Elle raconte ses anecdotes d’enfance et les épreuves de sa vie, qu’elle ponctue de petits rires et de grands sourires.
Elle passe 2 ans en Espagne et revient en situation de détresse. ‘’J’ai alors rencontré des personnes qui me voulaient du mal, ça m’a traumatisée, j’ai sauté une coche’’. Elle reçoit un diagnostic de schizophrénie, puis elle est hospitalisée.
Maxine découvre l’Itinéraire, y travaille de temps en temps. Avec son baccalauréat, deux certificats et une formation comme enseignante, elle essaie de revenir sur le marché du travail. ‘’Je me suis rendue compte que j’étais nulle, côté discipline avec les enfants, j’ai dû quitter parce que j’étais incapable de faire le travail.’’
Elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, vendre. ‘’J’ai été vendeuse toute ma vie, c’est quelque chose que j’aime, ce n’est pas compliqué, ce n’est pas stressant. C’est important pour moi de faire une job qui ne me stresse pas, parce que le stress et le traumatisme m’ont amenée à la maladie.
Maxine revient alors à l’Itinéraire, elle vend le magazine sans stress. Aujourd’hui, elle affirme qu’elle est réjouie par cette situation. Elle rit avec les clients, la dignité est retrouvée et les proches avec qui elle a renoué.
Son prochain projet? Suivre un cours de langue arabe, langue dont elle apprécie la mélodie et la sonorité.
Lu dans l’Itinéraire (publié avec autorisation)
Publié par Th. Dr.
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2017-03-21
2016-12-12
Prendre mon envol
À l’automne de ma vie, comme les outardes, je prenais un nouvel envol. Avec confiance, j’ai prié Mère Gamelin d’être chef de ce nouveau chantier dans ma vie, tout en lui dessinant les balises et les avenues incontournables.
« Elle n’a rien compris, » pensais-je. Aujourd’hui, je sais que « JE » n’avais rien compris. Sur ma route, je ne voyais que les cônes oranges, les détours, les sens uniques, alors que les lumières éclairaient de nouveaux chemins de vie pour moi. De nouvelles voies s’ouvraient à moi et, dans la noirceur qui m’habitait, je n’étais pas à l’écoute. J’avais ignoré la main tendue, les mains ouvertes, l’accueil chaleureux sur le seuil d’une porte.
Comme un jardin, le bonheur se cultive à la saveur des saisons de la vie et à la couleur que l’on veut bien lui donner. Comme on fait son jardin, on a le choix de cueillir les fruits à l’heure des moissons. Pour moi, ainsi va la vie. Aussi loin que je me rappelle, j’ai choisi de semer des graines de bonheur et d’en partager la récolte.
C’est sur l’invitation d’un ami à être hôtesse dans un salon funéraire que j’ai traversé la première porte avec une certaine fragilité. (Je crois même que c’était la journée de Mère Gamelin) Un salon funéraire? Impensable pour moi qui avais perdu plusieurs êtres chers de façon tragique, les blessures n’étaient pas cicatrisées.
Savons-nous à quel moment la vie nous ouvre de nouvelles portes? À quel moment nous devenons les instruments de la Providence? À quel moment nous réalisons que la Providence nous accompagne au quotidien sur la route de la vie depuis toujours? J’ai, depuis, les mains ouvertes et une main tendue. J’ai renouvelé mon contrat d’amour avec là-haut.
Je ne suis pas dans le passé, je suis dans l’aujourd’hui et dans l’avenir. Après plusieurs conversations avec le couple d’amis, après avoir partagé leurs expériences et leur cheminement, encouragée, j’ai accepté. Quel défi! Quelle découverte! Quel enrichissement personnel !
J’ai mis un certain temps avant d’éprouver une aisance confortable. J’apprivoise toujours, au-delà des salons funéraires, mes peurs, mes souvenirs qui remontent en présence des personnes décédées. Il y a un quelque chose d’éphémère dans un salon funéraire.
Et comme dans la chanson de Jean Gabin :
Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau…
…Moi qui suis à l’automne de ma vie
... On oublie tant de soirs de tristesse…Mais jamais un matin de tendresse !
…Maintenant, je sais….Je sais qu’on ne sait jamais!
…On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses.
C’est tout ce que je sais…mais ça, je le sais.
Merci de m’avoir ouvert la porte de votre confiance et le jardin de votre cœur.
Je vous aime et, comme on fait son jardin, pensez à semer des graines d’amour!
Pierrette Chagnon A.P.
2014-09-08
BEAU TÉMOIGNAGE DE COURTOISIE
Sandrine et Didier, deux français
venus d’un tout petit village de
Bourgogne, témoignent d’une expérience difficile qui connut pourtant une fin
heureuse.
«Nous rêvions de voyager au
Canada depuis longtemps et nous sommes venus visiter Montréal pour la première
fois. Le séjour fut meilleur que tout
ce que nous aurions pu espérer, notamment grâce à la courtoisie peu commune et à la générosité de la part d’un musicien du métro.
Dès le début, nous nous sommes sentis perdus dans le
métro, incapables de trouver la façon de nous rendre au Biodôme. Nous avons fait plusieurs essais dans les
longs couloirs d’une importante bouche de métro. Sans succès!
Un saxophoniste qui jouait dans
la station a remarqué notre confusion et nous a interceptés entre deux morceaux
de jazz en nous disant gentiment : ‘’Vous cherchez quelque chose,
pourrais-je vous aider’’? Comme nous
devions avoir l’air soulagé, il rangea son instrument dans son étui et a pris
le temps de nous accompagner à une carte du réseau du métro de Montréal et de
nous expliquer où aller et comment transférer de ligne de métro. En plus, il
nous a recommandé une panoplie d’endroits à visiter, tous plus charmants les
uns que les autres.
Il va sans dire que notre séjour
à Montréal fut mémorable grâce à la générosité des gens comme ce musicien du
métro. Nous espérons revenir très
bientôt!»
Lu dans le journal l’Itinéraire
(publié avec autorisation)
2014-09-01
EN SOUVENIR DE SŒUR ESTELLE LAUZON, s.p.
Sœur Estelle est décédée, de façon violente, au matin du 13 août 2007, mais ce témoignage, d’un de ses protégés de l’Auberge, fait remonter des souvenirs à nos mémoires.
À l’Auberge de l’Étoile, qu’elle
avait dirigé avec un Missionnaire des Saints Apôtres, X faisait son entrée comme
résidant; pour lui l’Auberge était un souffle d’accueil, de charité,
d’espérance, de partage et d’amour.
Son séjour fut une expérience
enrichissante de communion fraternelle.
Souffrant à son arrivée, confus, apeuré, tremblant au-dedans, on lui a
tendu la main.
«À l’Auberge c’était comme une
union, une communion, une expérience de vie partagée dans la foi, dans une
ouverture d’esprit hors du commun. Il
ne peut y avoir que l’Amour véritable à la source même de cette union
formidable et incomparable. Des liens
solides d’amitié se sont créés, dans nos cœurs, dans nos vies. C’est une grande reconnaissance qui
m’habite. J’ai quitté l’Auberge de l’Étoile en pensant que nous avons tous une
lumière, une petite étoile qui brille, qui luit au fond de nos cœurs»!
X
2012-01-12
DE HAÏTI À MONTRÉAL
Deux ans après…
Wolguie a vécu l’horreur du séisme du 12 janvier 2010.
C’est sa fille Laurence, vivant à Montréal depuis 5 ans, qui l’a fait venir au Canada avec sa fille de 20 ans et son fils de 33 ans, aveugle : «Je ne serais jamais partie sans lui, il ne peut pas vivre seul», affirme Wolguie.
Le regard de cette femme courageuse s’assombrit lorsqu’elle repense à la journée du tremblement de terre, l’émotion qui se lit sur son visage laisse imaginer l’horreur qu’elle a vécue. Chez sa fille, la maison s’est organisée peu à peu, avec son mari et leurs deux enfants, Wolguie, son fils et sa fille.
Le grand désir de Wolguie c’est de se trouver un travail, de prendre un appartement avec ses deux enfants et d’envoyer un peu d’argent à sa filleule qu’elle a laissée en Haïti avec les quelque 500, 000 personnes, victimes du séisme et vivant encore dans des camps de déplacés.
Wolguie aime beaucoup le Québec. Toute la famille est réunie et ses petits-enfants lui répètent sans cesse ‘Je t’aime grand’mère’. «Ma fille m’a accueillie chez elle, maintenant c’est à mon tour de lui aider».
Julie D. (L’Itinéraire)
Wolguie a vécu l’horreur du séisme du 12 janvier 2010.
C’est sa fille Laurence, vivant à Montréal depuis 5 ans, qui l’a fait venir au Canada avec sa fille de 20 ans et son fils de 33 ans, aveugle : «Je ne serais jamais partie sans lui, il ne peut pas vivre seul», affirme Wolguie.
Le regard de cette femme courageuse s’assombrit lorsqu’elle repense à la journée du tremblement de terre, l’émotion qui se lit sur son visage laisse imaginer l’horreur qu’elle a vécue. Chez sa fille, la maison s’est organisée peu à peu, avec son mari et leurs deux enfants, Wolguie, son fils et sa fille.
Le grand désir de Wolguie c’est de se trouver un travail, de prendre un appartement avec ses deux enfants et d’envoyer un peu d’argent à sa filleule qu’elle a laissée en Haïti avec les quelque 500, 000 personnes, victimes du séisme et vivant encore dans des camps de déplacés.
Wolguie aime beaucoup le Québec. Toute la famille est réunie et ses petits-enfants lui répètent sans cesse ‘Je t’aime grand’mère’. «Ma fille m’a accueillie chez elle, maintenant c’est à mon tour de lui aider».
Julie D. (L’Itinéraire)
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