Évelyne, 8 ans, était orpheline et les personnes qui s’en occupaient étaient devenues très pauvres. Mais Évelyne restait joyeuse et elle avait beaucoup d’imagination. A quelques jours de Noël, un incendie détruisit la maison de son père adoptif, il n’avait pas d’assurance et toute la famille se retrouva à la rue.
Le père adoptif d’Évelyne lui dit que le Père Noël n’existait pas et que, cette année, elle n’aurait pas de cadeaux. Et si c’était moi le Père Noël, se dit la fillette, je pourrais vendre du chocolat et acheter des polichinelles ou des soldats de bois pour les distribuer aux enfants de l’orphelinat.
Son père adoptif était d’accord avec le projet d’Évelyne; alors elle alla donc à la confiserie Chez Armand pour qu’on lui avance le chocolat. Elle vendrait ses produits dans la rue et les passants l’encourageraient en la voyant avec la tuque du Père Noël !
Elle était courageuse, Évelyne, et avec son enthousiasme, elle avait le don de séduire la foule. Autant qu’elle se fit un petit surplus! Elle put acheter les cadeaux, qu’elle emballa dans du papier froissé et du ruban pour les offrir à ses compagnes de l’orphelinat. Elle dit au Directeur de l’école qu’elle voudrait remplacer le Père Noël et distribuer aux autres enfants les joujoux qu’elle avait achetés et emballés elle-même. Le Directeur fut touché et il répondit :
Fillette, avec cet air là et venant d’une petite fille
qui ne manque pas d’audace et de courage,
je ne peux refuser ta demande.
Je me ferai un plaisir
d’inscrire sur ma liste les noms de tous les enfants,
sans en oublier un seul.
Le Noël de l’orphelinat fut un jour magique grâce à Évelyne et à son don du partage. La petite fille se rendit compte que donner était pour elle la chose la plus merveilleuse et elle pensait déjà à la surprise qu’elle allait préparer l’année suivante.
Joyeux Noël à vous toutes !
Publié par Th.Drainville
Avec autorisation de l'Itinéraire
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2015-12-17
2014-03-18
IL ME MANQUAIT 25 cents
Quand mon mari est mort,je me suis retrouvée toute seule pour m'occuper de tout, j'ai été mal conseillée et j'ai perdu notre maison. J'ai fini par déménager à Montréal pour travailler au salaire minimum dans un restaurant.
Un soir, en rentrant du travail vers 23 heures, au métro, je fouillais dans ma sacoche pour payer le prix du billet, il me manquait 25 cents. Il y avait un homme qui me suivait, j'étais nerveuse, croyant qu'il s'impatientait. Il s'est penché vers moi pour me dire: '' Prenez votre temps madame, vous n'êtes pas la seule à en arracher'' et en même temps, il me mettait quelque chose dans la main en me disant ''c'est tout ce que j'ai '' et il est parti à l'autre bout du quai. J'ai regardé combien il m'avait donné: 17$. Pour moi, c'était comme s'il m'avait donné 17 000$. Ne voulant pas le gêner, je ne l'ai pas remercié, je le fais aujourd'hui, je profite de ces pages pour lui dire MERCI.
S.Lalonde
(Extrait du journal L'Itinéraire,
Publié avec autorisation)
2013-04-24
ANDRÉ, l’homme sans enfance
Son parcours de vie est digne d’un scénario hollywoodien rempli d’obstacles que l’homme sans enfance a réussi à franchir.
«À 7 ans, j’étais responsable de deux adultes malades, du loyer, des comptes, des rendez-vous chez le médecin»…
À 14 ans, André quitte l’école. Il se révolte contre son père qui l’a battu. «C’est un père qu’un enfant n’aimerait pas avoir», dit André.
Adolescent, il travaillait à temps plein comme camionneur pour une compagnie de transport. Il a traversé le Canada et les États-Unis jusqu’au Mexique.
André a connu la mafia et la drogue. Après son passage dans ce milieu, il se réfugie à Québec, il décide de suivre une thérapie qui lui permet de faire ses premiers pas vers une nouvelle vie.
Il rencontre Johanne, une femme souriante qui ne connaît pas le monde criminalisé. D’un monde de violence, de haine, d’action et de vengeance, il a réussi à passer à une vie pleine d’amour, de partage et de tranquillité. ..
«Je suis allé chez le docteur, il me reste un an à vivre, mes reins ne fonctionnent plus», confie-t-il avant de dire «merci et à bientôt.»
Sarah E. (Lu dans l’Itinéraire, publié avec autorisation)
2011-07-21
UN SENTIMENT DE GRANDE JOIE
Gilles est camelot et il témoigne de sa joie à rencontrer les gens en essayant de communiquer sa joie de les voir.
« Ce sont de courts échanges : nous parlons de sport, de la fièvre du hockey qui nous anime. Je suis quelqu’un qui aime le monde mais aussi je me mêle de mes affaires. Je suis discret et je m’organise pour que mes affaires aillent bien.
En somme, j’essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes de tous les jours comme un sourire, un bonheur. Nous sommes responsables de notre propre bonheur en voyant à ses affaires.
L’échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de l’Itinéraire que je rencontre chaque matin. Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie. Merci à tous. »
« Ce sont de courts échanges : nous parlons de sport, de la fièvre du hockey qui nous anime. Je suis quelqu’un qui aime le monde mais aussi je me mêle de mes affaires. Je suis discret et je m’organise pour que mes affaires aillent bien.
En somme, j’essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes de tous les jours comme un sourire, un bonheur. Nous sommes responsables de notre propre bonheur en voyant à ses affaires.
L’échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de l’Itinéraire que je rencontre chaque matin. Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie. Merci à tous. »
2011-04-02
LYNE… EN PLEIN CŒUR
Lyne a perdu la 'carte' et, en conséquence, la garde de son fils. Elle voulait mourir !
«J’ai fait au moins 25 overdoses. Je faisais tout pour crever. J’ai été en psychiatrie et j’ai fait de la prison. Il me manque juste la morgue.»
Lyne a suivi plusieurs thérapies, cures de désintoxication et rechutes aussi, mais c’est la prison qui lui a sauvé la vie, parce que sans ça, « j’aurais fini par faire mon dernier fixe.»
AU BOUT DU TUNNEL
«Chez nous, on était laissés à nous-mêmes. Lorsque mon père battait ma mère, je me cachais dans le garde-robe avec mon frère et ma sœur et j’essayais de leur changer les idées ou bien je me sauvais parce que j’avais peur.»
Aujourd’hui, à 46 ans, Lyne apprécie particulièrement l’autonomie financière que lui apporte la vente du magazine L’Itinéraire. J’ai un but en vendant mon journal. J’ai besoin de m’acheter des bottes. Puis, c’est bien beau un matelas, mais maintenant, j’ai besoin d’un lit….
Lyne T. Maison Plein cœur
www.maisonpleincoeur.org
Le témoignage de Lyne me rejoint en plein cœur, quand elle dit : C’est la prison qui m’a sauvé la vie, ou c’est bien beau un matelas, un lit. Comment ne pas vouloir partager? Souvent je rencontre des camelots, je parle avec eux, j’écoute, je me laisse rejoindre en plein cœur.
C’est Lyne, c’est Georgine, c’est Michel, c’est Daniel. Merci mes amis !
«J’ai fait au moins 25 overdoses. Je faisais tout pour crever. J’ai été en psychiatrie et j’ai fait de la prison. Il me manque juste la morgue.»
Lyne a suivi plusieurs thérapies, cures de désintoxication et rechutes aussi, mais c’est la prison qui lui a sauvé la vie, parce que sans ça, « j’aurais fini par faire mon dernier fixe.»
AU BOUT DU TUNNEL
«Chez nous, on était laissés à nous-mêmes. Lorsque mon père battait ma mère, je me cachais dans le garde-robe avec mon frère et ma sœur et j’essayais de leur changer les idées ou bien je me sauvais parce que j’avais peur.»
Aujourd’hui, à 46 ans, Lyne apprécie particulièrement l’autonomie financière que lui apporte la vente du magazine L’Itinéraire. J’ai un but en vendant mon journal. J’ai besoin de m’acheter des bottes. Puis, c’est bien beau un matelas, mais maintenant, j’ai besoin d’un lit….
Lyne T. Maison Plein cœur
www.maisonpleincoeur.org
Le témoignage de Lyne me rejoint en plein cœur, quand elle dit : C’est la prison qui m’a sauvé la vie, ou c’est bien beau un matelas, un lit. Comment ne pas vouloir partager? Souvent je rencontre des camelots, je parle avec eux, j’écoute, je me laisse rejoindre en plein cœur.
C’est Lyne, c’est Georgine, c’est Michel, c’est Daniel. Merci mes amis !
2010-06-03
PAUVRE, HEUREUX ET EN SANTÉ
Même si je suis pauvre financièrement et matériellement, je suis heureux et en santé. J'ai énormément de plaisir à vivre et je m'amuse beaucoup. Je vis avec le strict nécessaire et je me sens privilégié. J'ai beaucoup d'amis qui m'entourent et je ne m'ennuie jamais. Bref, je ne manque de rien, pour continuer d'être heureux. J'ai tout ce qu'il me faut et je dirais même en abondance.
La richesse d'un être humain de se calcule pas selon son compte de banque ou selon le matériel qu'il accumule tout au long de sa vie, mais selon ce qu'il est intérieurement et spirituellement. Lorsqu'on a compris cela, on n'a plus de raison d'être malheureux. On est satisfait de ce qu'on a, même si ce n'est que l'essentiel, et si on avait plus, on le partagerait avec d'autres.
Roger F. (La Traversée)
Même si je suis pauvre financièrement et matériellement, je suis heureux et en santé. J'ai énormément de plaisir à vivre et je m'amuse beaucoup. Je vis avec le strict nécessaire et je me sens privilégié. J'ai beaucoup d'amis qui m'entourent et je ne m'ennuie jamais. Bref, je ne manque de rien, pour continuer d'être heureux. J'ai tout ce qu'il me faut et je dirais même en abondance.
La richesse d'un être humain de se calcule pas selon son compte de banque ou selon le matériel qu'il accumule tout au long de sa vie, mais selon ce qu'il est intérieurement et spirituellement. Lorsqu'on a compris cela, on n'a plus de raison d'être malheureux. On est satisfait de ce qu'on a, même si ce n'est que l'essentiel, et si on avait plus, on le partagerait avec d'autres.
Roger F. (La Traversée)
2010-01-27
NOS AÎNÉS
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
2010-01-10
L'EMPATHIE AVANT LA RÉPARTIE
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
2008-07-01
ETRE PÈRE AUJOURD’HUI
Etienne vit les joies de la paternité :
«Dès que j’ai pris Roxane dans mes bras, j’ai vu ses petits yeux se fixer sur moi. On se donne mutuellement de l’amour, c’est un sentiment indescriptible.
Chez nous, les tâches sont séparées de façon naturelle. Je suis un peu ‘macho’, mais ça ne m’empêche pas de m’impliquer auprès de ma fille et d’épauler ma femme.
Je suis confiant d’être un bon père. J’ai eu de bons parents, donc de bons exemples. C’est certain qu’il n’y a pas de manuel pour apprendre, mais j’essaie d’être proche de ma fille et à l’écoute de ses besoins. »
Etienne G. (L’Itinéraire)
Etienne vit les joies de la paternité :
«Dès que j’ai pris Roxane dans mes bras, j’ai vu ses petits yeux se fixer sur moi. On se donne mutuellement de l’amour, c’est un sentiment indescriptible.
Chez nous, les tâches sont séparées de façon naturelle. Je suis un peu ‘macho’, mais ça ne m’empêche pas de m’impliquer auprès de ma fille et d’épauler ma femme.
Je suis confiant d’être un bon père. J’ai eu de bons parents, donc de bons exemples. C’est certain qu’il n’y a pas de manuel pour apprendre, mais j’essaie d’être proche de ma fille et à l’écoute de ses besoins. »
Etienne G. (L’Itinéraire)
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