Pierre a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans une famille de cinq enfants, il parle avec un grand sourire de ces années dans le quartier.
Pourtant, la vingtaine marque une période difficile pour lui qui doit être hospitalisé pour des problèmes de santé mentale.
Suite à cette période, Pierre décide de retourner aux études, à l'UQAM, où il étudie la littérature française, un grand intérêt pour lui depuis toujours.
Au début de la quarantaine, il arrive à l'Itinéraire, à l'accueil d'abord, puis comme camelot. Pendant 15 ans, il a son point de vente sur le Plateau Mont-Royal: « Une bonne façon de rencontrer du monde.» Il parle des liens précieux qu'il a développés avec ses clients, il a même eu de l'aide pour meubler son appartement.
Il veut maintenant voyager, voir le monde : le Québec, NewYork et traverser l'océan pour découvrir l'Europe, Paris. Il aimerait voir de ses propres yeux les quartiers de la Ville Lumière décrits dans les romans de Balzac.
BON VOYAGE PIERRE!
Article de Justine C.(lu dans l'Itinéraire, publié avec autorisation)
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2017-08-21
2017-02-03
TROUVE-TOI DONC UNE JOB
Un camelot est à la porte d’un métro, quelques personnes s’arrêtent pour lui parler ou acheter son journal de rue, d’autres lui sourient avec un ‘’Bonjour poli’’, certains baissent les yeux. Et puis, quelqu’un lui lance «Trouve-toi donc une job.» Plusieurs étiquettes sont apposées sur les camelots : itinérants, pauvres, BS, paresseux, fraudeurs. Et la liste est longue!
Sans doute, ce n’est pas comme travailler dans un bureau, de 9 à 5, ou pour une agence de publicité ou être cuisinier ou serveur dans un restaurant.
Il suffit pourtant de s’arrêter quelques instants et parler aux camelots pour réaliser que les étiquettes sont fausses. Certains travaillent d’arrache-pied, 7 jours sur 7, pour à peine survivre. Plusieurs ont des diplômes, mais ne peuvent se trouver un emploi. D’autres avaient un emploi stable et une famille, mais un burnout les a éloignés du marché du travail. Certains gèrent beaucoup mieux leur budget que moi et possèdent une résilience incroyable à travers les épreuves. Voilà les étiquettes qu’on devrait leur coller!
Charles-Éric, (L’Itinéraire) publié avec autorisation
Sans doute, ce n’est pas comme travailler dans un bureau, de 9 à 5, ou pour une agence de publicité ou être cuisinier ou serveur dans un restaurant.
Il suffit pourtant de s’arrêter quelques instants et parler aux camelots pour réaliser que les étiquettes sont fausses. Certains travaillent d’arrache-pied, 7 jours sur 7, pour à peine survivre. Plusieurs ont des diplômes, mais ne peuvent se trouver un emploi. D’autres avaient un emploi stable et une famille, mais un burnout les a éloignés du marché du travail. Certains gèrent beaucoup mieux leur budget que moi et possèdent une résilience incroyable à travers les épreuves. Voilà les étiquettes qu’on devrait leur coller!
Charles-Éric, (L’Itinéraire) publié avec autorisation
2015-10-26
NICOLAS chef d’orchestre spécial
Nicolas a eu l’idée de fonder un orchestre symphonique bien spécial pour assouvir son besoin de s’impliquer socialement, il n’avait que 19 ans. « Depuis le secondaire, il y a quelque chose à l’intérieur de moi qui me disait que c’était important d’aider, de donner et d’être là pour les autres.
Son premier concert symphonique est né à
l’église Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, et a été donné au profit de l’Aide Internationale
pour l’Enfance. Il s’est entouré peu à
peu d’une équipe afin de mieux se structurer.
L’orchestre a pris forme sous le nom d’Orchestre de solidarité sociale (OSA),
car c’est un lieu de rassemblement, d’échange et de partage comme au temps des
Grecs. Il est unique en son genre, seul au Canada, en Amérique du Nord et
peut-être au monde, affirme Nicolas.
Le chef d’orchestre avait depuis longtemps l’idée de donner un concert en l’honneur de l’Itinéraire.
« C’est une mission noble d’entraide. Puis ce que j’aime
avec l’Itinéraire, ce sont tous les outils donnés pour les camelots. C’est un travail durable. C’est une belle
organisation qui occupe une très grande place à Montréal. » Des camelots
assisteront au concert et certains monteront sur scène. Il y a un parallèle
évident. Des jeunes musiciens jouent avec l’orchestre et des camelots
participent aux articles et aux entrevues.
«
Ce que je veux c’est que cela se développe et que l’OSA devienne une
plate-forme qui donne le goût aux jeunes de commencer à jouer de la musique. Transmettre
ma passion c’est quelque chose qui est dans ma mission. J’aurai toujours la
même vision, en plus gros. »
Nicolas
Ellis
L’Itinéraire,
octobre 2015
(Avec permission
de publier) Thérèse Drainville
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