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2017-05-17

S’OUVRIR AUX AUTRES

Si je n’avais pas connu l’Itinéraire, je ne crois pas que je serais là aujourd’hui.  Les gens qui s’y trouvent sont très ouverts par leur générosité et leur amour. Ils ont cru en moi, m’ont offert des opportunités de travail et m’ont permis de me prouver que je pouvais faire quelque chose  de ma vie. Ils m’ont donné la chance de m’exprimer et partager mes idées. Ils m’ont appris à aimer ce que je fais.

Je crois qu’on devrait donner cette chance à tout le monde. Ça leur donne un but dans la vie, et la force de continuer. On m’a donné cette chance et je l’apprécie encore énormément .
Je remercie Dieu d’avoir mis l’Itinéraire sur ma route. Je suis ouverte à toutes les possibilités que la vie m’offre et j’accepte les gens tels qu’ils sont. L’important est de continuer d’avancer. Je suis prête à relever le défi et à m’ouvrir aux autres.  Il suffit de tendre la main.  Ouvrir la porte plutôt que la fermer.

Cécile C., camelot
( Lu dans l’Itinéraire, publié avec autorisation)

2016-09-26

ZOOM SUR LUCIEN

Camelot depuis quatre ans, Lucien est heureux dans ce travail : la vente de l’Itinéraire. Pour lui, l’Itinéraire est un passe-temps qui remplit une fonction sociale importante.

Ayant travaillé toute sa vie, Lucien a toujours été occupé.  En tombant à la retraite, sans être itinérant, il est devenu camelot pour l’Itinéraire qui est, pour lui, un moyen de redonner au suivant, car il aime beaucoup la cause du journal l’Itinéraire.
Lucien n’est pas prêt à regarder le temps passer.

Si vous le croisez, ne manquez pas l’opportunité d’avoir une discussion enrichissante avec un homme plein de sagesse et de bonté.

Jennifer, bénévole à la rédaction.
(Publié avec autorisation)

2015-11-20

UN FONDS POUR LES ÉCOLES

Julie, 16 ans, meurt d’un arrêt cardio-respiratoire, alors qu’elle suit un cours d’éducation physique, à la Polyvalente qu’elle fréquente. Il n’y avait aucun appareil dans l’école pour la sauver.

Marie-Hélène, une amie de Julie, décide d’agir. Avec d’autres amies, elle établit une Fondation pour munir les écoles d’éducation physique d’un DEA (défibrillateur externe automatisé). Sauver une vie, ne serait-ce qu’une vie ce serait déjà bien.

Les amies nomment la Fondation du nom de Julie. Grâce à plusieurs activités qui riment avec ‘berce-o-thon’, elles réussissent à recueillir la somme de 15 000 $.  À court terme, les jeunes filles souhaitent équiper trois écoles. À long terme, elles voudraient que toutes les écoles soient munies d’un DEA et qu’une formation simple soit donnée  aux étudiants, pour bien manipuler ce genre d’instrument.

Selon la Fondation des maladies du cœur, l’utilisation d’un DEA, en association avec la réanimation cardiorespiratoire, augmenterait de 75% ou plus les chances de survie à un arrêt cardiaque.

Marie-Hélène et ses amies ont compris que ‘’ça devrait être une priorité d’en avoir dans les écoles, où il y a tellement de gens,  les DEA ont fait leurs preuves’’.

Bravo pour cette bonne idée de sauver des vies dans les écoles!

(Journal Métro, novembre 2015, extraits)

2015-06-27

LA CHANCE D’AVOIR MON PÈRE

Depuis que ma mère est décédée, il y a quelques mois, je garde sa photo-souvenir avec moi en tout temps. J’ai pris la résolution d’être plus proche de mon père, j’ai la chance qu’il demeure à quelques rues de chez moi.  Le décès de ma mère plus tôt cette année m’a fait réaliser que les gens qu’on aime peuvent partir à tout moment.

Même si je n’étais pas quelqu’un qui était porté à appeler et fréquenter mes proches, j’essaie depuis que ma mère est partie, j’essaie de faire le contraire.  Mon père est un travailleur infatigable.  Il était remboureur de meubles et avait trois emplois.

A partir de l’âge de 10 ans, j’allais travailler avec lui la nuit pour retirer la housse et les broches des fauteuils.  Je l’aidais pour qu’il puisse rentrer plus rapidement à la maison.

Je n’ai jamais vraiment cru aux fêtes.  Ce qui a changé aujourd’hui c’est que je fréquente davantage ma famille. Je n’ai pas besoin d’une fête en particulier pour les rendre heureux.

Merci.

Jean-Pierre M.

(L’Itinéraire – Publié avec autorisation)

2014-09-01

EN SOUVENIR DE SŒUR ESTELLE LAUZON, s.p.


Sœur Estelle est décédée, de façon violente, au matin du 13 août 2007, mais ce témoignage,  d’un de ses protégés de l’Auberge, fait remonter des souvenirs à nos mémoires.

À l’Auberge de l’Étoile, qu’elle avait dirigé avec un Missionnaire des Saints Apôtres, X faisait son entrée comme résidant; pour lui l’Auberge était un souffle d’accueil, de charité, d’espérance, de partage et d’amour.

Son séjour fut une expérience enrichissante de communion fraternelle.  Souffrant à son arrivée, confus, apeuré, tremblant au-dedans, on lui a tendu la main.

«À l’Auberge c’était comme une union, une communion, une expérience de vie partagée dans la foi, dans une ouverture d’esprit hors du commun.  Il ne peut y avoir que l’Amour véritable à la source même de cette union formidable et incomparable.  Des liens solides d’amitié se sont créés, dans nos cœurs, dans nos vies.  C’est une grande reconnaissance qui m’habite. J’ai quitté l’Auberge de l’Étoile en pensant que nous avons tous une lumière, une petite étoile qui brille, qui luit au fond de nos cœurs»!
X



2014-03-18

IL ME MANQUAIT 25 cents

Quand mon mari est mort,je me suis retrouvée toute seule pour m'occuper de tout, j'ai été mal conseillée et j'ai perdu notre maison. J'ai fini par déménager à Montréal pour travailler au salaire minimum dans un restaurant. Un soir, en rentrant du travail vers 23 heures, au métro, je fouillais dans ma sacoche pour payer le prix du billet, il me manquait 25 cents. Il y avait un homme qui me suivait, j'étais nerveuse, croyant qu'il s'impatientait. Il s'est penché vers moi pour me dire: '' Prenez votre temps madame, vous n'êtes pas la seule à en arracher'' et en même temps, il me mettait quelque chose dans la main en me disant ''c'est tout ce que j'ai '' et il est parti à l'autre bout du quai. J'ai regardé combien il m'avait donné: 17$. Pour moi, c'était comme s'il m'avait donné 17 000$. Ne voulant pas le gêner, je ne l'ai pas remercié, je le fais aujourd'hui, je profite de ces pages pour lui dire MERCI. S.Lalonde (Extrait du journal L'Itinéraire, Publié avec autorisation)

2014-02-10

IL A TROUVÉ LA VOIX DU CŒUR…


Depuis quelques années, il accompagne des jeunes en fin de vie. Une flamme ardente adoucit ses yeux d’un bleu profond lorsqu’il parle de son parcours des 15 dernières années.

Sa vie en a été changée, transformée, lorsqu’on a demandé à Jean-Marie Lapointe d’accompagner de jeunes mourants. «Les moments où je me sens le plus heureux, utile, vivant et vrai, c’est quand je suis en compagnie de personnes qui vont mourir ou qui ont des limitations, un handicap, qui sont dans la rue.» Il sent avoir trouvé sa mission sur terre, trouvé la voix du cœur depuis qu’il a accepté sa fragilité.

«Quand j’écoute les témoignages de personnes qui se savent atteintes d’une maladie terminale, souvent ils me disent que c’est la période la plus intense de leur vie, je pense que le grand défi de la vie, c’est de vivre comme si on se savait atteint d’une maladie mortelle et que notre temps était compté.»

Pour Jean-Marie, accompagner les jeunes en fin de vie et soutenir la cause des itinérants vont de pair. Pour appuyer ses dires, il cite une étude qu’il a lue récemment, la personne qui donne ressent le même bienfait au niveau du cerveau. Quand tu donnes, tu te fais du bien, c’est une réaction chimique du cerveau, ça te fait du bien, ça fait du bien à la personne qui reçoit et à celle qui donne. Alors tout le monde est gagnant.

Sylvain-Claude F.

2013-11-27

LA MISÉRICORDE SELON LE PAPE FRANÇOIS

Une rencontre avec le Pape François

Ma devise, dit le Pape François, je l’ai toujours ressentie comme profondément vraie pour moi. Le mot latin miserando me semble intraduisible tant en italien qu’en espagnol. Il me plaît de le traduire ainsi : EN FAISANT MISÉRICORDE.


Quand il évoque son élection : « C’est ce que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au Pontificat : je suis pécheur, mais par la miséricorde et l’infinie patience de Notre Seigneur Jésus-Christ, je suis confiant et j’accepte en esprit de pénitence.” »


« Les ministres de l’Église doivent être miséricordieux, prendre soin des personnes, les accompagner comme le bon Samaritain qui lave et relève son prochain. Les ministres de l’Église doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. »


Parler de la miséricorde, c’est rappeler que le cœur de l’Évangile, c’est l’annonce du Salut. Pour le Pape François, c’est cette annonce qu’il faut privilégier avant tout, le reste venant comme un corollaire : « L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, avec l’annonce du salut. Il n’y a rien de plus solide, de plus profond et sûr que cette annonce. Ensuite il faut faire une catéchèse, en tirer une conséquence morale. »


Isabel Rodelet 31 octobre 2013, dans Terre de Compassion



2008-02-07

L’AMOUR PARTAGÉ

La fête de la St-Valentin est une journée où on pose de petits gestes pour les gens qui nous tiennent à cœur. Bien sûr, c’est toute l’année qu’on doit le faire. Mais ce jour-là c’est un sourire, un mot gentil, une caresse, une carte de vœux, une caresse pour partager notre amour avec les gens qui nous sont proches.
C’est la fête de l’amitié, de la bonté, de la tendresse, de la compréhension, de l’amour; c’est un prétexte pour faire plaisir, partager notre bonté et mettre de côté nos chicanes.
C’est une journée importante parce qu’elle est synonyme d’amour.

Mots d’un camelot : Gilles et Richard