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2013-04-24

ANDRÉ, l’homme sans enfance


Son parcours de vie est digne d’un scénario hollywoodien rempli d’obstacles que l’homme sans enfance a réussi à franchir.

«À 7 ans, j’étais responsable de deux adultes malades, du loyer, des comptes, des rendez-vous chez le médecin»…

À 14 ans, André quitte l’école. Il se révolte contre son père qui l’a battu. «C’est un père qu’un enfant n’aimerait pas avoir», dit André.

Adolescent, il travaillait à temps plein comme camionneur pour une compagnie de transport. Il a traversé le Canada et les États-Unis jusqu’au Mexique.

André a connu la mafia et la drogue. Après son passage dans ce milieu, il se réfugie à Québec, il décide de suivre une thérapie qui lui permet de faire ses premiers pas vers une nouvelle vie.

Il rencontre Johanne, une femme souriante qui ne connaît pas le monde criminalisé. D’un monde de violence, de haine, d’action et de vengeance, il a réussi à passer à une vie pleine d’amour, de partage et de tranquillité. ..

«Je suis allé chez le docteur, il me reste un an à vivre, mes reins ne fonctionnent plus», confie-t-il avant de dire «merci et à bientôt.»

Sarah E. (Lu dans l’Itinéraire, publié avec autorisation)

2010-11-02

UN JEUNE SANS-ABRI

Après avoir commis des erreurs de jeunesse qui ont failli lui coûter cher, on peut dire de Joe qu’il a vraiment fait du chemin. Entré au travail comme aide en entrepôt, Joe s’occupe maintenant d’administration et d’approvisionnement et il en est tout fier. «J’aime mon travail, pour rien au monde je ne voudrais retourner à mon ancien état, je remercie sincèrement ceux qui m’ont aidé à en arriver là».

Quand il est arrivé dans la grande métropole, en provenance du Nouveau-Brunswick, Joe a longtemps erré dans les rues, sans destination, jusqu’à ce qu’il découvre un organisme qui lui a beaucoup aidé. En fréquentant ce Centre de jour il prend conscience de sa situation. Il apprend à se lever tôt pour aller au travail, à bien manger pour être en santé. ‘Le Centre est une porte ouverte vers le salut’. Réconcilié avec lui-même, réconcilié avec son père, il se propose de lui rendre visite dans sa ville natale. Il a d’autres défis, arrêter de fumer et aussi avoir un enfant avec sa blonde acadienne comme lui.

Pour Joe, le Centre est une organisation incroyable : donner à manger à plus de 200 jeunes, leur permettre d’avoir confiance en eux, être motivés et recouvrer la stabilité, ce sont des services inestimables. « Je ne sais pas ce que je serais devenu sans cet organisme ».

(Bulletin ‘Dans la rue’)

2010-07-08

J’AI ATTEINT LE BAS-FOND…

J’ai commencé à prendre de la drogue et à boire à l’âge de 10 ans. J’ai appris à voler, je suis devenu délinquant. Je travaillais pour me procurer de la drogue et de la boisson.

Ma mère a décidé de me placer dans un Centre pendant 3 ans, je me suis évadé 2 fois, je n’aimais pas être enfermé. Je l’ai mal pris au début, je pensais que ma mère ne m’aimait pas. Elle a fait ça pour mon bien. J’ai appris des choses au Centre, surtout comment vivre avec le monde et être plus poli.

Puis un jour, j’ai arrêté la drogue, c’est à ce moment que J’AI CONNU MON BAS-FOND. J’ai failli mourir, j’ai vu le tunnel. Je n’étais plus capable, j’ai ensuite joint le mouvement AA.

Aujourd’hui je m’aime davantage, je dis ce que je pense mais je fais attention au choix des mots. Ce que je n’aime pas me faire dire, je ne le dis pas aux autres.

J’ai un jeune de 17 ans, je lui apprends à ne pas toucher à la drogue et à l’alcool. Ce n’est pas une vie, ce n’est pas un chemin à prendre. J’aimerais qu’il soit un bon citoyen et qu’il apprenne un métier.
« J’ESPÈRE QUE TU VAS PERSÉVÉRER, MON FILS ».

par Richard T.