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2017-05-30

UN REPRÉSENTANT DES CAMELOTS


Les premières réunions de camelots ont eu lieu  en 1996, elles étaient très animées. Peu à peu le nombre de camelots a augmenté et depuis 2002, un représentant des camelots a été élu, il a comme prénom Gabriel. Il a comme mandat d’être le lien entre les camelots et les différentes instances de l’organisme. Les camelots gagnent ainsi en légitimité, ils sont mieux entendus par la direction et peuvent mieux faire valoir leurs requêtes. L’esprit d’équipe en a été renforcé, de même que le sentiment d’appartenance au groupe.

Voici le témoignage du représentant Gabriel :  « Avec les années, l’Itinéraire s’est développé et le nombre de camelots n’a cessé d’augmenter. Le rôle de représentant des camelots a logiquement pris de l’importance. Sa charge de travail a augmenté et sa fonction demande de plus en plus d’écoute et de patience. Je suis camelot depuis les débuts de l’Itinéraire. J’ai déjà été représentant à plusieurs reprises et j’ai été réélu il y a six mois pour un autre mandat.  De nombreux défis nous attendent pour le bien des participants et de l’organisme. »

(Lu dans l’Itinéraire et publié avec autorisation)

2008-12-06

GRÂCE À VOUS ET À L'ITINÉRAIRE, J'AI CHANGÉ DE PERSPECTIVE

Tout a commencé par un accident...la chute d'un arbre, moi en-dessous et vlan ma vie qui change du tout au tout. Une mauvaise hernie à la colonne, pendant cinq ans, de plus en plus courbé, opération au dos, plus capable de travailler, pas de CSST.

J'ai vécu dans un refuge. Les intervenants et les bénévoles m'ont soutenu du mieux qu'ils le pouvaient. Pendant cette année de convalescence, le temps était très long et la belle qualité de vie que j'avais avant mon accident était bien loin.

Après ma convalescence, pas d'emploi à l'horison même si je voulais avec toute la bonne volonté du monde gagner dignement ma vie. Puis l'hiver arrive, plus d'argent, et c'est la catastrophe...obliger de quêter pour assurer un minimum vital. Humilié, le foulard devant la figure, espérant que personne ne me reconnaisse, je demandais la charité aux passants.

Puis, un jour, un gars de l'Itinéraire m'a proposé de vendre leur magazine. Après quelques hésitations, j'ai décidé d'y aller au début du mois de février. Depuis ce temps, l'espoir est revenu. J'ai retrouvé le contact social dont toutes les personnes normales ont besoin et que j'avais perdu.

Aujourd'hui, grâce à vous, je revis...Merci de tout coeur.

Yvon Massicotte, camelot