« Pour certains d'entre nous, guérir est un processus rapide. Pour les plus amochés, c'est très long, parfois même le travail d'une vie entière. Cela dépend d'où nous partons et quelle partie de notre personnalité a été touchée. Il y a une différence entre se faire marcher sur un gros orteil et se faire mettre le coeur en pièces. C'est plus facile de se relever quand notre famille et nos amis nous soutiennent à 100% que si nous sommes livrés à nous-mêmes dès notre jeune âge, que nous grandissons sans amour, sans personne pour nous montrer le chemin qui mène à la vie. Cela fut mon cas. Heureusement, l'Itinéraire m'a démontré un amour inconditionnel qui m'a permis de relever la tête, de savoir que j'étais une femme de grande valeur. Cela m'a permis de retrouver ma dignité en tant que femme et de continuer d'avancer. Cet amour, j'en avais grandement besoin : il m'a donné une force inouïe, la force de me battre parce que j'en vaux la peine et que nous en valons tous la peine. Chaque être humain, petit et grand, est un cadeau à développer et à découvrir.
Nancy B. Lu dans l'Itinéraire et publié avec autorisation
2013-08-29
2013-06-29
L’AVENTURE DE SERGIO
À 17 ans, on lui passe un ‘joint’ qui contient du LSD sans le savoir, et puis… c’est le coma, une dépression majeure, une crise personnelle. Il est malade, ne dort plus, il fait de la musique mais chaque show est un enfer, sa vue est coupée en deux. ‘'J’étais incapable de sortir de chez moi, je saignais de la bouche, j’étais vert pâle’’.
Sergio fait la rencontre de Louise, thérapeute en relation d’aide; elle l’amène à consulter. Le psychiatre identifie ce qui ne va pas : ce damné neurotransmetteur bousillé en 1969, le fameux joint! Ce que Sergio ne sait pas encore c’est qu’un de ses neurotransmetteurs a été sévèrement endommagé.
L’écriture de sa biographie ‘’S’enlever du chemin’’ deviendra purificatrice et complémentaire de sa démarche médicale, qui l’a enfin libéré d’un mal qui l’a enchaîné trop longtemps. Au-delà de tous les recours c’est l’accompagnement qui a été salvateur. «Le livre, écrit avec Louise, a été thérapeutique pour moi et je pense que ça peut aider les autres à s’ouvrir sur la maladie. Il y a tellement de monde qui ont des problèmes anxieux. Le livre est un album lumineux, joyeux qui contient des choses intenses sur ma mère, mon père, mes relations amoureuses, mais je me caricature aussi, je ris beaucoup de moi, je me traite de chat de gouttière»!
(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)
Sergio fait la rencontre de Louise, thérapeute en relation d’aide; elle l’amène à consulter. Le psychiatre identifie ce qui ne va pas : ce damné neurotransmetteur bousillé en 1969, le fameux joint! Ce que Sergio ne sait pas encore c’est qu’un de ses neurotransmetteurs a été sévèrement endommagé.
L’écriture de sa biographie ‘’S’enlever du chemin’’ deviendra purificatrice et complémentaire de sa démarche médicale, qui l’a enfin libéré d’un mal qui l’a enchaîné trop longtemps. Au-delà de tous les recours c’est l’accompagnement qui a été salvateur. «Le livre, écrit avec Louise, a été thérapeutique pour moi et je pense que ça peut aider les autres à s’ouvrir sur la maladie. Il y a tellement de monde qui ont des problèmes anxieux. Le livre est un album lumineux, joyeux qui contient des choses intenses sur ma mère, mon père, mes relations amoureuses, mais je me caricature aussi, je ris beaucoup de moi, je me traite de chat de gouttière»!
(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)
2013-06-07
MONIQUE ET LA MATER DOLOROSA
Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tuait 14 jeunes filles à l’École Polytechnique de Montréal et s’enlevait la vie. Il avait 25 ans.
«C’était un garçon rempli d’amertume qui entretenait des idées de vengeance, dira sa mère des années plus tard; il était blessé très profondément depuis sa tendre enfance quand j’ai dû me séparer de lui pour aller travailler. Puis, il y a eu la schizophrénie probable.»
Après le décès de Marc, Monique était traumatisée et en état de choc, elle est entrée dans une période de dépression profonde. Sa fille, Nadia sombre dans la drogue, elle se suicide sept ans après la mort de son frère, suite à une surdose de cocaïne. Elle avait 28 ans.
Monique a été présente aux dernières heures de sa fille : «Je lui parlais de l’amour de Dieu, je la préparais pour le dernier voyage; après son départ, j’ai commencé à faire le deuil de mes deux enfants.»
La Pieta de Michel-Ange lui vint soudainement à l’esprit : Monique contemplait Marie qui portait Jésus mort sur ses genoux. Comme Marie qui gardait toute chose en son cœur, Monique entendait une voix lui dire ‘Ne parle pas, tu es trop blessée, garde tout ça dans ton cœur’. J’ai décidé de ne pas parler aux journalistes.
Avec la Mater Dolorosa, Monique allait accepter, même sans comprendre, par le recueillement et la prière, la volonté de Dieu. «J’ai vu devant moi deux chemins : la vie ou la mort; en choisissant la vie, j’ai promis que j’allais vivre pour aider d’autres femmes comme moi : seules, honteuses, pleines de culpabilité.»
Un jour, vers 2001, Monique est amenée à témoigner devant un petit groupe de femmes : «J’ai pris le micro et je me suis identifiée, j’ai raconté comment je vivais depuis 12 ans : je sortais peu et quand j’avais à me présenter, je disais ‘Monique’ ou ’Madame Lépine’, les yeux au plancher. Ce soir-là, j’ai dit que je m’appelais Monique Lépine et un peu comme Abraham, j’ai reçu une nouvelle identité.» La Mater Dolorosa sortait de sa Via Dolorosa !
Tout alla bien jusqu’à la fusillade du Collège Dawson, en 2006. «J’étais rivée à mon téléviseur, les rideaux tirés, je revivais les événements de Polytechnique. J’ai pleuré toute la journée et toute la nuit, j’ai dit : Seigneur, viens me chercher ou donne un sens à ma vie . Le lendemain matin, un journaliste de TVA me sollicitait pour une entrevue, je lui avais toujours dit non, là j’ai dit oui. J’avais la conviction que cette fois-ci c’était la volonté de Dieu, j’étais prête, je parlerais pour consoler ceux qui souffrent.»
«L’entrevue télévisée nous amena au livre VIVRE puis au site Internet, à des conférences, des rencontres avec des prisonniers qui ont commencé une démarche spirituelle, avec des jeunes. Ils me demandent si j’aime encore mes enfants. Je réponds oui et leurs yeux s’illuminent. Ils veulent croire qu’ils sont encore aimés, je leur dis que nous ne sommes pas définis par nos actes, c’est notre cœur qui nous définit, comme les personnes à qui Jésus s’adressait, il allait au cœur de la personne.»
Aujourd’hui, Monique rencontre des parents de jeunes qui se sont suicidés. «Je leur parle de l’amour de Dieu pour nous. Si je suis debout c’est grâce à ma foi, les gens ne sont pas fermés à l’idée de Dieu, ils sont assoiffés de Dieu, de spiritualité, d’amour.»
MONIQUE EST REVENUE À LA VIE. CE N’EST PAS UNE SURVIVANTE,
MAIS UNE VIVANTE ÉTERNELLE !
2013-05-21
QUE LA VIE EST DURE AUJOURD'HUI
Gagner sa vie est dure! Des postes ont été abolis et des manufactures remplacées par des condos, ce qui enlève du travail aux ouvriers. Certaines personnes peuvent tout se permettre et d'autres n'ont rien.
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
2013-05-16
UN INSTANT DE GRACE
Lors de son passage au Café L'Itinéraire, à Montréal, le commandant Robert Piché a voulu partager son parcours de vie avec les camelots de L'Itinéraire. Rencontre lumineuse avec un homme qui a sauvé 306 vies, aux Açores et connu sa part de péripéties. À la fin de la rencontre, il répond aux questions des camelots. Voici celle de Linda P. et la réponse du commandant Piché:
«Vous avez parlé de chance, d'adrénaline, mais avec le recul, pensez-vous que vous avez touché le divin?»
«C'est très rare que je parle de ça, parce que c'est pas tout le monde qui est prêt à l'entendre. J'avais 28 ans quand mon père est décédé, il est mort dans mes bras et je l'ai aidé à mourir.
Quand le 2e moteur s'est arrêté, j'ai baissé la tête et je me disais: ça se peut pas, après la prison j'avais repris ma place dans la société, j'avais un bon job et j'allais mourir en pleine nuit dans un avion qui allait tomber dans l'Atlantique, ça ne faisait pas de sens. Et là, j'ai senti une main sur mon épaule. Je me suis retourné et j'ai vu mon père me pointer l'île du doigt. Est-ce que j'ai imaginé ça? Est-ce un rêve? Est-ce arrivé pour vrai? Il s'est écoulé, peut-être deux secondes, deux minutes, je ne sais pas, mais entre le moment où j'ai baissé la tête et celui où je l'ai relevée, j'ai aperçu l'île. Pour moi, c'est mon père qui est venu m'aider.»
(Lu dans L'Itinéraire, publié avec autorisation)
«Vous avez parlé de chance, d'adrénaline, mais avec le recul, pensez-vous que vous avez touché le divin?»
«C'est très rare que je parle de ça, parce que c'est pas tout le monde qui est prêt à l'entendre. J'avais 28 ans quand mon père est décédé, il est mort dans mes bras et je l'ai aidé à mourir.
Quand le 2e moteur s'est arrêté, j'ai baissé la tête et je me disais: ça se peut pas, après la prison j'avais repris ma place dans la société, j'avais un bon job et j'allais mourir en pleine nuit dans un avion qui allait tomber dans l'Atlantique, ça ne faisait pas de sens. Et là, j'ai senti une main sur mon épaule. Je me suis retourné et j'ai vu mon père me pointer l'île du doigt. Est-ce que j'ai imaginé ça? Est-ce un rêve? Est-ce arrivé pour vrai? Il s'est écoulé, peut-être deux secondes, deux minutes, je ne sais pas, mais entre le moment où j'ai baissé la tête et celui où je l'ai relevée, j'ai aperçu l'île. Pour moi, c'est mon père qui est venu m'aider.»
(Lu dans L'Itinéraire, publié avec autorisation)
2013-04-24
ANDRÉ, l’homme sans enfance
Son parcours de vie est digne d’un scénario hollywoodien rempli d’obstacles que l’homme sans enfance a réussi à franchir.
«À 7 ans, j’étais responsable de deux adultes malades, du loyer, des comptes, des rendez-vous chez le médecin»…
À 14 ans, André quitte l’école. Il se révolte contre son père qui l’a battu. «C’est un père qu’un enfant n’aimerait pas avoir», dit André.
Adolescent, il travaillait à temps plein comme camionneur pour une compagnie de transport. Il a traversé le Canada et les États-Unis jusqu’au Mexique.
André a connu la mafia et la drogue. Après son passage dans ce milieu, il se réfugie à Québec, il décide de suivre une thérapie qui lui permet de faire ses premiers pas vers une nouvelle vie.
Il rencontre Johanne, une femme souriante qui ne connaît pas le monde criminalisé. D’un monde de violence, de haine, d’action et de vengeance, il a réussi à passer à une vie pleine d’amour, de partage et de tranquillité. ..
«Je suis allé chez le docteur, il me reste un an à vivre, mes reins ne fonctionnent plus», confie-t-il avant de dire «merci et à bientôt.»
Sarah E. (Lu dans l’Itinéraire, publié avec autorisation)
2013-03-21
LA RECETTE DU BONHEUR
Du chef Thémis
Jean-Louis est connu par son savoir-faire culinaire autant que par son engagement social .
Depuis toujours, l’engagement communautaire par la cuisine a été sa voie.
Il est venu de son Madagascar natal, a fait ses classes à l’Institut du Tourisme et de l’Hôtellerie du Québec et a ouvert un premier restaurant malgache en Amérique du Nord. Professeur à l’ITHQ depuis plusieurs années, il continue de transmettre son savoir avec un bonheur désarmant. Donner au suivant semble être sa recette gagnante.
Jean-Louis s’est beaucoup investi auprès des itinérants, en particulier au Café L’Itinéraire, mais avec le temps, son attention s’est portée vers son pays d’origine. « Au Québec, il y a beaucoup d’organismes qui s’occupent des itinérants, en Afrique; ils n’ont pas ces services, c’est flagrant, les pauvres sont dans la rue, ils quêtent, ils semblent errer. Ce que j’ai fait à Madagascar et au Bénin, ça marche; si on sort un homme ou une femme de la rue, c’est toute sa famille qui en sort, en leur donnant une formation de base en cuisine, on apprend un métier et ça leur permet de se sortir de la misère. »
« Il y a un principe culturel à Madagascar qui dit que tu dois redonner au pays qui t’a mis au monde, si tu le quittes pour réussir ailleurs, il faut revenir et redonner à ceux qui ont eu moins de chance que toi.
Quand tu as réussi, tu dois te dire : maintenant, qui je peux aider? »
Audrey N. (Lu dans l’Itinéraire)
2013-03-01
GISÈLE A TROUVÉ SA VOIE
«Alors, Madame, parlez-moi de vous».
«J’aime ça quand on m’appelle madame, on dirait, tout-à-coup que je suis une personne importante».
Depuis 2 ans, on voit Gisèle à une station de Métro, journaux en mains et casquette sur la tête. Elle raconte qu’un jour elle était assise près de cette station de Métro et une dame l’approche pour parler un peu et l’inviter à vendre le journal de rue l’Itinéraire. «Ça m’a fait chaud au coeur et j’ai eu confiance en elle. Elle m’a sauvé la vie, parce que j’étais rendue au point le plus bas».
«Je me sens utile dans la vie. Pour une femme comme moi qui a travaillé toute sa vie, se retrouver du jour au lendemain sans revenu…»
«En vendant le magazine, j’ai l’impression de travailler pour une grande cause et, pour moi, c’est réaliser un de mes rêves».
Ewan S. (Lu dans l’Itinéraire)
2013-02-07
D’UN CAMELOT À L’AUTRE
Je tiens à souligner ma grande appréciation au camelot Yvon qui m’a conseillé d’acheter le magazine L’Itinéraire à Côte-des-Neiges parce qu’une jeune femme commençait à vendre le journal et était encore en formation. En agissant de la sorte, il perdait une partie de son revenu, mais sa générosité a pris le dessus.
Thérèse H. (camelot)
Je lève mon chapeau à tous les camelots de l’Itinéraire. Je les trouve courageux de faire face aux défis d’offrir un produit de qualité à des gens pas toujours réceptifs, souvent même insolents et qui ignorent la situation des camelots ou sont indifférents aux problèmes de l’itinérance à Montréal ou dans les grandes villes.
Merci et longue vie!
Charlotte, lectrice
2013-01-15
DES BARREAUX….. à l’Itinéraire
Avant de connaître l’Itinéraire, Josée a expérimenté des coups durs : une dépression post-natale, l’abandon de son fils à sa mère, deux ans sans nouvelles! Durant ce temps, elle s’est perdue dans le crack, et différents délits qui lui ont valu la prison; de là à l’Itinéraire, à quelques reprises, pour exécuter des travaux communautaires.
« Délinquante, je n’y allais pas tous les jours et je n’avertissais pas de mes absences. Puis je suis passée de nouveau en cour et j’ai reçu la même sentence. Cette fois-ci, je suis sérieuse et cela a changé ma vie. J’étais dans la rue et je consommais, maintenant j’ai un appartement avec une copine, des horaires réguliers et un milieu de vie où j’apprécie les gens et où les gens m’apprécient.
L’Itinéraire m’a aidée à me remettre sur pied. L’Organisme m’a donné le soutien nécessaire pour me relever et retrouver mon sourire. J’ai maintenant plus confiance en moi et je me sens plus débrouillarde et à même de faire ma place dans la vie. »
(Lu dans l'Itinéraire, janvier 2013)
2012-11-26
GAÉTAN, un camelot qui garde foi en l’avenir
Il a connu l’itinérance avant de vendre le journal de rue, posté au quartier des spectacles,
ce qui le force à aller à la rencontre des gens et à socialiser avec eux.
Alors qu’il était sans logis, Gaétan a été victime de profilage social de la part des policiers et écopé de plusieurs contraventions, à cause de sa présence dans la rue.
Mais Gaétan est fier et il désirait se réhabiliter. En vendant le journal, il a fait baisser de 500$ la dette qu’il avait avec la ville.
Dès l’âge de 15 ans, Gaétan avait connu des coups durs, un accident qui l’a laissé les deux jambes cassées et dont il a gardé des séquelles, une démarche qui laisse croire qu’il est ivre. Auparavant, vers 9 ans, il apprend qu’il est adopté. Un choc!
Plus tard, Gaétan plonge dans une dépression majeure et se jette à corps perdu dans la drogue et l’alcool, il perd son emploi à Poste Canada. Un jour, complètement intoxiqué, il s’évanouit sur la rue et se retrouve à l’Hôpital pour trois mois. Il fait une cure et se retrouve ensuite sur l’aide sociale.
Il ne communique plus avec sa famille adoptive, mais Gaétan garde foi en l’avenir car il a retrouvé l’amour avec Diane et un port d’attache, alors qu’il ne s’y attendait plus.
TOUT UN CHEMINEMENT !
Thérèse
(Lu dans le Journal de rue Itinéraire)
2012-10-27
CLAUDE, itinérant devenu prêtre
Au centre-ville, avec les sans-abri, les prostituées, les toxicomanes. Il les écoute, essaie de leur apporter un peu de réconfort. Il arpente le quartier, il en rencontre, il leur donne un coup de pouce en leur achetant des médicaments ou des vêtements ou en leur payant un repas. « Je n’essaie pas de les sortir de la rue, je les réconforte.»
A l’hôpital où il travaille, il s’occupe des personnes seules et désespérées, il accompagne les mourants qui n’ont pas de famille.Jeune, il avait voulu être missionnaire mais lorsque son grand-père est mort, il avait 13 ans, il a calé sa première bière pour endormir sa peine. Puis ce fut une longue descente aux enfers, qui a pris fin à l’âge de 40 ans.
Un jour, il a eu peur, il s’est dit qu’il ne voulait pas mourir dans la rue. Il est retourné aux études, il a été ordonné prêtre, pas pour être en paroisse, mais pour travailler avec les pauvres. Claude a des projets plein la tête. Il veut créer une fondation pour aider les démunis. «J’aimerais avoir une petite ferme, juste un petit coin de verdure pour que les toxicomanes, les prostituées puissent se reposer un week-end.»
Claude a réalisé son rêve d’être missionnaire, mais pas en Afrique, ici, chez nous.
(La Presse, avril 2008)
A l’hôpital où il travaille, il s’occupe des personnes seules et désespérées, il accompagne les mourants qui n’ont pas de famille.Jeune, il avait voulu être missionnaire mais lorsque son grand-père est mort, il avait 13 ans, il a calé sa première bière pour endormir sa peine. Puis ce fut une longue descente aux enfers, qui a pris fin à l’âge de 40 ans.
Un jour, il a eu peur, il s’est dit qu’il ne voulait pas mourir dans la rue. Il est retourné aux études, il a été ordonné prêtre, pas pour être en paroisse, mais pour travailler avec les pauvres. Claude a des projets plein la tête. Il veut créer une fondation pour aider les démunis. «J’aimerais avoir une petite ferme, juste un petit coin de verdure pour que les toxicomanes, les prostituées puissent se reposer un week-end.»
Claude a réalisé son rêve d’être missionnaire, mais pas en Afrique, ici, chez nous.
(La Presse, avril 2008)
2012-10-11
Les Femmes et l'itinérance
Beau témoignage d'Associés Providence des États-Unis.
A la dernière rencontre
des Associés Providence, à Spokane, j'ai eu l'occasion de parler d'un
de mes nouveaux projets : rédiger un ouvrage sur les femmes et l'itinérance.
C'est un sujet qui me tient à cœur et qui est devenu très important pour moi,
puisque j'ai eu l'occasion de rencontrer et de connaître des femmes grâce aux
repas que leur servent les Associées et Associés Providence au Foyer pour
femmes, et par les retraites annuelles.
J'ai eu
l'occasion d'apprécier de nombreuses vérités au cours des dernières années où
j'ai travaillé plus étroitement avec les femmes qui ont connu le pavé : (1) la
réalité est qu'en fait, la plupart des Américains de la classe moyenne ne sont
aujourd'hui qu'à un chèque de paie de l'itinérance; (2) nos généralisations et
nos stéréotypes précipités sur les sans-abri sont exactement cela : précipités;
et (3) notre communauté civique a mis sur pied des programmes incroyables, mais
la conscience fait défaut.
Ainsi, j'ai
l'espoir que ce livre m'aidera à susciter une prise de conscience, à donner des
outils aux femmes qui racontent leur histoire, et à recueillir des fonds pour
soutenir les programmes locaux. J'espère que certains organismes reliés à la
Providence vont accepter de m'aider à couvrir mes frais d'édition en 2009; mais
en attendant, les Associés Providence ont pris les devants en payant ce qu'il
en a coûté pour remercier les participantes de leur temps et de leur courage.
Les
A.P. de la région de Spokane ont voté (en mon absence) pour me donner 100$ en
cartes-cadeaux Arby (librairie), que je peux remettre aux interviewées. MERCI !
Et à la suite de mon exposé à la réunion d'avril, plusieurs autres sont venus
me glisser des billets de 5$, 10$
et 20$ de leurs poches, ce qui m'a aidée dans mes efforts pour contacter ces
femmes qui partagent leur histoire et leur venir en aide. Je n'ai pas été en
mesure de noter les noms, et dans certains cas, j'étais même trop concentrée
sur ma conversation pour reconnaître les gens qui me donnaient de l'argent et
leur répondre. Veuillez trouver dans ces paroles un grand « merci » à vous
aussi !
Depuis cette
réunion, Marie llch m'a informée qu'un groupe d'Associés du nord de la
Californie a décidé de fournir de l'argent additionnel pour aider les femmes
qui participent au livre.
Je savais que la
Providence s'impliquait dans ce projet : en me donnant des idées et des
occasions, en me faisant rencontrer les bonnes personnes au bon moment; mais je
ne m'attendais jamais que l'aide financière soit aussi au rendez-vous. Je veux
que vous sachiez tout ce que l'appui des Associés signifie pour moi, non
seulement parce que cela va défrayer des cartes d'autobus, des repas chauds ou
des cadeaux aux participantes, mais également parce que cela raffermit ma détermination
et me rappelle que ce livre n'est pas le mien; il appartient à tous ceux qui
essayent d'« être le changement qu'ils souhaitent voir dans le monde. »
Vous êtes un
merveilleux système de soutien, et je suis très reconnaissante de votre amitié
et de votre encouragement !
Kate
Vanskike, A.P. Bulletin des Associés et
Associées Providence
2012-09-25
UNE BELLE HISTOIRE DOUBLÉE DE CHARITÉ
Je vous raconte une belle histoire doublée de charité, celle de Mme Olivia d'Haïti.
Une très brave femme, comme plusieurs autres Haïtiennes, qui à la suite du tremblement de terre, a attrapé le choléra. Elle était dans une tente de fortune parmi une cinquantaine de malades, tous atteints du choléra et sur le point de mourir. Il n'y avait que deux infirmières pour tous ces gens, et plus de sérum. La mort était très proche pour Mme Olivia. Voilà que vers minuit, une infirmière qui avait terminé son service s'approche d'elle et commence à lui donner de l'eau au compte-goutte... et au matin, elle l'avait assez hydratée pour qu'elle soit sauvée.
Un peu plus tard, Mme Olivia lui demanda pourquoi elle avait fait cela pour elle. L'infirmière lui répondit : « Il y a plusieurs années, j'étais allée au marché où vous vendiez de la nourriture et des épices. J'aurais voulu en acheter, mais je n'avais pas d'argent, et vous m'avez dit : “Prenez ce dont vous avez besoin, et si un jour vous le pouvez, vous me le rembourserez. Eh bien, ce jour est venu, et c'est ainsi que je vous ai remboursée.”
Si une personne peut faire de tels gestes, si grands et si gratuits, pensons comment l'Évangile du jour se réalisera : quel est ce centuple que nous promet Jésus?
Famille Myriam
Une très brave femme, comme plusieurs autres Haïtiennes, qui à la suite du tremblement de terre, a attrapé le choléra. Elle était dans une tente de fortune parmi une cinquantaine de malades, tous atteints du choléra et sur le point de mourir. Il n'y avait que deux infirmières pour tous ces gens, et plus de sérum. La mort était très proche pour Mme Olivia. Voilà que vers minuit, une infirmière qui avait terminé son service s'approche d'elle et commence à lui donner de l'eau au compte-goutte... et au matin, elle l'avait assez hydratée pour qu'elle soit sauvée.
Un peu plus tard, Mme Olivia lui demanda pourquoi elle avait fait cela pour elle. L'infirmière lui répondit : « Il y a plusieurs années, j'étais allée au marché où vous vendiez de la nourriture et des épices. J'aurais voulu en acheter, mais je n'avais pas d'argent, et vous m'avez dit : “Prenez ce dont vous avez besoin, et si un jour vous le pouvez, vous me le rembourserez. Eh bien, ce jour est venu, et c'est ainsi que je vous ai remboursée.”
Si une personne peut faire de tels gestes, si grands et si gratuits, pensons comment l'Évangile du jour se réalisera : quel est ce centuple que nous promet Jésus?
Famille Myriam
2012-08-14
MARTYRE DE NOTRE TEMPS

Sœur Estelle Lauzon
(13-08-2007)
A notre époque, les chrétiens ne sont plus appelés à paraître devant un empereur romain et forcés à adorer une idole de métal.
Les chrétiens de notre temps sont plutôt mis en face de problèmes de drogue, de sexe, d’argent, de maladies mentales et autres et ils sont parfois martyrs pour leur foi et à cause de leur amour des autres.
L’Eglise de Montréal a maintenant une martyre, Sœur Estelle, qui a donné sa vie pour son prochain, une martyre de sa charité !
A ses funérailles, dans la très belle chapelle du couvent, une émouvante statue de la Pieta nous montre Marie qui tient entre ses bras le corps de son Jésus mort. En la contemplant, je voyais Sœur Estelle entre les bras de Marie, car Marie souffrant de la mort de son Fils, a aussi tenu entre ses bras tous les martyrs, de tous les temps, qui verseraient leur sang par amour et à cause de leur foi.
L’Eglise de Montréal avait sans doute besoin d’une martyre de notre temps, pour faire refleurir la FOI chez nous. L’avenir nous apprendra quels seront les bienfaits de grâce que le sacrifice de Sœur Estelle a mérités pour ses contemporains, les fruits que notre Eglise et même Martin qui l’a exécutée vont recueillir de son martyre.
La douleur est grande de savoir que l’une des nôtres, dans l’exercice de la plus grande charité, a terminé tragiquement ses jours, mais la FOI qui sommeille en chacune de nous nous invite à voir ce drame dans lumière de la Passion, celle du Christ qui est sa Lumière.
Que notre amour, notre reconnaissance et notre respect grandissent et que notre jeunesse suive son exemple d’amour !
(M.T. Chevalier, Extraits Jésus-Marie et notre temps
2012-08-02
J’AI ARRÊTÉ cette obsession maladive…
Les top-models, les femmes effilées, les looks imposés, les gaines amincissantes…!
J’y ai presque perdu mon âme.
À l’aube de la quarantaine, mon ego féminin en a pris un sacré coup : maintes et vaines tentatives de diète.
Il y a un an, j’ai arrêté cette obsession maladive de bien paraître. J’ai décidé d’être !
En tant que femme, s’accepter telle que l’on est n’est pas une mince affaire. Maintenant je laisse libre cours au destin. De l’amour, j’en ai à revendre, mais pas à n’importe quel prix.
Aujourd’hui, je vois la vie avec les yeux du cœur, je donne mon affection à ma famille, à mes ami(e)s, à mes confrères de travail et ils me le rendent bien :
« UNE CHANCE QU'ON S'A…».
Lu dans la Revue L’Itinéraire – Chronique de ru
(Autorisation de publier)
2012-07-24
À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE
Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.
Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.
Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, à le répandre à d'autres, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.
Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde!
(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)
2012-06-23
ITINÉRANTE POUR UN JOUR
J’ai 17 ans. À l’école que je fréquente, nous devions nous impliquer dans un projet d’environ 50 heures qui nous donnerait des compétences pour l’avenir.
J’ai pensé que c’était une belle occasion pour en apprendre davantage sur le comportement des personnes itinérantes et leur mode de vie.
J’ai donc passé de nombreuses heures à faire du bénévolat dans un centre qui leur servait des repas; j’ai lu des livres, fait des recherches sur Internet; j’ai impliqué mon entourage et j’ai passé une journée complète dans la peau d’une itinérante, dans une station de métro.
Après avoir amassé quelques dollars, j’ai offert un bon repas chaud à un itinérant en échange d’une photo comme souvenir et comme preuve pour l’école. Dans ses yeux brillants, j’ai compris sa solitude.
Après toutes ces aventures et ces recherches, j’ai compris aussi que nous devions prendre soin des sans-abri, ils manquent de tout, surtout de contact avec les autres. Ils ne signifient plus rien pour personne. À travers mon projet j’ai compris la chance que j’avais d’avoir un abri et d’être si choyée à la maison. Je suis chanceuse tout simplement! L’objectif de cet article est d’atténuer les préjugés face aux sans-abris.
Alexandra D.
(Extraits publiés avec autorisation de L’Itinéraire)
2012-04-05
LA RUE N’A PAS D’ÂGE
Claudette, après avoir vécu une enfance instable et un mariage violent, a voulu connaître la liberté : vers 40 ans, elle quitte son appartement et s’en va vivre dans la rue, à 51 ans, elle obtient une place dans une Maison qui accueille des aînées en difficultés, elle se reprend en mains petit à petit.
Les murs de sa chambre sont couverts de photos, elle les pointe en racontant son histoire, en commençant par l’origine de son mal-être. «J’étais trimbalée d’un bord et de l’autre quand j’étais petite. Mon père est parti et ma mère ne s’est pas occupée de nous.»
Elle montre une photo de son mariage, une période qui n’a pas été plus rose. «Je suis allée 15 fois en cour pour divorcer et obtenir la garde de mes enfants.» Quand ses deux filles ont quitté la maison, Claudette est allée vivre dehors. La bière est devenue l’élément central de son alimentation lorsqu’elle était ‘dans le trafic’.
A la Maison pour aînées dans le besoin, Claudette s’estime privilégiée d’avoir une place, bien installée près de la fenêtre, le visage tourné vers le soleil ! «Je ne sais pas ce qui serait arrivé si je n’étais pas venue ici., je commençais à faire une dépression; je serais sûrement retombée dans l’alcool et les médicaments. »
Laura P;.
(Publié avec l’autorisation de L’Itinéraire)
SUR LES PAS DU Dr JULIEN
Qui ne connaît au Québec le Dr Gilles Julien et ses réalisations en pédiatrie sociale. Dr Julien ne travaille pas seul : sa conjointe, Hélène, sa muse, avocate à la défense des droits des enfants, le seconde depuis des années.
Depuis qu’ils se sont rencontrés, ils ne cessent de réfléchir ensemble à des moyens pour résoudre les iniquités sociales qui nuisent aux enfants.
Gilles est un gars de terrain, il voit un problème, il veut le résoudre immédiatement. Hélène contribue en intégrant le droit pour mieux défendre les familles, ainsi la pédiatrie sociale peut aller beaucoup plus loin.
La belle Hélène préfère rester dans l’ombre et rappelle que Gilles est à la base de cette réussite qu’est la pédiatrie sociale en communauté. Gilles est un gars qui a du charisme, du charme et une vision. Peu de gens ont une vision et le courage d’aller jusqu’au bout !
Jérôme Savary
(Publié avec l’autorisation du journal L’Itinéraire)
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