Aucun message portant le libellé présence. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé présence. Afficher tous les messages

2010-10-19

UNE MAISON POUR LES PÈRES

L’histoire de Sylvain et Francis

Entre deux brassées de lavage, Sylvain fume une cigarette sur la terrasse ensoleillée du centre d’hébergement où il habite depuis deux mois. Les résidants du Centre font pousser tomates, fines herbes et autres, dans des bacs près de la maison.  Sylvain a la garde de son fils de 12 ans les fins de semaine.  La Maison permet à Francis de cohabiter avec son père dans cette résidence temporaire où il vit.

Sylvain reconnaît le privilège qu’il a de résider dans ce centre, car seulement cinq pères avec leurs enfants peuvent y séjourner.  Une belle convivialité crée des liens et brise l’isolement des pères. D’un côté du salon, les enfants deviennent frères et sœurs, le temps de quelques jeux.  De l’autre côté, les pères peuvent se détendre en regardant un bon film.

Sylvain se réjouit de ce rapprochement avec son fils, sa présence permet de dédramatiser une situation.  Avoir son enfant avec soi est une source de motivation immense pour plusieurs hommes en difficulté comme Sylvain. «Si je n’avais pas eu mon fils, je serais tombé encore plus profond. En janvier, j’ai eu le goût de m’enlever la vie, c’est là que j’ai demandé de l’aide», confie Sylvain, pourtant une vieille mentalité donne à penser aux hommes qu’ils sont capables de tenir sans demander de l’aide, ils se croient assez forts pour trouver des solutions et passer à travers des situations difficiles à vivre pour toute la famille. «Ici, tous mes besoins sont comblés pour me relancer dans la vie et être heureux.»
(L’Itinéraire)

2008-04-15

JE VOUS LANCE UN S.O.S.

Je vends un Journal de rue depuis longtemps. Vous qui passez devant moi, vous acceptez ma présence et vous me dites que je fais presque partie du décor. Ça me fait plaisir quand vous me dites bonjour en passant. Je suis à mon poste quand vous allez travailler le matin, je vous vois aller magasiner et je vous retrouve en fin de journée. Cependant, même si je travaille d’arrache-pied, j’ai peine à joindre les deux bouts. J’ai besoin qu’un grand nombre de personnes fidèles achètent le journal. J’ai besoin de vous. Vous êtes ma seule chance d’atteindre mon but. Je voudrais pouvoir compter sur la vente du Journal comme seule source de revenu. Est-ce trop espérer? L’avenir réserve sa réponse, mais j’ai confiance.

Normand D.