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2015-02-19

LE COMBAT DE CLAUDE ROBINSON

Il s’est fait voler son projet : une série télévisée basée sur un personnage nommé Robinson Curiosité. C’est la Cour suprême qui a finalement reconnu le crime, après 20 ans de procédures juridiques. Une série télévisée d’animation en 26 épisodes de 25 minutes, illégalement plagiée sur l’idée originale de Claude Robinson, d’abord titrée Robinson Curiosité. Les entreprises Cinar de France ont à l’époque, en 1994, copié le concept de Claude Robinson et affirmé qu’il avait été créé par Christophe Izard. En 2009, le juge québécois Claude Auclair a reconnu que la maison de production Cinar et ses ex-dirigeants l’ont volé, en plagiant l’histoire, les personnages et les dessins de Robinson Curiosité, la série pour enfants qu’il a imaginée au début des années 1980. Un jugement a été porté en faveur de Claude Robinson, en 2011; il a été porté en appel et les trois juges de la Cour d’appel ont confirmé le verdict. La décision fut portée en Cour Suprême du Canada où les juges ont encore une fois tranché en faveur de Claude Robinson. (Notes de Wikipédia) Pendant 20 ans, il a cherché à dire la vérité, alors que ses adversaires (des multinationales qui étaient protégées par des assurances) mentaient. Il a dû faire des recherches sur le droit d'auteur. Vingt ans de lutte pendant lesquels l'élan créatif était complètement coupé, avec des ''balles'' qui sifflaient autour de sa tête. Tout ce qu'il avait, c'était la certitude qu'il disait la vérité et qu'eux mentaient. Aujourd'hui, force est d'admettre qu'il peut être persévérant. Il se sent maintenant comme quelqu'un qui a fait ce qu'il avait à faire, une journée à la fois. BRAVO CLAUDE ROBINSON, tu as gagné la capacité de te regarder dans le miroir, malgré la disproportion des forces. Th. Lu dans la Revue l'Itinéraire. (Publié avec l'autorisation de la Revue)

2012-06-23

ITINÉRANTE POUR UN JOUR


J’ai 17 ans. À l’école que je fréquente, nous devions nous impliquer dans un projet d’environ 50 heures qui nous donnerait des compétences pour l’avenir.

J’ai pensé que c’était une belle occasion pour en apprendre davantage sur le comportement des personnes itinérantes et leur mode de vie.

J’ai donc passé de nombreuses heures à faire du bénévolat dans un centre qui leur servait des repas; j’ai lu des livres, fait des recherches sur Internet; j’ai impliqué mon entourage et j’ai passé une journée complète dans la peau d’une itinérante, dans une station de métro.

Après avoir amassé quelques dollars, j’ai offert un bon repas chaud à un itinérant en échange d’une photo comme souvenir et comme preuve pour l’école. Dans ses yeux brillants, j’ai compris sa solitude.

Après toutes ces aventures et ces recherches, j’ai compris aussi que nous devions prendre soin des sans-abri, ils manquent de tout, surtout de contact avec les autres. Ils ne signifient plus rien pour personne. À travers mon projet j’ai compris la chance que j’avais d’avoir un abri et d’être si choyée à la maison. Je suis chanceuse tout simplement! L’objectif de cet article est d’atténuer les préjugés face aux sans-abris.

Alexandra D.

(Extraits publiés avec autorisation de L’Itinéraire)

2010-07-06

L’ATTENTE…

Je vis dans l’attente, c’est pour moi une source extrême de stress. Mon entourage le sent et le subit. L’attente me rend malheureux et nerveux. Je remercie mon entourage de sa patience et de sa compréhension. Ce n’est pas évident de vivre dans l’attente de savoir quand j’aurai mon prochain logement, où il sera situé et aussi si je guérirai et si je serai en santé après mon traitement. Merci à toutes les personnes qui m’appuient en achetant mon Journal de rue. Ça m’encourage et m’aide beaucoup.

Benoît