Pierre a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans une famille de cinq enfants, il parle avec un grand sourire de ces années dans le quartier.
Pourtant, la vingtaine marque une période difficile pour lui qui doit être hospitalisé pour des problèmes de santé mentale.
Suite à cette période, Pierre décide de retourner aux études, à l'UQAM, où il étudie la littérature française, un grand intérêt pour lui depuis toujours.
Au début de la quarantaine, il arrive à l'Itinéraire, à l'accueil d'abord, puis comme camelot. Pendant 15 ans, il a son point de vente sur le Plateau Mont-Royal: « Une bonne façon de rencontrer du monde.» Il parle des liens précieux qu'il a développés avec ses clients, il a même eu de l'aide pour meubler son appartement.
Il veut maintenant voyager, voir le monde : le Québec, NewYork et traverser l'océan pour découvrir l'Europe, Paris. Il aimerait voir de ses propres yeux les quartiers de la Ville Lumière décrits dans les romans de Balzac.
BON VOYAGE PIERRE!
Article de Justine C.(lu dans l'Itinéraire, publié avec autorisation)
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2017-08-21
2012-06-23
ITINÉRANTE POUR UN JOUR
J’ai 17 ans. À l’école que je fréquente, nous devions nous impliquer dans un projet d’environ 50 heures qui nous donnerait des compétences pour l’avenir.
J’ai pensé que c’était une belle occasion pour en apprendre davantage sur le comportement des personnes itinérantes et leur mode de vie.
J’ai donc passé de nombreuses heures à faire du bénévolat dans un centre qui leur servait des repas; j’ai lu des livres, fait des recherches sur Internet; j’ai impliqué mon entourage et j’ai passé une journée complète dans la peau d’une itinérante, dans une station de métro.
Après avoir amassé quelques dollars, j’ai offert un bon repas chaud à un itinérant en échange d’une photo comme souvenir et comme preuve pour l’école. Dans ses yeux brillants, j’ai compris sa solitude.
Après toutes ces aventures et ces recherches, j’ai compris aussi que nous devions prendre soin des sans-abri, ils manquent de tout, surtout de contact avec les autres. Ils ne signifient plus rien pour personne. À travers mon projet j’ai compris la chance que j’avais d’avoir un abri et d’être si choyée à la maison. Je suis chanceuse tout simplement! L’objectif de cet article est d’atténuer les préjugés face aux sans-abris.
Alexandra D.
(Extraits publiés avec autorisation de L’Itinéraire)
2008-12-29
MILLE HEURES DE BÉNÉVOLAT
Patrick et Froy, deux étudiants en médecine dentaire offrent leurs services en soins dentaires aux jeunes de la rue; ils distribuent d’abord brosse à dents et dentifrice, mais ils se rendent vite compte que ce n’est pas suffisant parce que plusieurs ont des problèmes de dentition. Ils ouvrent une clinique dans un petit local du CLSC où les jeunes peuvent rencontrer d’autres spécialistes, infirmières, psychologues. D’autres étudiants se joignent à leur projet, avec l’aide des chirurgiens dentistes du Québec en pratique privée.
Les jeunes de la rue présentent parfois des cas d’extrême pauvreté, de toxicomanie ou de santé mentale. Mais ils ont une force, une volonté de s’en sortir et l’équipe est fière de les aider.
Patrick et Froy, deux étudiants en médecine dentaire offrent leurs services en soins dentaires aux jeunes de la rue; ils distribuent d’abord brosse à dents et dentifrice, mais ils se rendent vite compte que ce n’est pas suffisant parce que plusieurs ont des problèmes de dentition. Ils ouvrent une clinique dans un petit local du CLSC où les jeunes peuvent rencontrer d’autres spécialistes, infirmières, psychologues. D’autres étudiants se joignent à leur projet, avec l’aide des chirurgiens dentistes du Québec en pratique privée.
Les jeunes de la rue présentent parfois des cas d’extrême pauvreté, de toxicomanie ou de santé mentale. Mais ils ont une force, une volonté de s’en sortir et l’équipe est fière de les aider.
Si dans 20 ans, il y a deux ou trois dentistes qui offrent bénévolement une vingtaine d’heures par année, ça représente un dentiste par semaine sur le terrain. On pourrait alors étendre notre pratique aux personnes âgées, aux jeunes familles et aux immigrants.
On ne peut pas sauver toutes les dents, mais on peut faire notre part et améliorer l’image du dentiste
(Atd Quart Monde, nov.08)
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