Évelyne, 8 ans, était orpheline et les personnes qui s’en occupaient étaient devenues très pauvres. Mais Évelyne restait joyeuse et elle avait beaucoup d’imagination. A quelques jours de Noël, un incendie détruisit la maison de son père adoptif, il n’avait pas d’assurance et toute la famille se retrouva à la rue.
Le père adoptif d’Évelyne lui dit que le Père Noël n’existait pas et que, cette année, elle n’aurait pas de cadeaux. Et si c’était moi le Père Noël, se dit la fillette, je pourrais vendre du chocolat et acheter des polichinelles ou des soldats de bois pour les distribuer aux enfants de l’orphelinat.
Son père adoptif était d’accord avec le projet d’Évelyne; alors elle alla donc à la confiserie Chez Armand pour qu’on lui avance le chocolat. Elle vendrait ses produits dans la rue et les passants l’encourageraient en la voyant avec la tuque du Père Noël !
Elle était courageuse, Évelyne, et avec son enthousiasme, elle avait le don de séduire la foule. Autant qu’elle se fit un petit surplus! Elle put acheter les cadeaux, qu’elle emballa dans du papier froissé et du ruban pour les offrir à ses compagnes de l’orphelinat. Elle dit au Directeur de l’école qu’elle voudrait remplacer le Père Noël et distribuer aux autres enfants les joujoux qu’elle avait achetés et emballés elle-même. Le Directeur fut touché et il répondit :
Fillette, avec cet air là et venant d’une petite fille
qui ne manque pas d’audace et de courage,
je ne peux refuser ta demande.
Je me ferai un plaisir
d’inscrire sur ma liste les noms de tous les enfants,
sans en oublier un seul.
Le Noël de l’orphelinat fut un jour magique grâce à Évelyne et à son don du partage. La petite fille se rendit compte que donner était pour elle la chose la plus merveilleuse et elle pensait déjà à la surprise qu’elle allait préparer l’année suivante.
Joyeux Noël à vous toutes !
Publié par Th.Drainville
Avec autorisation de l'Itinéraire
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2015-12-17
2015-11-20
UN FONDS POUR LES ÉCOLES
Julie, 16 ans, meurt d’un arrêt cardio-respiratoire, alors qu’elle suit un cours d’éducation physique, à la Polyvalente qu’elle fréquente. Il n’y avait aucun appareil dans l’école pour la sauver.
Marie-Hélène, une amie de Julie, décide d’agir. Avec d’autres amies, elle établit une Fondation pour munir les écoles d’éducation physique d’un DEA (défibrillateur externe automatisé). Sauver une vie, ne serait-ce qu’une vie ce serait déjà bien.
Les amies nomment la Fondation du nom de Julie. Grâce à plusieurs activités qui riment avec ‘berce-o-thon’, elles réussissent à recueillir la somme de 15 000 $. À court terme, les jeunes filles souhaitent équiper trois écoles. À long terme, elles voudraient que toutes les écoles soient munies d’un DEA et qu’une formation simple soit donnée aux étudiants, pour bien manipuler ce genre d’instrument.
Selon la Fondation des maladies du cœur, l’utilisation d’un DEA, en association avec la réanimation cardiorespiratoire, augmenterait de 75% ou plus les chances de survie à un arrêt cardiaque.
Marie-Hélène et ses amies ont compris que ‘’ça devrait être une priorité d’en avoir dans les écoles, où il y a tellement de gens, les DEA ont fait leurs preuves’’.
Bravo pour cette bonne idée de sauver des vies dans les écoles!
(Journal Métro, novembre 2015, extraits)
Marie-Hélène, une amie de Julie, décide d’agir. Avec d’autres amies, elle établit une Fondation pour munir les écoles d’éducation physique d’un DEA (défibrillateur externe automatisé). Sauver une vie, ne serait-ce qu’une vie ce serait déjà bien.
Les amies nomment la Fondation du nom de Julie. Grâce à plusieurs activités qui riment avec ‘berce-o-thon’, elles réussissent à recueillir la somme de 15 000 $. À court terme, les jeunes filles souhaitent équiper trois écoles. À long terme, elles voudraient que toutes les écoles soient munies d’un DEA et qu’une formation simple soit donnée aux étudiants, pour bien manipuler ce genre d’instrument.
Selon la Fondation des maladies du cœur, l’utilisation d’un DEA, en association avec la réanimation cardiorespiratoire, augmenterait de 75% ou plus les chances de survie à un arrêt cardiaque.
Marie-Hélène et ses amies ont compris que ‘’ça devrait être une priorité d’en avoir dans les écoles, où il y a tellement de gens, les DEA ont fait leurs preuves’’.
Bravo pour cette bonne idée de sauver des vies dans les écoles!
(Journal Métro, novembre 2015, extraits)
2015-10-01
JE VEUX APPRENDRE À AIMER
Cybelle a quitté l’école très jeune. Elle est inscrite depuis un an à l’Atelier des Lettres qui a pour mission l’alphabétisation des adultes.
« Mon nom
est Cybelle, ma mère a étudié pour devenir psychologue. Elle voyageait beaucoup et j’étais souvent
laissée à moi-même. Je déménageais
chaque année et je devais changer d’école.
Au début, j’étais bonne et assidue à l’école, j’ai même gagné des prix. Mais au bout d’un moment, j’ai estimé que
j’apprenais mieux toute seule et j’ai décidé de quitter l’école à l’âge de 16
ans, pour travailler et aller vers les autres.
J’ai
maintenant un fils qui m’a été arraché. Je voulais cet enfant, mais je n’ai pas
su m’exprimer assez bien pour qu’on comprenne que je le voulais et qu’il était désiré.
Après avoir
accouché de mon 2e fils, je suis devenue dépressive et je ne pouvais
pas vraiment m’en sortir. Maintenant
j’essaie de faire le bien autour de moi.
J’apprends à écouter et à mettre le doigt sur quelque chose de concret,
de positif.
L’an passé,
je me suis inscrite à l’Atelier des Lettres et j’aimerais m’inscrire de nouveau
cette année. J’aime l’école pour ce
qu’on y trouve. Il y a des activités
comme des sorties à la bibliothèque, etc… Il y a aussi les amis et les liens
que l’on y développe dans le but de se construire un bel avenir.
Aujourd’hui,
je me dois d’être forte pour la famille et les gens que j’aime, qui
m’entourent. Je veux apprendre à AIMER
et à me faire respecter le plus possible.
La vie est belle et je suis Cybelle. »
(Publié par Th.Dr. avec l'autorisation de l'Itinéraire)
2014-09-08
BEAU TÉMOIGNAGE DE COURTOISIE
Sandrine et Didier, deux français
venus d’un tout petit village de
Bourgogne, témoignent d’une expérience difficile qui connut pourtant une fin
heureuse.
«Nous rêvions de voyager au
Canada depuis longtemps et nous sommes venus visiter Montréal pour la première
fois. Le séjour fut meilleur que tout
ce que nous aurions pu espérer, notamment grâce à la courtoisie peu commune et à la générosité de la part d’un musicien du métro.
Dès le début, nous nous sommes sentis perdus dans le
métro, incapables de trouver la façon de nous rendre au Biodôme. Nous avons fait plusieurs essais dans les
longs couloirs d’une importante bouche de métro. Sans succès!
Un saxophoniste qui jouait dans
la station a remarqué notre confusion et nous a interceptés entre deux morceaux
de jazz en nous disant gentiment : ‘’Vous cherchez quelque chose,
pourrais-je vous aider’’? Comme nous
devions avoir l’air soulagé, il rangea son instrument dans son étui et a pris
le temps de nous accompagner à une carte du réseau du métro de Montréal et de
nous expliquer où aller et comment transférer de ligne de métro. En plus, il
nous a recommandé une panoplie d’endroits à visiter, tous plus charmants les
uns que les autres.
Il va sans dire que notre séjour
à Montréal fut mémorable grâce à la générosité des gens comme ce musicien du
métro. Nous espérons revenir très
bientôt!»
Lu dans le journal l’Itinéraire
(publié avec autorisation)
2014-09-01
EN SOUVENIR DE SŒUR ESTELLE LAUZON, s.p.
Sœur Estelle est décédée, de façon violente, au matin du 13 août 2007, mais ce témoignage, d’un de ses protégés de l’Auberge, fait remonter des souvenirs à nos mémoires.
À l’Auberge de l’Étoile, qu’elle
avait dirigé avec un Missionnaire des Saints Apôtres, X faisait son entrée comme
résidant; pour lui l’Auberge était un souffle d’accueil, de charité,
d’espérance, de partage et d’amour.
Son séjour fut une expérience
enrichissante de communion fraternelle.
Souffrant à son arrivée, confus, apeuré, tremblant au-dedans, on lui a
tendu la main.
«À l’Auberge c’était comme une
union, une communion, une expérience de vie partagée dans la foi, dans une
ouverture d’esprit hors du commun. Il
ne peut y avoir que l’Amour véritable à la source même de cette union
formidable et incomparable. Des liens
solides d’amitié se sont créés, dans nos cœurs, dans nos vies. C’est une grande reconnaissance qui
m’habite. J’ai quitté l’Auberge de l’Étoile en pensant que nous avons tous une
lumière, une petite étoile qui brille, qui luit au fond de nos cœurs»!
X
2008-03-10
DES PASSAGERS SANS VALISE
Michel est un chauffeur d’autobus pas comme les autres. Sa clientèle est celle des sans-abri, donc sans-valise. Son circuit est celui des rues du centre-ville de Montréal. Son terminus est l’un des refuges où les sans-abri peuvent trouver un gîte pour la nuit. C’est là qu’il dépose ses clients sans-valise. Tous les soirs, de décembre à fin mars, Michel sillonne les rues du Centre-Sud et du Centre-ville, il fait la navette entre 4 maisons pour sans-abri, il fait monter ses clients transis par le froid et le vent.
Michel est un chauffeur d’autobus pas comme les autres. Sa clientèle est celle des sans-abri, donc sans-valise. Son circuit est celui des rues du centre-ville de Montréal. Son terminus est l’un des refuges où les sans-abri peuvent trouver un gîte pour la nuit. C’est là qu’il dépose ses clients sans-valise. Tous les soirs, de décembre à fin mars, Michel sillonne les rues du Centre-Sud et du Centre-ville, il fait la navette entre 4 maisons pour sans-abri, il fait monter ses clients transis par le froid et le vent.
«On ne peut les laisser dehors à -20° »
Beau témoignage de compassion !
(Revue de Presse, Quart-Monde)
Beau témoignage de compassion !
(Revue de Presse, Quart-Monde)
2007-11-07
UN HOMME ZEN…
un homme de cœur
Je garde des souvenirs précis de mon enfance : la bénédiction du Jour de l’An, la prière avant les repas, après la communion, le silence : j’étais un contemplatif.
J’avais une tante religieuse, en France, la petite sœur des pauvres. J’aimais les rassemblements au collège. Devenu adulte, j’ai décroché.
Plus tard, j’ai lu L’art du Bonheur, du Dalaï-Lama, ça m’a éveillé, ce livre m’a touché au cœur, ce fut comme si je revenais à la maison après un long voyage.
Tout cela aurait pu rester une belle lecture, mais quand j’ai commencé à appliquer les principes de générosité, de patience, de compassion, j’ai vu les résultats.
J’ai aussi lu des livres sur la méditation et j’ai échangé avec une jeune fille, Isabelle, atteinte d’un cancer. Ce fut un coup de foudre entre deux âmes!
Des choses se sont alors mises en place : continuer à travailler 80 heures par semaine? me gonfler de gloire? ou revenir à des valeurs essentielles? Avec Isabelle j’ai compris que je voulais faire de la place au bénévolat et à une démarche dans ma vie.
Maintenant, je fais la formation de bénévoles avec LEUCAN pour accompagner des jeunes en fin de vie. ‘Il y a beaucoup d’amour et de paix dans la mort et la maladie.’
J.M.Lapointe
un homme de cœur
Je garde des souvenirs précis de mon enfance : la bénédiction du Jour de l’An, la prière avant les repas, après la communion, le silence : j’étais un contemplatif.
J’avais une tante religieuse, en France, la petite sœur des pauvres. J’aimais les rassemblements au collège. Devenu adulte, j’ai décroché.
Plus tard, j’ai lu L’art du Bonheur, du Dalaï-Lama, ça m’a éveillé, ce livre m’a touché au cœur, ce fut comme si je revenais à la maison après un long voyage.
Tout cela aurait pu rester une belle lecture, mais quand j’ai commencé à appliquer les principes de générosité, de patience, de compassion, j’ai vu les résultats.
J’ai aussi lu des livres sur la méditation et j’ai échangé avec une jeune fille, Isabelle, atteinte d’un cancer. Ce fut un coup de foudre entre deux âmes!
Des choses se sont alors mises en place : continuer à travailler 80 heures par semaine? me gonfler de gloire? ou revenir à des valeurs essentielles? Avec Isabelle j’ai compris que je voulais faire de la place au bénévolat et à une démarche dans ma vie.
Maintenant, je fais la formation de bénévoles avec LEUCAN pour accompagner des jeunes en fin de vie. ‘Il y a beaucoup d’amour et de paix dans la mort et la maladie.’
J.M.Lapointe
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