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2013-12-10

NELSON MANDELA ET LE PRIMAT ANGLICAN DU CANADA

INSPIRANT CET HOMME DE GRANDE VALEUR

Comme bien d’autres leaders religieux dans le monde qui ont réagi au décès de Nelson Mandela, le modérateur de l’Église Unie du Canada, Gary Paterson, concentre son attention sur les qualités intérieures de l’ancien président de l’Afrique du Sud :

« L’occasion nous est donnée de nous rappeler l’homme, sa détermination à confronter l’injustice de l’apartheid, son engagement pour la liberté et l’égalité, sa capacité de résilience au cours des 27 années passées en prison et sa sortie, l’âme intacte, prêt à pardonner et à s’engager sur un chemin de réconciliation, tout en persuadant les autres de le suivre dans cette voie.»

En ce moment, poursuit Gary Peterson, nous sommes invités à rendre grâce pour la vie de Nelson Mandela, non seulement pour louer ses actes, mais pour la détermination qu’il devrait nous inspirer à entreprendre une pareille quête d’intégrité, pour nous-mêmes et pour tous.

Radio Ville-Marie, décembre 2013

2013-05-21

QUE LA VIE EST DURE AUJOURD'HUI

Gagner sa vie est dure! Des postes ont été abolis et des manufactures remplacées par des condos, ce qui enlève du travail aux ouvriers. Certaines personnes peuvent tout se permettre et d'autres n'ont rien.

Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues.  Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage. 
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui.  J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal.  C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion.  Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer.  Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.

Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca

2013-03-21

LA RECETTE DU BONHEUR


Du chef Thémis

Jean-Louis est connu par son savoir-faire culinaire autant que par son engagement social .
Depuis toujours, l’engagement communautaire par la cuisine a été sa voie.

Il est venu de son Madagascar natal, a fait ses classes à l’Institut du Tourisme et de l’Hôtellerie du Québec et a ouvert un premier restaurant malgache en Amérique du Nord. Professeur à l’ITHQ depuis plusieurs années, il continue de transmettre son savoir avec un bonheur désarmant. Donner au suivant semble être sa recette gagnante.

Jean-Louis s’est beaucoup investi auprès des itinérants, en particulier au Café L’Itinéraire, mais avec le temps, son attention s’est portée vers son pays d’origine. « Au Québec, il y a beaucoup d’organismes qui s’occupent des itinérants, en Afrique; ils n’ont pas ces services, c’est flagrant, les pauvres sont dans la rue, ils quêtent, ils semblent errer. Ce que j’ai fait à Madagascar et au Bénin, ça marche; si on sort un homme ou une femme de la rue, c’est toute sa famille qui en sort, en leur donnant une formation de base en cuisine, on apprend un métier et ça leur permet de se sortir de la misère. »

« Il y a un principe culturel à Madagascar qui dit que tu dois redonner au pays qui t’a mis au monde, si tu le quittes pour réussir ailleurs, il faut revenir et redonner à ceux qui ont eu moins de chance que toi.

Quand tu as réussi, tu dois te dire : maintenant, qui je peux aider? »

Audrey N.    (Lu dans l’Itinéraire)

2012-04-05

SUR LES PAS DU Dr JULIEN


Qui ne connaît au Québec le Dr Gilles Julien et ses réalisations en pédiatrie sociale. Dr Julien ne travaille pas seul : sa conjointe, Hélène, sa muse, avocate à la défense des droits des enfants, le seconde depuis des années.

Depuis qu’ils se sont rencontrés, ils ne cessent de réfléchir ensemble à des moyens pour résoudre les iniquités sociales qui nuisent aux enfants.

Gilles est un gars de terrain, il voit un problème, il veut le résoudre immédiatement. Hélène contribue en intégrant le droit pour mieux défendre les familles, ainsi la pédiatrie sociale peut aller beaucoup plus loin.

La belle Hélène préfère rester dans l’ombre et rappelle que Gilles est à la base de cette réussite qu’est la pédiatrie sociale en communauté. Gilles est un gars qui a du charisme, du charme et une vision. Peu de gens ont une vision et le courage d’aller jusqu’au bout !

Jérôme Savary
(Publié avec l’autorisation du journal L’Itinéraire)



2012-01-10

JACQUES L’ARTISTE

Ses petits moments de bonheur, il les trouve dans l’écriture et la peinture. Révolté par l’injustice, il publie dans un Journal de rue, des textes qui dénoncent ce qui le choque dans la société. Il se souvient de son premier article, c’était pour les sans-abri , un sujet qu’il connaît très bien pour l’avoir vécu.

La vie n’a pas toujours été tendre avec Jacques. «Un enfer», confie-t-il . Après avoir perdu un emploi dans un centre hospitalier, il se retrouve 4 mois dans la rue. «C’est arrivé radicalement, j’ai connu à ce moment-là une longue période de consommation et . quand tu consommes, tu vois la vie en noir». C’est grâce à la prière et à la méditation que Jacques s’en est finalement sorti.

Il vit aujourd’hui en appartement et consacre une grande partie de son temps au Journal de rue. «C’est l’fun d’écrire dedans, d’ailleurs j’ai un nouveau poème à publier», dit-il en ajustant ses petites lunettes rondes.

Camelot depuis une dizaine d’années, Jacques est présent sur tous les fronts. Il trouve des idées, les couche sur papier, illustre son texte avec une de ses peintures et vend le magazine. Fort des encouragements qu’il recueille, Jacques s’implique chaque jour davantage dans la création artistique.

Julie D. (publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)

2011-06-16

UN OPTICIEN PAS COMME LES AUTRES

Philippe sort avec ses deux valises, il part pour sa ‘run de lait’.

C’est une expression qui veut dire qu’il s’en va à la rencontre de personnes défavorisées qui ont besoin de lunettes. Son but c’est de rendre l’achat de lunettes accessible à tous.

Il n’a pas de magasin, pas d’employés, ne fait pas de publicité et n’achète pas de grandes marques de lunettes. En gardant ses coûts d’opération au minimum, il peut offrir des lunettes à des prix abordables pour tous. Il déniche des montures qui allient style et qualité. Le bouche-à-oreille fait le travail, lui permettant de devenir une ressource dans les différents milieux communautaires.

Il a maintenant un site web (www.bonhommealunettes.org) qui le rend encore plus accessible à ceux et celles qui voudraient faire appel à ses services.

L’initiative de cet opticien engagé lui permet de redonner à la communauté tout en continuant à offrir un service essentiel au plus grand nombre de gens possible.

Revue de la Société Elizabeth Fry du Québec