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2016-02-28

DU RESSORT POUR CONTINUER

La vie n’est pas toujours faite de petits riens, il y a aussi des misères, petites ou grandes.  La vie peut s’acharner et les vents peuvent se faire violents, nous avons à montrer à la vie qui est le plus fort, même si parfois le courage diminue.  Cette mise à l’épreuve nous donne du fil à retordre, mais au bout du compte, elle nous donne du ressort pour poursuivre notre parcours de vie.

Il existe des individus qui ont pour motif de vouloir toucher à tout prix le ciel et se rapprocher des étoiles pour les décrocher une à une comme des victoires sur la vie. Parfois le simple fait d’être en vie est déjà la plus grande victoire .

On entend souvent dire par les plus inspirants de ce monde qu’il faut rêver grand, espérer le meilleur, viser l’excellence, ne jamais se contenter de peu et ne jamais abandonner.  Facile à dire mais difficile à faire quand le ventre crie sa faim, que le cœur vaillant n’a plus l’essentiel pour battre aussi fort qu’avant et que la dignité ne peut plus exercer son plein contrôle.

Faire quelque chose de grand pour les autres ou poser un tout petit geste, donner, surtout se relever.  La résilience fait office de bouclier devant l’adversité qui se dresse comme un mur.

Extraits de l’Itinéraire : Josélito Michaud
(Publié avec autorisation)

Émilie Gamelin était doué de cette force, de cette résilience pour se relever avec grand courage, et de continuer dans l'humilité et dans l'espérance.
Th. Dr.


2014-07-05

Prendre mon envol

À l’automne de ma vie, comme les outardes, je prenais un nouvel envol. Avec confiance, j’ai prié Mère Gamelin d’être chef de ce nouveau chantier dans ma vie, tout en lui dessinant les balises et les avenues incontournables.

« Elle n’a rien compris, » pensais-je. Aujourd’hui, je sais que « JE » n’avais rien compris. Sur ma route, je ne voyais que les cônes oranges, les détours, les sens uniques, alors que les lumières éclairaient de nouveaux chemins de vie pour moi. De nouvelles voies s’ouvraient à moi et, dans la noirceur qui m’habitait,  je n’étais pas à l’écoute. J’avais ignoré la main tendue, les mains ouvertes, l’accueil chaleureux sur le seuil d’une porte.

Comme un jardin, le bonheur se cultive à la saveur des saisons de la vie et à la couleur que l’on veut bien lui donner. Comme on fait son jardin, on a le choix de cueillir les fruits à l’heure des moissons. Pour moi, ainsi va la vie. Aussi loin que je me rappelle, j’ai choisi de semer des graines de bonheur et d’en partager la récolte.

C’est sur l’invitation d’un ami à être hôtesse dans un salon funéraire que j’ai traversé la première porte avec une certaine fragilité. (Je crois même que c’était la journée de Mère Gamelin) Un salon funéraire? Impensable pour moi qui avais perdu plusieurs êtres chers de façon tragique, les blessures n’étaient pas cicatrisées.

Savons-nous à quel moment la vie nous ouvre de nouvelles portes? À quel moment nous devenons les instruments de la Providence? À quel moment nous réalisons que la Providence nous accompagne au quotidien sur la route de la vie depuis toujours? J’ai, depuis, les mains ouvertes et une main tendue. J’ai renouvelé mon contrat d’amour avec là-haut.

Je ne suis pas dans le passé, je suis dans l’aujourd’hui et dans l’avenir. Après plusieurs conversations avec le couple d’amis, après avoir  partagé leurs expériences et leur cheminement, encouragée, j’ai  accepté. Quel défi! Quelle découverte! Quel enrichissement personnel !

 J’ai mis un certain temps avant d’éprouver une aisance confortable. J’apprivoise toujours, au-delà des salons funéraires, mes peurs, mes souvenirs qui remontent en présence des personnes décédées. Il y a un quelque chose d’éphémère dans un salon funéraire.

Et comme dans la chanson de Jean Gabin :
Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau…

…Moi qui suis à l’automne de ma vie

... On oublie tant de soirs de tristesse…Mais jamais un matin de tendresse !

…Maintenant, je sais….Je sais qu’on ne sait jamais!

…On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses.

C’est tout ce que je sais…mais ça, je le sais.

 Merci de m’avoir ouvert la porte de votre confiance et le jardin de votre cœur.

Je vous aime et, comme on fait son jardin, pensez à semer des graines d’amour!

 Pierrette C. Associée Providence

Pour avoir accès au texte complet: http://www.providenceintl.org/fr/

2013-01-15

DES BARREAUX….. à l’Itinéraire


Avant de connaître l’Itinéraire, Josée a expérimenté des coups durs : une dépression post-natale, l’abandon de son fils à sa mère, deux ans sans nouvelles! Durant ce temps, elle s’est perdue dans le crack, et différents délits qui lui ont valu la prison; de là à l’Itinéraire, à quelques reprises, pour exécuter des travaux communautaires.

« Délinquante, je n’y allais pas tous les jours et je n’avertissais pas de mes absences. Puis je suis passée de nouveau en cour et j’ai reçu la même sentence. Cette fois-ci, je suis sérieuse et cela a changé ma vie. J’étais dans la rue et je consommais, maintenant j’ai un appartement avec une copine, des horaires réguliers et un milieu de vie où j’apprécie les gens et où les gens m’apprécient.

L’Itinéraire m’a aidée à me remettre sur pied. L’Organisme m’a donné le soutien nécessaire pour me relever et retrouver mon sourire. J’ai maintenant plus confiance en moi et je me sens plus débrouillarde et à même de faire ma place dans la vie. »

(Lu dans l'Itinéraire, janvier 2013)





2012-01-19

L’OPTIMISME DE GILLES

Quand Gilles, camelot, dut changer son point de vente, à cause de travaux, il se dit qu’il aurait de nouveaux clients et qu’il ferait la connaissance de nouvelles personnes. Il est très fier de sa revue et heureux de pouvoir compter sur sa clientèle.

« En ce qui concerne ma vie de tous les jours, j’essaie de voir les choses au jour le jour, comme elles viennent… En me levant, chaque matin, je redis ma pensée du jour et ça m’apporte beaucoup d’énergie durant toute la journée. C’est peut-être ce qui allume mon sourire. J’espère que ce sourire apporte de l’énergie à mes clients aussi.»

Il nous fait ses souhaits pour la nouvelle année 2012.

Gilles B. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)

2010-07-21

LES GLOBULES BLANCS…

« Les consommateurs de crack manquent de globules blancs. Cela m’est arrivé. J’ai pris du crack durant 20 ans. Je suis allée à l’hôpital en raison d’une infection au pied. On m’a fait une prise de sang, j’ai dû rester à l’hôpital pendant une semaine et on m’a bourrée d’antibiotiques. J’ai connu une jeune fille qui a eu le même problème que moi. Son doigt infecté a dû être amputé.

J’ai arrêté de consommer à cause de ma santé. Je n’ai pas le choix. J’ai un suivi dans un Centre et j’aime bien les intervenants. Maintenant, je fais de mon mieux.

Je vous encourage à persévérer face à votre problème de consommation, même si vous faites une rechute. Il faut toujours espérer et ne pas se décourager. Il y a des miracles pour tout le monde. Je crois qu’il faut se pardonner et ne pas s’en vouloir. Et faites-le pour vous.

Je vous souhaite un bon été. »

Katty. (L’Itinéraire)

2008-02-05

COMPASSION ET ESPÉRANCE

Ce matin, à la sortie du métro, Éric, un camelot m’accueille avec un beau ‘Bonjour Madame’.
Abonnée de cœur à son journal de rue, je l’achète tout en m’informant de lui… Et le voilà parti dans les confidences : 16 mois de prison, heureux maintenant de ce travail de camelot, motivé en pensant à son fils de 3 ans qu’il veut garder, toujours craintif devant la DPJ. « Je vais tout faire pour le garder! »

Éric est venu chercher en moi ma compassion, lui, m’a donné son espérance et sa force de décision de garder ce qu’il a de plus cher, son fils.

Un matin gris mais nos vies sont toutes ensoleillées!

Un 'au revoir' tout joyeux et plein de confiance…

Émilie Gamelin
était là avec nous, entre nous, je lui confie Éric.

Th.