'avoir vécu avec des personnes ayant un handicap de développement a eu une influence profonde et fondamentale sur ma façon de vivre l'Évangile.
Le message est simple mais en même temps dificile à vivre et à intégrer dans mes relations avec les autres. J'ai la chance d'avoir eu tant de guides.
Ce message est simple, c'est que chacun d'entre nous est fondamentalement aimé de Dieu, que chacun d'entre nous est profondément aimable, que nous sommes les bien-aimés de Dieu, c'est la vérité de l'être chrétien. Rien ne changera cette réalité.
J'ai découvert et je continue à découvrir cette vérité chaque jour quand je suis accueilli et célébré les bras ouverts par des personnes que l'on considère brisées, limitées et vulnérables."
Raphaël, L'Arche, Ottawa.
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