TANT DE VISAGES, TANT DE NOMS...
Le trafic des humains!
Patricia, 19 ans, aînée de 8 enfants, quitte sa famille pour aller gagner les études de ses frères et sœurs. Avec d’autres jeunes filles, elle part pour atteindre le but de ses rêves. Elle est vendue par un oncle à des trafiquants d’êtres humains; mise à la rue, elle est récupérée par la police et elle est accueillie dans une communauté pour mineurs. Elle perd le contact avec sa famille, mais après 6 ans, grâce à un réseau de Communautés religieuses, elle retrouve sa mère.
Rita, 18 ans, travaille dans la rue pour payer la dette contractée, sans le savoir, envers un organisme maffieux et des trafiquants. Elle est prise sur la rue lors d’un contrôle de police et conduite au Centre de détention temporaire. Elle rencontre des religieuses qui visitent le centre et qui l’aident à sortir de là. Elle est accueillie dans un programme de réinsertion sociale.
Les récits de ce genre pourraient être rapportés sans fin comme les anneaux d’une longue chaîne qui forme le nouvel esclavage du 21e siècle pour tant de personnes - femmes adultes ou mineures exploitées - prisonnières de trafiquants sans scrupules et de consommateurs qui soutiennent et alimentent ce commerce.
Où est ta sœur? Ton frère? Des groupes se sont formés et ont mis sur pied différents moyens de les rejoindre, ce sont : des unités de rue, des centres d’écoute, des projets de collaboration avec les ambassades, des visites au Centre de détention temporaire, des cours de formation, des sessions d’assistance légale pour permettre de réunir la documentation nécessaire afin de sortir de la clandestinité et obtenir des permis de séjour, etc.
Le cœur compatissant et charitable est inventif; dans bien des cas, l’action est le fruit d’un nouveau ‘génie féminin’ qui se déploie de façon étonnante et encourageante.
(Inspiré du bulletin UISG, La compassion cœur de la mission)
2010-04-24
2010-03-30
,LA VIE BRISÉE DE FRED
Fred a été diagnostiqué ‘schizophrène’ au début de la vingtaine, il a été jugé inapte au travail et il vit de l’aide sociale.
Dans sa famille, il accepte sa médication; il a commencé à suivre des cours à distance qui lui ont permis de décrocher son diplôme au CEGEP, après sept ans de persévérance et d’efforts.
Soutenu par ses parents et une équipe médicale compétente, il s’est rapproché de l’Université où il suivait des cours du soir jusqu’au jour où il reçoit un appel de son agente d’aide sociale pour lui dire qu’il doit rembourser 9,000 $ parce qu’il s’est inscrit à trois cours par session alors qu’il n’avait pas le droit de s’inscrire à plus de deux cours par session. Il n’a pas volé, il n’a pas fraudé, il ignorait que c’était défendu. Pour une personne ‘schizophrène’ , vivre un stress semblable, rembourser 100 $ par mois, se défendre face à cette bureaucratie, demande énormément d’énergie et perturbe le sommeil autant que le quotidien.
Qui sont ces agents qui annoncent par téléphone une telle nouvelle à une personne atteinte de maladie mentale? Quelle est leur formation, leur compétence pour agir de cette façon? Par son zèle ou une structure administrative, une agente d’aide sociale vient de briser la vie d’un jeune adulte qui essayait de s’en sortir !
Fred a été diagnostiqué ‘schizophrène’ au début de la vingtaine, il a été jugé inapte au travail et il vit de l’aide sociale.
Dans sa famille, il accepte sa médication; il a commencé à suivre des cours à distance qui lui ont permis de décrocher son diplôme au CEGEP, après sept ans de persévérance et d’efforts.
Soutenu par ses parents et une équipe médicale compétente, il s’est rapproché de l’Université où il suivait des cours du soir jusqu’au jour où il reçoit un appel de son agente d’aide sociale pour lui dire qu’il doit rembourser 9,000 $ parce qu’il s’est inscrit à trois cours par session alors qu’il n’avait pas le droit de s’inscrire à plus de deux cours par session. Il n’a pas volé, il n’a pas fraudé, il ignorait que c’était défendu. Pour une personne ‘schizophrène’ , vivre un stress semblable, rembourser 100 $ par mois, se défendre face à cette bureaucratie, demande énormément d’énergie et perturbe le sommeil autant que le quotidien.
Qui sont ces agents qui annoncent par téléphone une telle nouvelle à une personne atteinte de maladie mentale? Quelle est leur formation, leur compétence pour agir de cette façon? Par son zèle ou une structure administrative, une agente d’aide sociale vient de briser la vie d’un jeune adulte qui essayait de s’en sortir !
2010-03-05
RIC… un résilient
Jeune, il souffre de l’alcoolisme de son père qui fait vivre un véritable enfer à sa famille. C’est grâce à la présence aimante de sa mère et de sa grand-mère qu’il est parvenu à garder son équilibre et à ne pas reproduire le modèle paternel. Éric se considère comme un être ‘résilient’, qui a trouvé la force de rebondir face à l’adversité.
A l’école, son physique frêle fait de lui le ‘souffre-douleur’ des autres garçons. Après un certain temps, Ric prend conscience que sa vie doit changer. « Je me souviens du jour où je me suis dit que je voulais être heureux dans la vie. J’ai étudié les faiblesses des ‘forts’ qui m’écrasaient et j’ai appris à me battre avec mes mots. J’ai développé ma force de frappe, oratoire! J’ai compris que je pouvais trouver des réponses pour intimider ceux qui étaient sur mon dos. Et ça a fonctionné ! J’ai intimidé le plus fort de mes bourreaux devant tout le monde et il a cessé de me harceler ».
Lentement Ric reconstruit sa vie et s’améliore à un point tel que c’est lui qui devient la ‘vedette’ de l’école. Il fait rire les autres et surtout, il se porte à la défense de ceux qui subissent le calvaire qu’il a connu. C’ÉTAIT GAGNÉ !
(L’Itinéraire, mars 2010)
Jeune, il souffre de l’alcoolisme de son père qui fait vivre un véritable enfer à sa famille. C’est grâce à la présence aimante de sa mère et de sa grand-mère qu’il est parvenu à garder son équilibre et à ne pas reproduire le modèle paternel. Éric se considère comme un être ‘résilient’, qui a trouvé la force de rebondir face à l’adversité.
A l’école, son physique frêle fait de lui le ‘souffre-douleur’ des autres garçons. Après un certain temps, Ric prend conscience que sa vie doit changer. « Je me souviens du jour où je me suis dit que je voulais être heureux dans la vie. J’ai étudié les faiblesses des ‘forts’ qui m’écrasaient et j’ai appris à me battre avec mes mots. J’ai développé ma force de frappe, oratoire! J’ai compris que je pouvais trouver des réponses pour intimider ceux qui étaient sur mon dos. Et ça a fonctionné ! J’ai intimidé le plus fort de mes bourreaux devant tout le monde et il a cessé de me harceler ».
Lentement Ric reconstruit sa vie et s’améliore à un point tel que c’est lui qui devient la ‘vedette’ de l’école. Il fait rire les autres et surtout, il se porte à la défense de ceux qui subissent le calvaire qu’il a connu. C’ÉTAIT GAGNÉ !
(L’Itinéraire, mars 2010)
2010-03-02
UN EXEMPLE : JOANNIE
(Itinéraire, 15 février 2010)
Joannie s’implique parfois dans des œuvres caritatives, mais l’entraînement prend tout son temps, en vue des Jeux Olympiques 2010 et pour elle vivre sous pression fait partie du métier.
« Si je ne pouvais vivre avec la pression, je ne pourrais pas faire de la compétition de haut niveau. Ma carrière tire à sa fin. Je ne crois pas que je ferai partie d’une troupe professionnelle car je désire reprendre mes études, mon rêve d’enfance c’était de devenir médecin après ma retraite du patinage. Jeune, j’étais studieuse et je travaillais fort pour obtenir les notes. Je suis une personne très prévoyante. Ma vie a tourné autrement, mais j’ai toujours un plan B, si je ne suis pas médecin, je serai pharmacienne.»
Un exemple Joannie? Oui, par sa persévérance, ses efforts constants quand elle était plus jeune et qu’elle voulait poursuivre son rêve, prévoyante au cas où la vie l’amènerait ailleurs et très forte aussi, comme on l’a vue, maintenant que les Jeux Olympiques sont terminés. Joannie, un bel exemple pour les jeunes mais aussi pour tous. Joannie, nous sommes avec toi de tout cœur.
(Itinéraire, 15 février 2010)
Joannie s’implique parfois dans des œuvres caritatives, mais l’entraînement prend tout son temps, en vue des Jeux Olympiques 2010 et pour elle vivre sous pression fait partie du métier.
« Si je ne pouvais vivre avec la pression, je ne pourrais pas faire de la compétition de haut niveau. Ma carrière tire à sa fin. Je ne crois pas que je ferai partie d’une troupe professionnelle car je désire reprendre mes études, mon rêve d’enfance c’était de devenir médecin après ma retraite du patinage. Jeune, j’étais studieuse et je travaillais fort pour obtenir les notes. Je suis une personne très prévoyante. Ma vie a tourné autrement, mais j’ai toujours un plan B, si je ne suis pas médecin, je serai pharmacienne.»
Un exemple Joannie? Oui, par sa persévérance, ses efforts constants quand elle était plus jeune et qu’elle voulait poursuivre son rêve, prévoyante au cas où la vie l’amènerait ailleurs et très forte aussi, comme on l’a vue, maintenant que les Jeux Olympiques sont terminés. Joannie, un bel exemple pour les jeunes mais aussi pour tous. Joannie, nous sommes avec toi de tout cœur.
2010-01-28
D’AMOUR ET DE SOLEIL
Y a-t-il un mot plus beau que le mot AMOUR ? Moi, ce mot m’inspire beaucoup. Durant ma vie, j’en ai reçu assez pour réussir à être bien dans ma peau.
L’amour aide à rendre la journée plus belle. L’objectif principal de ma vie est de réussir à être heureux.
Les personnes à qui je crois avoir donné le plus d’amour ce sont mes parents adoptifs qui se sont occupés de moi quand j’avais entre 4 et 14 ans.
Actuellement je vends un journal de rue et le contact privilégié que j’ai développé au cours des années avec mes clients n’est pas de l’amour mais s’en approche car je m’investis beaucoup dans mon travail auprès d’eux. Mes clients me disent souvent que je suis leur rayon de soleil, ce qui me touche beaucoup. Chose certaine, le soleil brille pour tous, alors que tout le monde ne reçoit pas autant d’amour dans sa vie.
Je remercie mes clients pour leur soutien. Je souhaite que le soleil brille pour eux et qu’ils soient très heureux.
Gilles B. (L’Itinéraire)
Y a-t-il un mot plus beau que le mot AMOUR ? Moi, ce mot m’inspire beaucoup. Durant ma vie, j’en ai reçu assez pour réussir à être bien dans ma peau.
L’amour aide à rendre la journée plus belle. L’objectif principal de ma vie est de réussir à être heureux.
Les personnes à qui je crois avoir donné le plus d’amour ce sont mes parents adoptifs qui se sont occupés de moi quand j’avais entre 4 et 14 ans.
Actuellement je vends un journal de rue et le contact privilégié que j’ai développé au cours des années avec mes clients n’est pas de l’amour mais s’en approche car je m’investis beaucoup dans mon travail auprès d’eux. Mes clients me disent souvent que je suis leur rayon de soleil, ce qui me touche beaucoup. Chose certaine, le soleil brille pour tous, alors que tout le monde ne reçoit pas autant d’amour dans sa vie.
Je remercie mes clients pour leur soutien. Je souhaite que le soleil brille pour eux et qu’ils soient très heureux.
Gilles B. (L’Itinéraire)
2010-01-27
NOS AÎNÉS
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
Je connaissais bien la détresse mortelle qui envahit plusieurs jeunes hommes qui peut même conduire au suicide. Je n'avais, cependant, jamais imaginé l'ampleur du désespoir qui peut s'insinuer dans l'âme de nos
aîné(e)s.
Il y a 30 ans, le CLSC a aidé une paroisse à mettre sur pied un organisme ENTRAIDE ET AMITIÉ, pour les aînés. Des paroissiens s'inquiétaient, en effet, du sort d'une centaine d'aînés laissés à eux-mêmes. La compassion a joué, la solidarité aussi, mais l'amour a été la plus forte motivation, et la conscience de servir le Christ dans les plus faibles. Ce groupe est généreusement financé par l'Etat pour rendre des services de proximité, déplacements, accompagnements, repas mensuels, etc
(André Chevalier,ptre. Extrait dans Revue: Le NIC)
2010-01-20
AIMER
Aimer c'est s'approcher de la spiritualité. La spiritualité conduit au bonheur et nous aide à évoluer et à réussir tout ce qu'on entreprend.
Récemment, je suis allé à la Mission Bon Accueil; il y avait là, comme bénévoles, des joueurs de football. Ils nous ont adressé la parole. Ils nous ont parlé de leur passé. Certains avaient connu des périodes difficiles, mais ils nous ont dit qu'avec la confiance, la foi, ils ont pu remonter la pente et atteindre leur but.
Voilà un exemple de réussite qui s'est bâti en partie sur leur spiritualité.
Pensée du jour:
« L'amour, cela veut dire aimer les autres, et aimer les autres, c'est chercher à les comprendre. Pourquoi ? Il s'agit là d'une question à laquelle on a la réponse quand on aime.»
Jacques É., camelot
Journal l'Itinéraire
Aimer c'est s'approcher de la spiritualité. La spiritualité conduit au bonheur et nous aide à évoluer et à réussir tout ce qu'on entreprend.
Récemment, je suis allé à la Mission Bon Accueil; il y avait là, comme bénévoles, des joueurs de football. Ils nous ont adressé la parole. Ils nous ont parlé de leur passé. Certains avaient connu des périodes difficiles, mais ils nous ont dit qu'avec la confiance, la foi, ils ont pu remonter la pente et atteindre leur but.
Voilà un exemple de réussite qui s'est bâti en partie sur leur spiritualité.
Pensée du jour:
« L'amour, cela veut dire aimer les autres, et aimer les autres, c'est chercher à les comprendre. Pourquoi ? Il s'agit là d'une question à laquelle on a la réponse quand on aime.»
Jacques É., camelot
Journal l'Itinéraire
2010-01-12

remporte le prix Raymond Dewar
Nous avons l'honneur de présenter Marie-Paule Gagné, ce petit bout de femme que nous appelons la « Mère Teresa du monde de la surdité », comme récipiendaire du Prix Raymond Dewar 2008 (dévouement pour la défense des droits de la communauté sourde).
Marie-Paule est l'avocate des causes qui semblent perdues, se portant à la défense des laissés-pour-compte du monde de la surdité. Sa vie durant, elle a œuvré auprès de la jeunesse sourde pluri handicapée. Préoccupée pendant 40 ans du sort des plus défavorisés, c'est avec empressement et le cœur contagieux de sa joie qu'elle s'est rendue tous les matins à leur rencontre, beau temps mauvais temps, pour accompagner de son sourire et de sa vie de foi ceux et celles qui sont trop souvent oubliés par notre société. Cette religieuse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ne connaîtra jamais le sens du mot RETRAITE. Âgée de 74 ans, elle continue de s'impliquer davantage et annonce, encore et toujours, sa foi en la Jeunesse et en la réussite de la personne humaine sourde. Partout et avec tous, quelles que soient leur situation ou leurs croyances, elle affiche le même sourire, la même cordialité. Inspirée par Mère Gamelin, elle offre la célèbre « Soupe à Marie-Paule » à tous ceux et celles qui se présentent à la porte de la Maison de la Foi. À elle seule, elle y a créé un lieu de fraternité et de bonne entente. Elle fait en sorte que les personnes sourdes soient autonomes et confiantes en leurs dons intérieurs, aspirant à ce qu'elles deviennent ressources les unes pour les autres...
Marie-Paule n'a que des amis dans tous les milieux sourds ou entendants. Elle se porte au secours de chacun avec simplicité. Tous goûtent la paix et la sérénité du cœur à son contact... elle est à l'écoute de tout. Elle franchit toutes les barrières humaines pour accueillir et accompagner les moins bien portants de la communauté sourde, les recommandant à Dieu dans le secret de sa prière constante. Les murs d'indifférence ne tiennent pas avec elle qui ne sombre jamais dans le désespoir. Dans les concours du type de celui-ci, on pourrait oublier les gens simples qui œuvrent dans le secret et l'intimité de leur vie. Il est pourtant de simples personnes qui font plus de bien que les politiciens les plus populaires ou les conférenciers les plus célèbres. Pour les voir, il suffit de baisser les yeux car elles se tiennent, comme Marie-Paule, avec les plus humbles... C'est ce qui témoigne de leur grandeur; ne croyez-vous pas ?
Source: André Lachambre, Maison de la Foi au service du Monde de la Surdité.
2010-01-10
L'EMPATHIE AVANT LA RÉPARTIE
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
L'humoriste Dany Turcotte prend les autres au sérieux. Le fou du roi de Tout le monde en parle se considère d'abord comme un observateur sensible à ceux qui l'entourent, qu'il s'agisse de ses proches ou des gens de la rue de l'avenue du Mont-Royal qu'il interpelle spontanément par leurs petits noms. Dany Turcotte a connu l'adversité de la vie...et ne l'a pas oublié dans le nuage du succès(...)"Je sais ce que c'est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l'exclusion..Quand j'avais 10 ans, on a fait faillite. Je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n'oublierai jamais le soir où un représentant d'Hydro est venu couper l'électricité et n'a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille. Par la suite, dans la cour d'école, on m'appelait faillite. Ça m'a marqué", livre-t-il, le regard songeur. Cette période de sa vie l'a bouleversé et c'est avec spontanéité qu'il expose les stigmates qu'elle a laissés dans son rapport à l'argent. "Je connais la valeur d'une piasse. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. J'ai tendance à l'insécurité, car je fais un métier où on ne connaît pas l'avenir.(...)" Dany Turcotte s'est toujours spontanément engagé auprès des plus démunis. "Je suis très sensible aux exclus. C'est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu'un sourire ou une conversation, à quelqu'un qui me tend la main dans la rue, je le fais."
(Dany Trucotte dans l'Itinéraire)
2010-01-04
COURTS TÉMOIGNAGES
Dan : «Quand vous voyez un jeune dans la rue et que vous pensez qu’il vient de la planète Mars, rappelez-vous qu’il vient de votre propre salon. C’est probablement votre enfant.»
Laurence : «Pendant dix ans, j’ai souffert d’un mal de vivre qui m’a poussée à la toxicomanie. J’ai tout essayé, tout fait jusqu’à ce que je tombe enceinte de ma fille qui a aujourd’hui 20 ans. Pour vaincre la dépression, je me suis imaginée une flèche avec une corde, comme une trajectoire de vie que j’aurais lancée et à laquelle je peux toujours m’accrocher quand j’ai l’impression de dévier, de perdre de contrôle.»
Claude : «En prison, j’ai décidé d’écrire des chansons à la lueur d’un lampadaire qui filtrait par ma fenêtre. En prison, on n’est pas autorisé à posséder une chandelle et il est difficile de se les mettre quelque part pour les passer en cachette. J’avais deux possibilités : soit vivre mon temps à la dure ou je m’organisais pour le vivre différemment. Mon choix a été le bon.»
Monique : «Quand je pratique l’écriture de façon assidue, ça débouche inévitablement sur le même territoire que la spiritualité et sur la méditation, c’est-à-dire dans le mystère. Je suis dans le vide tout en étant dans le plein en même temps. Je suis à la recherche d’un sens, il y a quelque chose de sacré et de magique et c’est ce que je vais chercher en moi. Pour moi, écrire est une pratique spirituelle.»
Angèle : «Il y a une chose que je déteste parmi toutes, c’est le mensonge. Les camelots de ce magazine (L’Itinéraire) qui prennent la parole disent des choses dures mais vraies et ça, c’est vraiment unique à ce magazine. Je veux aider ceux qui se sont retrouvés dans une situation extrême.»
Dan : «Quand vous voyez un jeune dans la rue et que vous pensez qu’il vient de la planète Mars, rappelez-vous qu’il vient de votre propre salon. C’est probablement votre enfant.»
Laurence : «Pendant dix ans, j’ai souffert d’un mal de vivre qui m’a poussée à la toxicomanie. J’ai tout essayé, tout fait jusqu’à ce que je tombe enceinte de ma fille qui a aujourd’hui 20 ans. Pour vaincre la dépression, je me suis imaginée une flèche avec une corde, comme une trajectoire de vie que j’aurais lancée et à laquelle je peux toujours m’accrocher quand j’ai l’impression de dévier, de perdre de contrôle.»
Claude : «En prison, j’ai décidé d’écrire des chansons à la lueur d’un lampadaire qui filtrait par ma fenêtre. En prison, on n’est pas autorisé à posséder une chandelle et il est difficile de se les mettre quelque part pour les passer en cachette. J’avais deux possibilités : soit vivre mon temps à la dure ou je m’organisais pour le vivre différemment. Mon choix a été le bon.»
Monique : «Quand je pratique l’écriture de façon assidue, ça débouche inévitablement sur le même territoire que la spiritualité et sur la méditation, c’est-à-dire dans le mystère. Je suis dans le vide tout en étant dans le plein en même temps. Je suis à la recherche d’un sens, il y a quelque chose de sacré et de magique et c’est ce que je vais chercher en moi. Pour moi, écrire est une pratique spirituelle.»
Angèle : «Il y a une chose que je déteste parmi toutes, c’est le mensonge. Les camelots de ce magazine (L’Itinéraire) qui prennent la parole disent des choses dures mais vraies et ça, c’est vraiment unique à ce magazine. Je veux aider ceux qui se sont retrouvés dans une situation extrême.»
2009-12-22
JE CONNAIS LA VALEUR DE L’ARGENT
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
Dany a connu l’adversité de la vie : « Je sais ce que c’est que de vivre la déchéance sociale qui conduit à l’exclusion. Quand j’avais 10 ans, on a fait faillite, je passais le journal pour payer mes vêtements. Je n’oublierai jamais le soir où un représentant d’Hydro est venu couper l’électricité et n’a même pas voulu laisser le temps à ma mère de finir son souper pour nourrir la famille, dans la cour de l’école on m’appelait ‘faillite’, ça m’a marqué. Mes amis disent de moi que je suis cheap parce que je ne suis pas dépensier et que je fais rarement des folies. Je suis très sensible aux exclus, c’est pourquoi chaque fois que je peux faire un petit quelque chose, ne serait-ce qu’un sourire ou une conversation, à quelqu’un qui me tend la main dans la rue, je le fais. »
Dany T. (Revue de presse, ATD Quart Monde)
2009-12-15
LE COURAGE DE S’EN SORTIR
Yvon, un camelot pour un journal de rue, traîne un long passé de gambler derrière lui. Après 25 ans à jouer aux courses, il est déterminé à s’en sortir. Yvon a réussi à se détacher de sa dépendance au jeu et à reprendre goût à la vie, il voit désormais la vie d’un œil nouveau.
« En vendant le journal sur la rue j’ai été amené à rencontrer des gens, des familles, des enfants, ça m’a fait réaliser qu’il existait autre chose que les courses de chevaux, que mon besoin d’argent avait remplacé l’amour des chevaux. En attendant les clients, je réfléchis intensément à ma vie et le choix est devenu clair. Pour la 1re fois, j’ai décidé de changer de vie et de faire quelque chose pour moi, j’arrête d’agir pour avoir l’approbation des autres .»
Jérôme et Martine (L’Itinéraire)
Yvon, un camelot pour un journal de rue, traîne un long passé de gambler derrière lui. Après 25 ans à jouer aux courses, il est déterminé à s’en sortir. Yvon a réussi à se détacher de sa dépendance au jeu et à reprendre goût à la vie, il voit désormais la vie d’un œil nouveau.
« En vendant le journal sur la rue j’ai été amené à rencontrer des gens, des familles, des enfants, ça m’a fait réaliser qu’il existait autre chose que les courses de chevaux, que mon besoin d’argent avait remplacé l’amour des chevaux. En attendant les clients, je réfléchis intensément à ma vie et le choix est devenu clair. Pour la 1re fois, j’ai décidé de changer de vie et de faire quelque chose pour moi, j’arrête d’agir pour avoir l’approbation des autres .»
Jérôme et Martine (L’Itinéraire)
2009-11-19
D'UN ACCIDENT À UN P'TIT DEUX
Dans la compagnie de meubles où je travaillais, j'ai perdu 3 doigts. Après cet événement, je me sentais dépressif, je n'avais plus d'énergie pour rien faire. Puis j'ai connu un Journal de rue où je pouvais rendre service en le vendant au coin d'une rue.
J'ai eu l'idée un jour de montrer ma main handicapée où il ne restait que deux doigts, le pouce et le petit doigt: 'Un p'tit deux pour les itinérants Madame'. Ça fait rire les gens.
Aujourd'hui, je remercie le Bon Dieu d'avoir eu cet accident. Grâce à çà, je ne travaille plus dans les shops, enfermé malgré moi dans ces endroits sans fenêtres.
Durant 30 ans, j'ai travaillé fort dans des compagnies de bois et de bureau. Maintenant, je m'amuse beaucoup, je me sens plus libre.
Germain G. (L'Itinaire)
Dans la compagnie de meubles où je travaillais, j'ai perdu 3 doigts. Après cet événement, je me sentais dépressif, je n'avais plus d'énergie pour rien faire. Puis j'ai connu un Journal de rue où je pouvais rendre service en le vendant au coin d'une rue.
J'ai eu l'idée un jour de montrer ma main handicapée où il ne restait que deux doigts, le pouce et le petit doigt: 'Un p'tit deux pour les itinérants Madame'. Ça fait rire les gens.
Aujourd'hui, je remercie le Bon Dieu d'avoir eu cet accident. Grâce à çà, je ne travaille plus dans les shops, enfermé malgré moi dans ces endroits sans fenêtres.
Durant 30 ans, j'ai travaillé fort dans des compagnies de bois et de bureau. Maintenant, je m'amuse beaucoup, je me sens plus libre.
Germain G. (L'Itinaire)
2009-11-07
HUMORISTE DE RUE
En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l’itinérance, le camelot de 54 ans considère qu’il a appris à vivre. «Avant je pensais juste au matériel, un gros char, une grosse maison, sans le savoir l’essentiel me manquait : le respect et l’amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.»
La vie de Michel commence par la mort de sa mère à sa naissance. Il est adopté par une tante et son mari. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup. Il fréquente l’école, devient premier de classe. Plus tard il se marie, divorce, se remarie, divorce de nouveau. Il connaît une dépression fatale. Il déménage en ville, devient une proie facile pour les vendeurs de drogue. Il est empoisonné par une drogue dure et doit être hospitalisé. Quand il en sort, il cesse toute consommation et commence à vendre un journal de rue. Il fait rire les gens. « J’ai découvert que j’avais une force incroyable. Aujourd’hui mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille qui trouve que je suis un meilleur père que lorsqu’elle était petite. »
Michel D. (L’Itinéraire)
En traversant les épreuves du divorce, de la dépression, de la consommation de drogue et de l’itinérance, le camelot de 54 ans considère qu’il a appris à vivre. «Avant je pensais juste au matériel, un gros char, une grosse maison, sans le savoir l’essentiel me manquait : le respect et l’amour, apprécier le moment présent, prendre le temps de parler au monde.»
La vie de Michel commence par la mort de sa mère à sa naissance. Il est adopté par une tante et son mari. Ses parents adoptifs l’aiment beaucoup. Il fréquente l’école, devient premier de classe. Plus tard il se marie, divorce, se remarie, divorce de nouveau. Il connaît une dépression fatale. Il déménage en ville, devient une proie facile pour les vendeurs de drogue. Il est empoisonné par une drogue dure et doit être hospitalisé. Quand il en sort, il cesse toute consommation et commence à vendre un journal de rue. Il fait rire les gens. « J’ai découvert que j’avais une force incroyable. Aujourd’hui mon plus grand bonheur est de passer du temps avec ma fille qui trouve que je suis un meilleur père que lorsqu’elle était petite. »
Michel D. (L’Itinéraire)
2009-09-17
A la rencontre du Dieu Providence
« Elle partit donc et fit comme Elie le lui avait dit, et pendant longtemps ils eurent à manger, lui et elle et le fils» (1 R 17, 15) Dans cette parole de l’Ecriture, Dieu vient en aide à une veuve à la demande du prophète.
Aujourd’hui encore nous avons besoin de la Providence du Seigneur.
Ce fut pour nous une grâce de le laisser agir dans notre vie. Pourtant, nous l’avons réalisé, vivre de Providence ne se fait pas sans effort de notre part…
Notre premier pas avec la Providence s’est manifesté par un choix :
celui d’éduquer nos enfants en ayant un parent à la maison jusqu’à leur entrée à l’école.
En conséquence, nous avons décidé de vivre avec les aléas d’un salaire unique pour la famille. Nous avons donc appris à vivre en fonction de nos besoins réels afin d’éviter d’embarquer dans la spirale de la consommation.
Ensuite, nous avons adopté une attitude d’ouverture et d’accueil envers les petits gestes de charité offerts. Finalement, nous avons choisi d’abandonner nos désirs au Seigneur par la prière, démarche essentielle mais si facile à oublier….
A deux reprise, Jean-Yves a perdu son emploi et ces congédiements coïncidaient avec les deux premières grossesses de Josiane.
La première fois, c’est seulement quelques jours après la naissance de Christophe, après six mois de recherches, que le téléphone a sonné pour une offre d’emploi.
La Providence s’est manifestée puisque cette situation nous a permis d’acheter une maison pour élever notre nouvelle famille.
La deuxième fois, après encore plusieurs mois de recherches, toutes les portes semblaient fermées. Jean-Yves a prié un «Gloire au Père» et a décidé de rester à la maison pour accompagner Josiane dans les dernières semaines de sa grossesse. A 17h00, le soir même, le téléphone a sonné à nouveau…
Ces deux exemples ne sont pas les seuls que nous ayons vécus.
La Providence se manifeste surtout dans les petits événements du quotidien : don de vêtements, aide pour faire de menus travaux à la maison… Cependant, dans notre joie d’accueillir cette simple Providence, le Seigneur nous a donné la grâce d’en vivre des expériences plus grandes.
Nous remarquons souvent que notre joie interpelle ceux qui nous offrent de l’aide. On nous dit : «C’est facile de vous donner, ça vous fait toujours plaisir!»
Pourtant, l’abandon à la Providence n’est pas un laisser-aller. Nous devons faire notre bout de chemin. …C’est à travers cette manière de vivre avec la Providence que nous sommes en mesure de faire la volonté de Dieu. Quelle joie pour nous d’en rendre témoignage!
Josiane Dupont et Jean-Yves Lavoie
(extrait de la revue Le Nic, janvier 2009)
« Elle partit donc et fit comme Elie le lui avait dit, et pendant longtemps ils eurent à manger, lui et elle et le fils» (1 R 17, 15) Dans cette parole de l’Ecriture, Dieu vient en aide à une veuve à la demande du prophète.
Aujourd’hui encore nous avons besoin de la Providence du Seigneur.
Ce fut pour nous une grâce de le laisser agir dans notre vie. Pourtant, nous l’avons réalisé, vivre de Providence ne se fait pas sans effort de notre part…
Notre premier pas avec la Providence s’est manifesté par un choix :
celui d’éduquer nos enfants en ayant un parent à la maison jusqu’à leur entrée à l’école.
En conséquence, nous avons décidé de vivre avec les aléas d’un salaire unique pour la famille. Nous avons donc appris à vivre en fonction de nos besoins réels afin d’éviter d’embarquer dans la spirale de la consommation.
Ensuite, nous avons adopté une attitude d’ouverture et d’accueil envers les petits gestes de charité offerts. Finalement, nous avons choisi d’abandonner nos désirs au Seigneur par la prière, démarche essentielle mais si facile à oublier….
A deux reprise, Jean-Yves a perdu son emploi et ces congédiements coïncidaient avec les deux premières grossesses de Josiane.
La première fois, c’est seulement quelques jours après la naissance de Christophe, après six mois de recherches, que le téléphone a sonné pour une offre d’emploi.
La Providence s’est manifestée puisque cette situation nous a permis d’acheter une maison pour élever notre nouvelle famille.
La deuxième fois, après encore plusieurs mois de recherches, toutes les portes semblaient fermées. Jean-Yves a prié un «Gloire au Père» et a décidé de rester à la maison pour accompagner Josiane dans les dernières semaines de sa grossesse. A 17h00, le soir même, le téléphone a sonné à nouveau…
Ces deux exemples ne sont pas les seuls que nous ayons vécus.
La Providence se manifeste surtout dans les petits événements du quotidien : don de vêtements, aide pour faire de menus travaux à la maison… Cependant, dans notre joie d’accueillir cette simple Providence, le Seigneur nous a donné la grâce d’en vivre des expériences plus grandes.
Nous remarquons souvent que notre joie interpelle ceux qui nous offrent de l’aide. On nous dit : «C’est facile de vous donner, ça vous fait toujours plaisir!»
Pourtant, l’abandon à la Providence n’est pas un laisser-aller. Nous devons faire notre bout de chemin. …C’est à travers cette manière de vivre avec la Providence que nous sommes en mesure de faire la volonté de Dieu. Quelle joie pour nous d’en rendre témoignage!
Josiane Dupont et Jean-Yves Lavoie
(extrait de la revue Le Nic, janvier 2009)
2009-09-14
LA SOUFFRANCE DES AUTRES
Ma voisine a perdu son fils de 16 ans. Une balle dans la tête a eu raison de ce jeune en proie à la détresse. Chaque matin, je la vois prendre sa voiture et la vie continue… Hier elle est passée devant chez nous, le visage hagard, l’esprit absent. Ma conjointe a pu lui glisser un mot à l’oreille. En de pareilles circonstances que dire à une mère dévastée par le chagrin ? La vie ne fournit aucune réponse satisfaisante, seule l’interrogation pèse et mord dans la chair! J’aimerais la prendre dans mes bras avec compassion et prendre sur moi un peu de sa douleur.
La souffrance des autres et la nôtre jouent un rôle important dans une humanité faite pour le progrès, telle une main tendue, un regard rieur, une parole pour embrasser, des membres pour danser, des yeux qui regardent le soleil briller. Là où règne la souffrance, puissions-nous y jeter un peu d’harmonie; là où règne la souffrance des autres, puissions-nous laisser notre cœur frémir de compassion; c’est là que se trouve la réponse à toutes nos questions.
Sylvain-Alex L.
(Revue franciscaine)
Ma voisine a perdu son fils de 16 ans. Une balle dans la tête a eu raison de ce jeune en proie à la détresse. Chaque matin, je la vois prendre sa voiture et la vie continue… Hier elle est passée devant chez nous, le visage hagard, l’esprit absent. Ma conjointe a pu lui glisser un mot à l’oreille. En de pareilles circonstances que dire à une mère dévastée par le chagrin ? La vie ne fournit aucune réponse satisfaisante, seule l’interrogation pèse et mord dans la chair! J’aimerais la prendre dans mes bras avec compassion et prendre sur moi un peu de sa douleur.
La souffrance des autres et la nôtre jouent un rôle important dans une humanité faite pour le progrès, telle une main tendue, un regard rieur, une parole pour embrasser, des membres pour danser, des yeux qui regardent le soleil briller. Là où règne la souffrance, puissions-nous y jeter un peu d’harmonie; là où règne la souffrance des autres, puissions-nous laisser notre cœur frémir de compassion; c’est là que se trouve la réponse à toutes nos questions.
Sylvain-Alex L.
(Revue franciscaine)
2009-09-13
EN FLAGRANT DÉLIT DE MISÉRICORDE
Jean est entré à la prison de Bordeaux, Montréal, en 1969, il y est resté plus de 30 ans. Son crime? Avoir cru à la parole de Jésus : « J’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi ». Il a choisi d’être prêtre et il est devenu aumônier de prison.
Au milieu des détenus, Jean représente le monde spirituel avec une sorte d’influence morale. Les gars sont portés à parler eux-mêmes de religion, souvent pour confier leur détresse, leur souffrance, leur questionnement. Parfois ils disent qu’ils ne prient pas, mais tous les soirs ils LUI parlent avant de se coucher, parce que prier pour eux c’est réciter des formules. Pour Jean, ce sont des pauvres qui ont un immense besoin de miséricorde. Célébrer la messe en prison donne tout son sens au mot ‘miséricorde’, ils sont disponibles à accueillir ce message.
Le plus important c’est de garder le lien, dit-il, même quand on condamne ce qu’une personne peut faire. Notre Seigneur se tenait avec des gens tout croches, ne les jugeait pas, ne les condamnait pas.
Jean s’occupe aujourd’hui de Oasis Liberté, un lieu de rencontre pour ex-détenus qui veulent poursuivre un cheminement spirituel.
(Extrait de Le Nic, septembre 2006)
Jean est entré à la prison de Bordeaux, Montréal, en 1969, il y est resté plus de 30 ans. Son crime? Avoir cru à la parole de Jésus : « J’étais en prison et vous êtes venu jusqu’à moi ». Il a choisi d’être prêtre et il est devenu aumônier de prison.
Au milieu des détenus, Jean représente le monde spirituel avec une sorte d’influence morale. Les gars sont portés à parler eux-mêmes de religion, souvent pour confier leur détresse, leur souffrance, leur questionnement. Parfois ils disent qu’ils ne prient pas, mais tous les soirs ils LUI parlent avant de se coucher, parce que prier pour eux c’est réciter des formules. Pour Jean, ce sont des pauvres qui ont un immense besoin de miséricorde. Célébrer la messe en prison donne tout son sens au mot ‘miséricorde’, ils sont disponibles à accueillir ce message.
Le plus important c’est de garder le lien, dit-il, même quand on condamne ce qu’une personne peut faire. Notre Seigneur se tenait avec des gens tout croches, ne les jugeait pas, ne les condamnait pas.
Jean s’occupe aujourd’hui de Oasis Liberté, un lieu de rencontre pour ex-détenus qui veulent poursuivre un cheminement spirituel.
(Extrait de Le Nic, septembre 2006)
2009-09-11
Voici un court témoignage qui m'a fait prendre conscience qu'une situation difficile peut souvent nous amener à décupler nos énergies pour aider les autres.
Après avoir perdu mon emploi comme aide-bibliothécaire à Montréal à la suite d'une surmédicalisation liée à la maniaco-dépression et à de fortes angoisses, je n'étais plus fonctionnel. Mon état physique aurait dû me donner droit à l'assurance-salaire prévue par mon assureur, mais mon employeur et mon médecin ont précipité mon retour au travail une semaine seulement après ma sortie de l'hôpital psychiatrique. J'ai été congédié peu après et j'ai pu dire bye-bye à l'assurance-salaire.
Je me suis alors senti démuni et sans recours. C'est la raison pour laquelle je me suis impliqué dans Action Autonomie afin de défendre d'autres personnes subissant le même sort. Cet organisme peut vous aider et m'aurait certainement été d'un grand secours.
Continuez à nous encourager, les camelots' car notre état de santé est souvent précaire.
Benoît
(Itinéraire, 15 mai 2009)
Après avoir perdu mon emploi comme aide-bibliothécaire à Montréal à la suite d'une surmédicalisation liée à la maniaco-dépression et à de fortes angoisses, je n'étais plus fonctionnel. Mon état physique aurait dû me donner droit à l'assurance-salaire prévue par mon assureur, mais mon employeur et mon médecin ont précipité mon retour au travail une semaine seulement après ma sortie de l'hôpital psychiatrique. J'ai été congédié peu après et j'ai pu dire bye-bye à l'assurance-salaire.
Je me suis alors senti démuni et sans recours. C'est la raison pour laquelle je me suis impliqué dans Action Autonomie afin de défendre d'autres personnes subissant le même sort. Cet organisme peut vous aider et m'aurait certainement été d'un grand secours.
Continuez à nous encourager, les camelots' car notre état de santé est souvent précaire.
Benoît
(Itinéraire, 15 mai 2009)
2009-06-25
DES GENS DE LA RUE à l'hôpital
Un jour, un type que je connais et qui est pauvre est entré à l'urgence d'un hôpital pour y subir un lavement d'estomac, il est connu des membres de l'hôpital et on ne lui a pas offert les services qu'il était en droit de recevoir.
Il y a quelques mois, j'y suis allé moi-même pour une prise de sang et on ne m'a pas désinfecté avant de me piquer.
J'ai l'impression que certaines personnes, parmi le personnel des hôpitaux, continuent à entretenir des préjugés à l'endroit des pauvres, des assistés sociaux, des gens de la rue, car ils n'ont souvent plus de famille, donc personne, aucun témoin pour les défendre si l'hôpital ne les soigne pas comme elle le devrait.
Mon ami aurait dû susciter plus de compassion de la part du personnel hospitalier. Moi aussi j'ai été mal reçu à plusieurs reprises.
Si des médecins, des innfirmières, des techniciens de laboratoire me lisent, j'espère qu'ils prendront ce message au sérieux.
Jacques (Revue l'Itinéraire)
2009-06-17
FALLAIT-IL QUE JE DEVIENNE SOURDE POUR ENTENDRE?
Titre du volume écrit par A.Paquin.
En débutant l'écriture de ce livre, il n'était qu'une bouée de sauvetage, dans l'espoir qu'avec un effort constant je garderais mon équilibre intérieur, car à l'extérieur, il était absent à cause de ma surdité. Par ce moyen, je croyais faire le vide, oublier, mais le contraire s'est alors produit. Ce temps de silence et ces écrits m'ont plongée dans un face-à-face avec moi-même et je me suis retrouvée dans des zones insoupçonnées, des facettes inconnues jusqu'à ce jour, comme devant un miroir qui reflète trop bien nos états d'âme.
La recherche d'un sens à ma vie comme à tâtons, à travers des questionnements sans réponses. Mes cris se sont orientés vers d'autres attentes. J'ai trouvé un sens à la souffrance qui m'habitait, mais sans pour autant qu'elle en soit allégée. J'ai connu un moment de grâce, et c'est à travers un regard de foi que j'ai pu laisser un Autre prendre place dans mon silence. Cet Autre a pris la gouverne de ma vie. Un sentiment de confiance a commencé à germer, une espèce d'abandon a pu naître en moi, celui de l'enfant qui s'émerveille. Et une certaine paix s'est établie.
Titre du volume écrit par A.Paquin.
En débutant l'écriture de ce livre, il n'était qu'une bouée de sauvetage, dans l'espoir qu'avec un effort constant je garderais mon équilibre intérieur, car à l'extérieur, il était absent à cause de ma surdité. Par ce moyen, je croyais faire le vide, oublier, mais le contraire s'est alors produit. Ce temps de silence et ces écrits m'ont plongée dans un face-à-face avec moi-même et je me suis retrouvée dans des zones insoupçonnées, des facettes inconnues jusqu'à ce jour, comme devant un miroir qui reflète trop bien nos états d'âme.
La recherche d'un sens à ma vie comme à tâtons, à travers des questionnements sans réponses. Mes cris se sont orientés vers d'autres attentes. J'ai trouvé un sens à la souffrance qui m'habitait, mais sans pour autant qu'elle en soit allégée. J'ai connu un moment de grâce, et c'est à travers un regard de foi que j'ai pu laisser un Autre prendre place dans mon silence. Cet Autre a pris la gouverne de ma vie. Un sentiment de confiance a commencé à germer, une espèce d'abandon a pu naître en moi, celui de l'enfant qui s'émerveille. Et une certaine paix s'est établie.
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