2015-02-19
LE COMBAT DE CLAUDE ROBINSON
Il s’est fait voler son projet : une série télévisée basée sur un personnage nommé Robinson Curiosité. C’est la Cour suprême qui a finalement reconnu le crime, après 20 ans de procédures juridiques.
Une série télévisée d’animation en 26 épisodes de 25 minutes, illégalement plagiée sur l’idée originale de Claude Robinson, d’abord titrée Robinson Curiosité.
Les entreprises Cinar de France ont à l’époque, en 1994, copié le concept de Claude Robinson et affirmé qu’il avait été créé par Christophe Izard. En 2009, le juge québécois Claude Auclair a reconnu que la maison de production Cinar et ses ex-dirigeants l’ont volé, en plagiant l’histoire, les personnages et les dessins de Robinson Curiosité, la série pour enfants qu’il a imaginée au début des années 1980.
Un jugement a été porté en faveur de Claude Robinson, en 2011; il a été porté en appel et les trois juges de la Cour d’appel ont confirmé le verdict. La décision fut portée en Cour Suprême du Canada où les juges ont encore une fois tranché en faveur de Claude Robinson.
(Notes de Wikipédia)
Pendant 20 ans, il a cherché à dire la vérité, alors que ses adversaires (des multinationales qui étaient protégées par des assurances) mentaient.
Il a dû faire des recherches sur le droit d'auteur.
Vingt ans de lutte pendant lesquels l'élan créatif était complètement coupé, avec des ''balles'' qui sifflaient autour de sa tête.
Tout ce qu'il avait, c'était la certitude qu'il disait la vérité et qu'eux mentaient.
Aujourd'hui, force est d'admettre qu'il peut être persévérant. Il se sent maintenant comme quelqu'un qui a fait ce qu'il avait à faire, une journée à la fois.
BRAVO CLAUDE ROBINSON, tu as gagné la capacité de te regarder dans le miroir, malgré la disproportion des forces.
Th.
Lu dans la Revue l'Itinéraire. (Publié avec l'autorisation de la Revue)
2015-02-08
ZOOM sur Claude camelot
Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006. La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.
En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour
la 1re fois en 20 ans. Ces
retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix
avec son passé d’itinérance.
Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de
problèmes. Atteint de l’hépatite C, il
a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode
psychotique : «Je pensais
mourir, j’avais peur de l’hôpital. Mon
état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup
mieux.»
Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre
conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec
ce que les autres pensent de moi. C’est
pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans
l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie
dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»
Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines,
Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui
envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces. Même au loin, il ne les oublie pas.
Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)
2014-12-01
STEVE, UN BATTANT
Sa devise « Tomber c’est humain, se relever c’est divin »!
Né à Montréal, élevé en Abitibi, son enfance n’a pas été
facile. La rue à 17 ans, chassé par sa mère, il se voit obligé de
quitter le CEGEP.
Commencent alors toutes sortes de jobs: construction,
cuisine, vente de drogues. C’est à 29
ans qu’il se retrouve dans la rue pour de vrai. Il plonge dans un milieu de stupéfiants et d’alcool. Il s’imaginait avoir un mode de vie de
bohème, sans horaire ni contrainte. Une
fausse liberté qu’il regrette aujourd’hui.
Fatigué, il souhaite s’en sortir, entreprend une thérapie et
reprend l’école. Il obtient 100% à son
premier examen, mais une double opération au pied, suite à un accident, ne lui
permet pas de continuer les cours.
Aujourd’hui Steve a un logement, il travaille pour gagner sa
vie. L’Itinéraire lui a permis de
retrouver une autodiscipline et de la fierté. Il est très bon vendeur :
«Ce n’est pas le fun tous les jours mais j’ai des clients qui en valent
vraiment la peine. »
«J’ai toujours eu du beau monde sur ma route : ma fille de 12 ans est ma plus
grande fierté ».
S’il ne sait pas de quoi demain sera fait, il a certainement
beaucoup d’espoir en l’avenir.
M.Fauquet
(publié
avec l’autorisation de l’Itinéraire)
2014-11-15
SPIRALE DE MALHEUR
Claude a connu une bonne enfance. Jeune adulte, on lui diagnostique la maladie de Crohn, c’est à ce
moment que sa vie bascule : il tombe progressivement dans la consommation
de drogues, d’abord pour pallier la douleur de sa maladie, ensuite par
dépendance. La toxicomanie est une
‘‘spirale de malheur’’, une lutte quotidienne pour Claude.
À l’époque, il ne voyait pas le jour où il mettrait un terme
à sa consommation, le paradis artificiel étant un aboutissement en soi. La lueur d’espoir n’est jamais bien loin par
contre; c’est du fond du gouffre qu’il trouve lui-même la volonté et la
conscience pour arrêter de consommer.
Graduellement, il s’affranchit de sa dépendance.
Il trouve l’Itinéraire et le magazine lui permet de briser
l’isolement grâce au contact avec les gens et d’acquérir une autonomie
financière qui l’encourage à continuer.
Son plus grand rêve est de retrouver l’inspiration, comme avant, la
créativité et l’humour.
Petit train va loin!
Isaac G.
(Publié
avec l’autorisation de l’Itinéraire)
2014-09-08
BEAU TÉMOIGNAGE DE COURTOISIE
Sandrine et Didier, deux français
venus d’un tout petit village de
Bourgogne, témoignent d’une expérience difficile qui connut pourtant une fin
heureuse.
«Nous rêvions de voyager au
Canada depuis longtemps et nous sommes venus visiter Montréal pour la première
fois. Le séjour fut meilleur que tout
ce que nous aurions pu espérer, notamment grâce à la courtoisie peu commune et à la générosité de la part d’un musicien du métro.
Dès le début, nous nous sommes sentis perdus dans le
métro, incapables de trouver la façon de nous rendre au Biodôme. Nous avons fait plusieurs essais dans les
longs couloirs d’une importante bouche de métro. Sans succès!
Un saxophoniste qui jouait dans
la station a remarqué notre confusion et nous a interceptés entre deux morceaux
de jazz en nous disant gentiment : ‘’Vous cherchez quelque chose,
pourrais-je vous aider’’? Comme nous
devions avoir l’air soulagé, il rangea son instrument dans son étui et a pris
le temps de nous accompagner à une carte du réseau du métro de Montréal et de
nous expliquer où aller et comment transférer de ligne de métro. En plus, il
nous a recommandé une panoplie d’endroits à visiter, tous plus charmants les
uns que les autres.
Il va sans dire que notre séjour
à Montréal fut mémorable grâce à la générosité des gens comme ce musicien du
métro. Nous espérons revenir très
bientôt!»
Lu dans le journal l’Itinéraire
(publié avec autorisation)
2014-09-01
EN SOUVENIR DE SŒUR ESTELLE LAUZON, s.p.
Sœur Estelle est décédée, de façon violente, au matin du 13 août 2007, mais ce témoignage, d’un de ses protégés de l’Auberge, fait remonter des souvenirs à nos mémoires.
À l’Auberge de l’Étoile, qu’elle
avait dirigé avec un Missionnaire des Saints Apôtres, X faisait son entrée comme
résidant; pour lui l’Auberge était un souffle d’accueil, de charité,
d’espérance, de partage et d’amour.
Son séjour fut une expérience
enrichissante de communion fraternelle.
Souffrant à son arrivée, confus, apeuré, tremblant au-dedans, on lui a
tendu la main.
«À l’Auberge c’était comme une
union, une communion, une expérience de vie partagée dans la foi, dans une
ouverture d’esprit hors du commun. Il
ne peut y avoir que l’Amour véritable à la source même de cette union
formidable et incomparable. Des liens
solides d’amitié se sont créés, dans nos cœurs, dans nos vies. C’est une grande reconnaissance qui
m’habite. J’ai quitté l’Auberge de l’Étoile en pensant que nous avons tous une
lumière, une petite étoile qui brille, qui luit au fond de nos cœurs»!
X
2014-07-05
Prendre mon envol
À l’automne de ma vie, comme les
outardes, je prenais un nouvel envol. Avec confiance, j’ai prié Mère Gamelin
d’être chef de ce nouveau chantier dans ma vie, tout en lui dessinant les
balises et les avenues incontournables.
« Elle n’a rien compris, » pensais-je. Aujourd’hui, je sais que « JE » n’avais rien compris. Sur ma route, je ne voyais que les cônes oranges, les détours, les sens uniques, alors que les lumières éclairaient de nouveaux chemins de vie pour moi. De nouvelles voies s’ouvraient à moi et, dans la noirceur qui m’habitait, je n’étais pas à l’écoute. J’avais ignoré la main tendue, les mains ouvertes, l’accueil chaleureux sur le seuil d’une porte.
Comme un jardin, le bonheur se cultive à la saveur des saisons de la vie et à la couleur que l’on veut bien lui donner. Comme on fait son jardin, on a le choix de cueillir les fruits à l’heure des moissons. Pour moi, ainsi va la vie. Aussi loin que je me rappelle, j’ai choisi de semer des graines de bonheur et d’en partager la récolte.
C’est sur l’invitation d’un ami à être hôtesse dans un salon funéraire que j’ai traversé la première porte avec une certaine fragilité. (Je crois même que c’était la journée de Mère Gamelin) Un salon funéraire? Impensable pour moi qui avais perdu plusieurs êtres chers de façon tragique, les blessures n’étaient pas cicatrisées.
Savons-nous à quel moment la vie nous ouvre de nouvelles portes? À quel moment nous devenons les instruments de la Providence? À quel moment nous réalisons que la Providence nous accompagne au quotidien sur la route de la vie depuis toujours? J’ai, depuis, les mains ouvertes et une main tendue. J’ai renouvelé mon contrat d’amour avec là-haut.
Je ne suis pas dans le passé, je suis dans l’aujourd’hui et dans l’avenir. Après plusieurs conversations avec le couple d’amis, après avoir partagé leurs expériences et leur cheminement, encouragée, j’ai accepté. Quel défi! Quelle découverte! Quel enrichissement personnel !
J’ai mis un certain temps avant d’éprouver une aisance confortable. J’apprivoise toujours, au-delà des salons funéraires, mes peurs, mes souvenirs qui remontent en présence des personnes décédées. Il y a un quelque chose d’éphémère dans un salon funéraire.
Et comme dans la chanson de Jean Gabin :
Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau…
…Moi qui suis à l’automne de ma vie
... On oublie tant de soirs de tristesse…Mais jamais un matin de tendresse !
…Maintenant, je sais….Je sais qu’on ne sait jamais!
…On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses.
C’est tout ce que je sais…mais ça, je le sais.
Merci de m’avoir ouvert la porte de votre confiance et le jardin de votre cœur.
Je vous aime et, comme on fait son jardin, pensez à semer des graines d’amour!
Pierrette C. Associée Providence
Pour avoir accès au texte complet: http://www.providenceintl.org/fr/
« Elle n’a rien compris, » pensais-je. Aujourd’hui, je sais que « JE » n’avais rien compris. Sur ma route, je ne voyais que les cônes oranges, les détours, les sens uniques, alors que les lumières éclairaient de nouveaux chemins de vie pour moi. De nouvelles voies s’ouvraient à moi et, dans la noirceur qui m’habitait, je n’étais pas à l’écoute. J’avais ignoré la main tendue, les mains ouvertes, l’accueil chaleureux sur le seuil d’une porte.
Comme un jardin, le bonheur se cultive à la saveur des saisons de la vie et à la couleur que l’on veut bien lui donner. Comme on fait son jardin, on a le choix de cueillir les fruits à l’heure des moissons. Pour moi, ainsi va la vie. Aussi loin que je me rappelle, j’ai choisi de semer des graines de bonheur et d’en partager la récolte.
C’est sur l’invitation d’un ami à être hôtesse dans un salon funéraire que j’ai traversé la première porte avec une certaine fragilité. (Je crois même que c’était la journée de Mère Gamelin) Un salon funéraire? Impensable pour moi qui avais perdu plusieurs êtres chers de façon tragique, les blessures n’étaient pas cicatrisées.
Savons-nous à quel moment la vie nous ouvre de nouvelles portes? À quel moment nous devenons les instruments de la Providence? À quel moment nous réalisons que la Providence nous accompagne au quotidien sur la route de la vie depuis toujours? J’ai, depuis, les mains ouvertes et une main tendue. J’ai renouvelé mon contrat d’amour avec là-haut.
Je ne suis pas dans le passé, je suis dans l’aujourd’hui et dans l’avenir. Après plusieurs conversations avec le couple d’amis, après avoir partagé leurs expériences et leur cheminement, encouragée, j’ai accepté. Quel défi! Quelle découverte! Quel enrichissement personnel !
J’ai mis un certain temps avant d’éprouver une aisance confortable. J’apprivoise toujours, au-delà des salons funéraires, mes peurs, mes souvenirs qui remontent en présence des personnes décédées. Il y a un quelque chose d’éphémère dans un salon funéraire.
Et comme dans la chanson de Jean Gabin :
Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau…
…Moi qui suis à l’automne de ma vie
... On oublie tant de soirs de tristesse…Mais jamais un matin de tendresse !
…Maintenant, je sais….Je sais qu’on ne sait jamais!
…On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses.
C’est tout ce que je sais…mais ça, je le sais.
Merci de m’avoir ouvert la porte de votre confiance et le jardin de votre cœur.
Je vous aime et, comme on fait son jardin, pensez à semer des graines d’amour!
Pierrette C. Associée Providence
Pour avoir accès au texte complet: http://www.providenceintl.org/fr/
2014-06-19
VOUS M'AVEZ RECONNU...
Rue Ste-Catherine, coin Berri, à Montréal, un camelot offre un Journal l'Itinéraire aux passants. Je m'arrête, un simple bonjour, je m'informe de ses ventes; en ouvrant mon portefeuille, nous faisons la conversation... Je le quitte sur un 'bonne journée' et lui de me répondre: ''Merci de m'avoir reconnu''.
Comme disent certains: ''Ma journée est faite!''. Cette parole me revient sans cesse au cours de la journée. Je le saluerai par son prénom, lors de notre prochaine rencontre et nous serons deux à nous reconnaître!
Th.
2014-05-19
Sur les Pas d'Émilie Gamelin
Émilie Gamelin déambulant dans le Montréal de 1841, aux service des pauvres.
Suivez-la dans son périple. Faisons notre pèlerinage.
2014-04-22
PRENDRE SOIN
Toute ma vie, on m’a enseigné à prendre soin de la maison où j’habitais. C’est pareil pour la Terre, elle a besoin que nous prenions soin d’elle car elle nous apporte la vie par les ressources qu’elle nous offre et par le cadeau des fleurs et des arbres, dès notre réveil, chaque jour.
Il nous faut changer nos valeurs et nos façons de vivre si nous voulons défendre la Terre contre les modèles de production et de consommation qui dévastent l’environnement et épuisent les ressources naturelles de notre Création. Cela requiert que chaque personne prenne conscience de ce qu’elle fait.
Un exemple : un groupe de jeunes accompagné d’une éducatrice, au Salvador, qui décident de débarrasser la rue de bouteilles et autres déchets. L’éducatrice s’emploie aussi à intéresser les jeunes au recyclage et à conscientiser les gens au fait que la Terre est leur foyer et qu’ils doivent la garder propre pour qu’elle soit belle. Un petit geste concret qui peut contribuer à transformer peu à peu notre attitude face au soin à prodiguer à la Terre, notre foyer.
Ma Belle Maison, merci d’ouvrir mon cœur pour que j’entende ton cri de douleur, semblable à celui du pauvre qui me supplie de prendre soin de toi car tu es vivante.
Vilma F., Salvador
Il nous faut changer nos valeurs et nos façons de vivre si nous voulons défendre la Terre contre les modèles de production et de consommation qui dévastent l’environnement et épuisent les ressources naturelles de notre Création. Cela requiert que chaque personne prenne conscience de ce qu’elle fait.
Un exemple : un groupe de jeunes accompagné d’une éducatrice, au Salvador, qui décident de débarrasser la rue de bouteilles et autres déchets. L’éducatrice s’emploie aussi à intéresser les jeunes au recyclage et à conscientiser les gens au fait que la Terre est leur foyer et qu’ils doivent la garder propre pour qu’elle soit belle. Un petit geste concret qui peut contribuer à transformer peu à peu notre attitude face au soin à prodiguer à la Terre, notre foyer.
Ma Belle Maison, merci d’ouvrir mon cœur pour que j’entende ton cri de douleur, semblable à celui du pauvre qui me supplie de prendre soin de toi car tu es vivante.
Vilma F., Salvador
2014-03-18
IL ME MANQUAIT 25 cents
Quand mon mari est mort,je me suis retrouvée toute seule pour m'occuper de tout, j'ai été mal conseillée et j'ai perdu notre maison. J'ai fini par déménager à Montréal pour travailler au salaire minimum dans un restaurant.
Un soir, en rentrant du travail vers 23 heures, au métro, je fouillais dans ma sacoche pour payer le prix du billet, il me manquait 25 cents. Il y avait un homme qui me suivait, j'étais nerveuse, croyant qu'il s'impatientait. Il s'est penché vers moi pour me dire: '' Prenez votre temps madame, vous n'êtes pas la seule à en arracher'' et en même temps, il me mettait quelque chose dans la main en me disant ''c'est tout ce que j'ai '' et il est parti à l'autre bout du quai. J'ai regardé combien il m'avait donné: 17$. Pour moi, c'était comme s'il m'avait donné 17 000$. Ne voulant pas le gêner, je ne l'ai pas remercié, je le fais aujourd'hui, je profite de ces pages pour lui dire MERCI.
S.Lalonde
(Extrait du journal L'Itinéraire,
Publié avec autorisation)
2014-02-10
IL A TROUVÉ LA VOIX DU CŒUR…
Depuis quelques années, il accompagne des jeunes en fin de vie. Une flamme ardente adoucit ses yeux d’un bleu profond lorsqu’il parle de son parcours des 15 dernières années.
Sa vie en a été changée, transformée, lorsqu’on a demandé à Jean-Marie Lapointe d’accompagner de jeunes mourants. «Les moments où je me sens le plus heureux, utile, vivant et vrai, c’est quand je suis en compagnie de personnes qui vont mourir ou qui ont des limitations, un handicap, qui sont dans la rue.» Il sent avoir trouvé sa mission sur terre, trouvé la voix du cœur depuis qu’il a accepté sa fragilité.
«Quand j’écoute les témoignages de personnes qui se savent atteintes d’une maladie terminale, souvent ils me disent que c’est la période la plus intense de leur vie, je pense que le grand défi de la vie, c’est de vivre comme si on se savait atteint d’une maladie mortelle et que notre temps était compté.»
Pour Jean-Marie, accompagner les jeunes en fin de vie et soutenir la cause des itinérants vont de pair. Pour appuyer ses dires, il cite une étude qu’il a lue récemment, la personne qui donne ressent le même bienfait au niveau du cerveau. Quand tu donnes, tu te fais du bien, c’est une réaction chimique du cerveau, ça te fait du bien, ça fait du bien à la personne qui reçoit et à celle qui donne. Alors tout le monde est gagnant.
Sylvain-Claude F.
2013-12-10
NELSON MANDELA ET LE PRIMAT ANGLICAN DU CANADA
INSPIRANT CET HOMME DE GRANDE VALEUR
Comme bien d’autres leaders religieux dans le monde qui ont réagi au décès de Nelson Mandela, le modérateur de l’Église Unie du Canada, Gary Paterson, concentre son attention sur les qualités intérieures de l’ancien président de l’Afrique du Sud :
« L’occasion nous est donnée de nous rappeler l’homme, sa détermination à confronter l’injustice de l’apartheid, son engagement pour la liberté et l’égalité, sa capacité de résilience au cours des 27 années passées en prison et sa sortie, l’âme intacte, prêt à pardonner et à s’engager sur un chemin de réconciliation, tout en persuadant les autres de le suivre dans cette voie.»
En ce moment, poursuit Gary Peterson, nous sommes invités à rendre grâce pour la vie de Nelson Mandela, non seulement pour louer ses actes, mais pour la détermination qu’il devrait nous inspirer à entreprendre une pareille quête d’intégrité, pour nous-mêmes et pour tous.
Radio Ville-Marie, décembre 2013
Comme bien d’autres leaders religieux dans le monde qui ont réagi au décès de Nelson Mandela, le modérateur de l’Église Unie du Canada, Gary Paterson, concentre son attention sur les qualités intérieures de l’ancien président de l’Afrique du Sud :
« L’occasion nous est donnée de nous rappeler l’homme, sa détermination à confronter l’injustice de l’apartheid, son engagement pour la liberté et l’égalité, sa capacité de résilience au cours des 27 années passées en prison et sa sortie, l’âme intacte, prêt à pardonner et à s’engager sur un chemin de réconciliation, tout en persuadant les autres de le suivre dans cette voie.»
En ce moment, poursuit Gary Peterson, nous sommes invités à rendre grâce pour la vie de Nelson Mandela, non seulement pour louer ses actes, mais pour la détermination qu’il devrait nous inspirer à entreprendre une pareille quête d’intégrité, pour nous-mêmes et pour tous.
Radio Ville-Marie, décembre 2013
2013-11-27
LA MISÉRICORDE SELON LE PAPE FRANÇOIS
Une rencontre avec le Pape François
Ma devise, dit le Pape François, je l’ai toujours ressentie comme profondément vraie pour moi. Le mot latin miserando me semble intraduisible tant en italien qu’en espagnol. Il me plaît de le traduire ainsi : EN FAISANT MISÉRICORDE.
Quand il évoque son élection : « C’est ce que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au Pontificat : je suis pécheur, mais par la miséricorde et l’infinie patience de Notre Seigneur Jésus-Christ, je suis confiant et j’accepte en esprit de pénitence.” »
« Les ministres de l’Église doivent être miséricordieux, prendre soin des personnes, les accompagner comme le bon Samaritain qui lave et relève son prochain. Les ministres de l’Église doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. »
Parler de la miséricorde, c’est rappeler que le cœur de l’Évangile, c’est l’annonce du Salut. Pour le Pape François, c’est cette annonce qu’il faut privilégier avant tout, le reste venant comme un corollaire : « L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, avec l’annonce du salut. Il n’y a rien de plus solide, de plus profond et sûr que cette annonce. Ensuite il faut faire une catéchèse, en tirer une conséquence morale. »
Isabel Rodelet 31 octobre 2013, dans Terre de Compassion
Ma devise, dit le Pape François, je l’ai toujours ressentie comme profondément vraie pour moi. Le mot latin miserando me semble intraduisible tant en italien qu’en espagnol. Il me plaît de le traduire ainsi : EN FAISANT MISÉRICORDE.
Quand il évoque son élection : « C’est ce que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au Pontificat : je suis pécheur, mais par la miséricorde et l’infinie patience de Notre Seigneur Jésus-Christ, je suis confiant et j’accepte en esprit de pénitence.” »
« Les ministres de l’Église doivent être miséricordieux, prendre soin des personnes, les accompagner comme le bon Samaritain qui lave et relève son prochain. Les ministres de l’Église doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. »
Parler de la miséricorde, c’est rappeler que le cœur de l’Évangile, c’est l’annonce du Salut. Pour le Pape François, c’est cette annonce qu’il faut privilégier avant tout, le reste venant comme un corollaire : « L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, avec l’annonce du salut. Il n’y a rien de plus solide, de plus profond et sûr que cette annonce. Ensuite il faut faire une catéchèse, en tirer une conséquence morale. »
Isabel Rodelet 31 octobre 2013, dans Terre de Compassion
2013-10-24
LE VISAGE DANS LE MIROIR
C'était une dame, elle a eu une belle jeunesse, mais un jour à ses 90 ans , elle se regarde dans le miroir: « Ah! mon Dieu, que j'ai vieilli, comment je vais retrouver ma jeunesse d'enfant? le temps a passé si vite, je n'ai pas eu le temps de tout faire.» Mais une voix intérieure lui dit: « tu es encore belle, tu dois retrouver ton coeur d'enfant, rappelle-toi de ta jeunesse, seulement tu vas la retrouver dans ton coeur.»
La dame a réussi à s'aimer et elle a été toujours belle, elle sait maintenant!
Daniel Petit (L'Itinéraire)
2013-09-06
MERCI À ÉMILIE
MERCI À ÉMILIE
Lors de mes rencontres régulières à l’hôpital, pour visiter
les malades, j’ai connu récemment, un couple dont la fille avait accouché peu
de temps auparavant. Depuis lors, elle
saignait sans interruption.
Après un certain temps, on l’opéra pour tenter de trouver la
cause, mais il ne se passait rien, son état s’aggravait, la jeune maman
saignait toujours.
À chaque soir, à mon retour de l’hôpital, je revivais ma
journée, avec un sentiment de compassion et en
portant l’inquiétude de cette famille: « Ça ne se peut pas que cet
enfant-là perde sa maman, me disais-je. »
Un jour, je reçois providentiellement une relique de Mère
Gamelin. Je l’ai remise à la dame et dès
qu’elle déposa la relique sur sa fille, cette dernière ouvrit les yeux et le lendemain,
elle ne saignait plus.
Grand merci à Émilie Gamelin!
Gracienne L.
2013-08-29
EN ROUTE VERS LA LIBERTÉ
« Pour certains d'entre nous, guérir est un processus rapide. Pour les plus amochés, c'est très long, parfois même le travail d'une vie entière. Cela dépend d'où nous partons et quelle partie de notre personnalité a été touchée. Il y a une différence entre se faire marcher sur un gros orteil et se faire mettre le coeur en pièces. C'est plus facile de se relever quand notre famille et nos amis nous soutiennent à 100% que si nous sommes livrés à nous-mêmes dès notre jeune âge, que nous grandissons sans amour, sans personne pour nous montrer le chemin qui mène à la vie. Cela fut mon cas. Heureusement, l'Itinéraire m'a démontré un amour inconditionnel qui m'a permis de relever la tête, de savoir que j'étais une femme de grande valeur. Cela m'a permis de retrouver ma dignité en tant que femme et de continuer d'avancer. Cet amour, j'en avais grandement besoin : il m'a donné une force inouïe, la force de me battre parce que j'en vaux la peine et que nous en valons tous la peine. Chaque être humain, petit et grand, est un cadeau à développer et à découvrir.
Nancy B. Lu dans l'Itinéraire et publié avec autorisation
Nancy B. Lu dans l'Itinéraire et publié avec autorisation
2013-06-29
L’AVENTURE DE SERGIO
À 17 ans, on lui passe un ‘joint’ qui contient du LSD sans le savoir, et puis… c’est le coma, une dépression majeure, une crise personnelle. Il est malade, ne dort plus, il fait de la musique mais chaque show est un enfer, sa vue est coupée en deux. ‘'J’étais incapable de sortir de chez moi, je saignais de la bouche, j’étais vert pâle’’.
Sergio fait la rencontre de Louise, thérapeute en relation d’aide; elle l’amène à consulter. Le psychiatre identifie ce qui ne va pas : ce damné neurotransmetteur bousillé en 1969, le fameux joint! Ce que Sergio ne sait pas encore c’est qu’un de ses neurotransmetteurs a été sévèrement endommagé.
L’écriture de sa biographie ‘’S’enlever du chemin’’ deviendra purificatrice et complémentaire de sa démarche médicale, qui l’a enfin libéré d’un mal qui l’a enchaîné trop longtemps. Au-delà de tous les recours c’est l’accompagnement qui a été salvateur. «Le livre, écrit avec Louise, a été thérapeutique pour moi et je pense que ça peut aider les autres à s’ouvrir sur la maladie. Il y a tellement de monde qui ont des problèmes anxieux. Le livre est un album lumineux, joyeux qui contient des choses intenses sur ma mère, mon père, mes relations amoureuses, mais je me caricature aussi, je ris beaucoup de moi, je me traite de chat de gouttière»!
(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)
Sergio fait la rencontre de Louise, thérapeute en relation d’aide; elle l’amène à consulter. Le psychiatre identifie ce qui ne va pas : ce damné neurotransmetteur bousillé en 1969, le fameux joint! Ce que Sergio ne sait pas encore c’est qu’un de ses neurotransmetteurs a été sévèrement endommagé.
L’écriture de sa biographie ‘’S’enlever du chemin’’ deviendra purificatrice et complémentaire de sa démarche médicale, qui l’a enfin libéré d’un mal qui l’a enchaîné trop longtemps. Au-delà de tous les recours c’est l’accompagnement qui a été salvateur. «Le livre, écrit avec Louise, a été thérapeutique pour moi et je pense que ça peut aider les autres à s’ouvrir sur la maladie. Il y a tellement de monde qui ont des problèmes anxieux. Le livre est un album lumineux, joyeux qui contient des choses intenses sur ma mère, mon père, mes relations amoureuses, mais je me caricature aussi, je ris beaucoup de moi, je me traite de chat de gouttière»!
(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)
2013-06-07
MONIQUE ET LA MATER DOLOROSA
Le 6 décembre 1989, Marc Lépine tuait 14 jeunes filles à l’École Polytechnique de Montréal et s’enlevait la vie. Il avait 25 ans.
«C’était un garçon rempli d’amertume qui entretenait des idées de vengeance, dira sa mère des années plus tard; il était blessé très profondément depuis sa tendre enfance quand j’ai dû me séparer de lui pour aller travailler. Puis, il y a eu la schizophrénie probable.»
Après le décès de Marc, Monique était traumatisée et en état de choc, elle est entrée dans une période de dépression profonde. Sa fille, Nadia sombre dans la drogue, elle se suicide sept ans après la mort de son frère, suite à une surdose de cocaïne. Elle avait 28 ans.
Monique a été présente aux dernières heures de sa fille : «Je lui parlais de l’amour de Dieu, je la préparais pour le dernier voyage; après son départ, j’ai commencé à faire le deuil de mes deux enfants.»
La Pieta de Michel-Ange lui vint soudainement à l’esprit : Monique contemplait Marie qui portait Jésus mort sur ses genoux. Comme Marie qui gardait toute chose en son cœur, Monique entendait une voix lui dire ‘Ne parle pas, tu es trop blessée, garde tout ça dans ton cœur’. J’ai décidé de ne pas parler aux journalistes.
Avec la Mater Dolorosa, Monique allait accepter, même sans comprendre, par le recueillement et la prière, la volonté de Dieu. «J’ai vu devant moi deux chemins : la vie ou la mort; en choisissant la vie, j’ai promis que j’allais vivre pour aider d’autres femmes comme moi : seules, honteuses, pleines de culpabilité.»
Un jour, vers 2001, Monique est amenée à témoigner devant un petit groupe de femmes : «J’ai pris le micro et je me suis identifiée, j’ai raconté comment je vivais depuis 12 ans : je sortais peu et quand j’avais à me présenter, je disais ‘Monique’ ou ’Madame Lépine’, les yeux au plancher. Ce soir-là, j’ai dit que je m’appelais Monique Lépine et un peu comme Abraham, j’ai reçu une nouvelle identité.» La Mater Dolorosa sortait de sa Via Dolorosa !
Tout alla bien jusqu’à la fusillade du Collège Dawson, en 2006. «J’étais rivée à mon téléviseur, les rideaux tirés, je revivais les événements de Polytechnique. J’ai pleuré toute la journée et toute la nuit, j’ai dit : Seigneur, viens me chercher ou donne un sens à ma vie . Le lendemain matin, un journaliste de TVA me sollicitait pour une entrevue, je lui avais toujours dit non, là j’ai dit oui. J’avais la conviction que cette fois-ci c’était la volonté de Dieu, j’étais prête, je parlerais pour consoler ceux qui souffrent.»
«L’entrevue télévisée nous amena au livre VIVRE puis au site Internet, à des conférences, des rencontres avec des prisonniers qui ont commencé une démarche spirituelle, avec des jeunes. Ils me demandent si j’aime encore mes enfants. Je réponds oui et leurs yeux s’illuminent. Ils veulent croire qu’ils sont encore aimés, je leur dis que nous ne sommes pas définis par nos actes, c’est notre cœur qui nous définit, comme les personnes à qui Jésus s’adressait, il allait au cœur de la personne.»
Aujourd’hui, Monique rencontre des parents de jeunes qui se sont suicidés. «Je leur parle de l’amour de Dieu pour nous. Si je suis debout c’est grâce à ma foi, les gens ne sont pas fermés à l’idée de Dieu, ils sont assoiffés de Dieu, de spiritualité, d’amour.»
MONIQUE EST REVENUE À LA VIE. CE N’EST PAS UNE SURVIVANTE,
MAIS UNE VIVANTE ÉTERNELLE !
2013-05-21
QUE LA VIE EST DURE AUJOURD'HUI
Gagner sa vie est dure! Des postes ont été abolis et des manufactures remplacées par des condos, ce qui enlève du travail aux ouvriers. Certaines personnes peuvent tout se permettre et d'autres n'ont rien.
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
Beaucoup de gens veulent s'en sortir et il faut arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues. Moi je veux continuer à m'améliorer et grandir davantage.
L'Itinéraire m'a ouvert des portes, c'est comme ma deuxière famille. Ç'a été la chance de ma vie, j'ai aimé la formation que j'ai suivie et je l'aime encore aujourd'hui. J'aime être camelot, travailler au restaurant et écrire dans le journal. C'est une très belle occasion pour moi d'écrire dans L'Itinéraire et de partagger mon opinion. Nous aussi, nous avons des choses à dire et à partager et le journal nous donne la chance de les exprimer. Je me demande souvent: qu'est-ce qui arrive avec la nouvelle génération? Où s'en va-t-elle? Mon souhait serait que chacun ait sa chance pour avoir un avenir meilleur.
Cécile C. (L'Itinéraire, mai 2013, publié avec l'autorisation du Journal)
www.itineraire.ca
S'abonner à :
Messages (Atom)