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2015-02-08

ZOOM sur Claude camelot

Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006.  La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.

 En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour la 1re fois en 20 ans.  Ces retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix avec son passé d’itinérance.

Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de problèmes.  Atteint de l’hépatite C, il a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode psychotique :  «Je pensais mourir, j’avais peur de l’hôpital.  Mon état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup mieux

Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec ce que les autres pensent de moi.  C’est pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»

Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines, Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces.  Même au loin, il ne les oublie pas.

Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)






2009-09-11

Voici un court témoignage qui m'a fait prendre conscience qu'une situation difficile peut souvent nous amener à décupler nos énergies pour aider les autres.
Après avoir perdu mon emploi comme aide-bibliothécaire à Montréal à la suite d'une surmédicalisation liée à la maniaco-dépression et à de fortes angoisses, je n'étais plus fonctionnel. Mon état physique aurait dû me donner droit à l'assurance-salaire prévue par mon assureur, mais mon employeur et mon médecin ont précipité mon retour au travail une semaine seulement après ma sortie de l'hôpital psychiatrique. J'ai été congédié peu après et j'ai pu dire bye-bye à l'assurance-salaire.
Je me suis alors senti démuni et sans recours. C'est la raison pour laquelle je me suis impliqué dans Action Autonomie afin de défendre d'autres personnes subissant le même sort. Cet organisme peut vous aider et m'aurait certainement été d'un grand secours.
Continuez à nous encourager, les camelots' car notre état de santé est souvent précaire.
Benoît
(Itinéraire, 15 mai 2009)