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2017-04-06

SEMAINE INTERNATIONALE DES CAMELOTS

A tout moment de la journée, il y a plus de 10 000 camelots qui vendent leur journal de rue dans le monde.  Qu’ils soient à Montréal, Vancouver, Manchester, Dallas ou Copenhague, ce sont au total 27 000 camelots qui ont pu gagner dignement un revenu en vendant près de 23 millions de journaux de rue à l’échelle mondiale, atteignant ainsi près de 6 millions de lecteurs.
Mais au-delà des chiffres il y a des personnes qui ont vécu une expérience marquante et transformante en devenant camelot pour un journal de rue. Tous les jours nous sommes témoins de ces changements de vie. Combien de fois a-t-on entendu que « l’Itinéraire a sauvé ma vie» ou encore «je ne sais pas où je serais si vous n’aviez pas été là».
Ces vendeurs de journaux de rue sont le visage de la résilience et de la volonté de s’en sortir.
Pour eux, cette semaine qui leur est dédiée est une occasion de faire reconnaitre leur travail et leurs grandes et petites victoires quotidiennes.
Josée Panet Raymond
(Lu dans l’Itinéraire de février 2017)
Th.Dr. Publié avec autorisation


2017-03-21

MAXINE SE RACONTE

Elle raconte ses anecdotes d’enfance et les épreuves de sa vie, qu’elle ponctue de petits rires et de grands sourires.

Elle passe 2 ans en Espagne et revient en situation de détresse. ‘’J’ai alors rencontré des personnes qui me voulaient du mal, ça m’a traumatisée, j’ai sauté une coche’’.  Elle reçoit un diagnostic de schizophrénie, puis elle est hospitalisée.

Maxine découvre l’Itinéraire, y travaille de temps en temps.  Avec son baccalauréat, deux certificats et une formation comme enseignante, elle essaie de revenir sur le marché du travail. ‘’Je me suis rendue compte que j’étais nulle, côté discipline avec les enfants, j’ai dû quitter parce que j’étais incapable de faire le travail.’’

Elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, vendre. ‘’J’ai été vendeuse toute ma vie, c’est quelque chose que j’aime, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas stressant.  C’est important pour moi de faire une job qui ne me stresse pas, parce que le stress et le traumatisme m’ont amenée à la maladie.

Maxine revient alors à l’Itinéraire, elle vend le magazine sans stress. Aujourd’hui, elle affirme qu’elle est réjouie par cette situation. Elle rit avec les clients, la dignité est retrouvée et les proches avec qui elle a renoué.

Son prochain projet?  Suivre un cours de langue arabe, langue dont elle apprécie la mélodie et la sonorité.

Lu dans l’Itinéraire (publié avec autorisation)
Publié par Th. Dr.



2014-06-19

VOUS M'AVEZ RECONNU...

Rue Ste-Catherine, coin Berri, à Montréal, un camelot offre un Journal l'Itinéraire aux passants. Je m'arrête, un simple bonjour, je m'informe de ses ventes; en ouvrant mon portefeuille, nous faisons la conversation... Je le quitte sur un 'bonne journée' et lui de me répondre: ''Merci de m'avoir reconnu''. Comme disent certains: ''Ma journée est faite!''. Cette parole me revient sans cesse au cours de la journée. Je le saluerai par son prénom, lors de notre prochaine rencontre et nous serons deux à nous reconnaître! Th.

2011-07-21

UN SENTIMENT DE GRANDE JOIE

Gilles est camelot et il témoigne de sa joie à rencontrer les gens en essayant de communiquer sa joie de les voir.

« Ce sont de courts échanges : nous parlons de sport, de la fièvre du hockey qui nous anime. Je suis quelqu’un qui aime le monde mais aussi je me mêle de mes affaires. Je suis discret et je m’organise pour que mes affaires aillent bien.

En somme, j’essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes de tous les jours comme un sourire, un bonheur. Nous sommes responsables de notre propre bonheur en voyant à ses affaires.

L’échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de l’Itinéraire que je rencontre chaque matin. Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie. Merci à tous. »

2009-02-03

Juste au bon moment!

Voici un petit témoignage qui peut nous faire réfléchir sur l’importance d’être présent(e) à notre entourage parce qu’on ne sait pas ce qu’il vit et que notre parole ou simplement notre attention peut valoir son pesant d’or. Les autres ont toujours besoin de notre bonté, notre tendresse, notre compassion.

« Un soir, un homme entre à la maison, va trouver son fils de 14 ans et le fait asseoir pour lui dire : » Une chose incroyable m’est arrivée aujourd’hui. Un des jeunes cadres de la compagnie est entré dans mon bureau, m’a dit qu’il m ‘admirait et m’a offert ce ruban bleu en hommage à mon génie créatif. Tu imagines! Il pense que j’ai du génie! Puis il a épinglé ce ruban où on lit : « Je ne suis pas n’importe qui », juste au-dessus du cœur. Il m’a donné un autre ruban et m’a demandé de le remettre à un autre. En revenant à la maison ce soir, je me suis demandé qui je choisirai pour remettre ce ruban et j’ai pensé à toi. Je veux te rendre hommage.

« J’ai des journées impossibles; quand j’arrive à la maison, je ne m’occupe pas beaucoup de toi. Parfois, je te dispute parce que tes notes ne sont pas bonnes ou parce que ta chambre est en désordre; ce soir, je veux m’asseoir avec toi et te faire savoir que tu es quelqu’un d’important pour moi. A part ta mère, tu es la personne la plus importante dans ma vie. Tu es un garçon fantastique et je t’aime! »

Le garçon étonné se met à pleurer et à sangloter et ne peut pas retenir ses larmes. Il tremble. Il lève les yeux vers son père et dit entre deux sanglots : « papa, j’avais décidé de me suicider demain, parce que je pensais que tu ne m’aimais pas. Maintenant, je n’ai plus besoin de le faire; tu m’es venu… juste au bon moment! Helice Bridges


Et nous, à qui pourrions-nous donner un ruban? Tellement de personnes auraient besoin d’entendre dire qu’elles sont aimées de nous et aussi de Dieu.