2015-08-03

COMPASSION pour un pays pauvre

Après avoir connu une période de croissance et de haut rendement, dans les années 1960, grâce à l'usage d'engrais chimiques pour leurs terres, de pesticides et de semences OGM, des producteurs agricoles de l'Inde (200 000) en sont maintenant arrivés à se suicider parce que les fertilisants ont épuisé la terre, le prix du coton a chuté, les semences OGM sont trop coûteuses : tout calculé, il ne reste que 100 dollars pour nourrir la famille et traverser l'année.

Un autre problème, celui de l'eau, dont l'accès est inégal. Selon une politique gouvernementale, les efforts d'irrigation des terres sont concentrés dans quelques États pour 40% seulement des terres agricoles du pays; résultat : 60% des terres sont cultivées par des agriculteurs pauvres d'entre les pauvres, dépendants des pluies de la mousson.
(Lu dans la Revue de Presse, Quart Monde)
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Si Émilie vivait de nos jours, naîtrait en son coeur un grand sentiment de compassion pour ce pays appauvri par les ambitions et les inconsciences des générations précédentes qui ont oublié les générations qui suivraient.
Merci Émilie de nous rappeler notre responsabilité.
Lu 91 fois dans l’ancienne communauté virtuelle Affinitiz

Publié par Thérèse Drainville


À LA RECHERCHE DE LA PAIX INTÉRIEURE

Impossible de le manquer, Benoît est partout : au café du journal de rue, à la rédaction d’un article pour le magazine, à la vente du journal, au même métro, depuis 6 ans.

Benoît ne l’a pas eu facile, comme l’incendie de son logement, il y a 5 ans, mais il finit toujours par retomber sur ses pieds, une bonne blague et le voilà de nouveau sur les rails.

Généreux, sensible, il déploie son énergie pour tendre vers la paix intérieure, comme la distribution de petits cœurs rouges qu’il invite à porter sur le cœur comme il le fait lui-même, c’est le symbole de l’amour, de la tolérance, de la solidarité et de la paix intérieure.

Bravo Benoît, tu contribues à changer le monde


(Lu dans L’Itinéraire, publié avec autorisation)

2015-06-27

LA CHANCE D’AVOIR MON PÈRE

Depuis que ma mère est décédée, il y a quelques mois, je garde sa photo-souvenir avec moi en tout temps. J’ai pris la résolution d’être plus proche de mon père, j’ai la chance qu’il demeure à quelques rues de chez moi.  Le décès de ma mère plus tôt cette année m’a fait réaliser que les gens qu’on aime peuvent partir à tout moment.

Même si je n’étais pas quelqu’un qui était porté à appeler et fréquenter mes proches, j’essaie depuis que ma mère est partie, j’essaie de faire le contraire.  Mon père est un travailleur infatigable.  Il était remboureur de meubles et avait trois emplois.

A partir de l’âge de 10 ans, j’allais travailler avec lui la nuit pour retirer la housse et les broches des fauteuils.  Je l’aidais pour qu’il puisse rentrer plus rapidement à la maison.

Je n’ai jamais vraiment cru aux fêtes.  Ce qui a changé aujourd’hui c’est que je fréquente davantage ma famille. Je n’ai pas besoin d’une fête en particulier pour les rendre heureux.

Merci.

Jean-Pierre M.

(L’Itinéraire – Publié avec autorisation)

2015-03-09

SI CHAQUE SOIR MEURT UNE ROSE

Chant de Richard Anthony

 Réflexions de Pierre, camelot :

«Si chaque soir meurt une rose,
chaque matin un enfant voit le jour.

S’il est vrai que la perte d’un proche signifie peine, souffrance et vide,
on peut apprendre d’une telle expérience, afin qu’elle ne nous détruise pas
et nous aide à croître malgré les émotions liées au deuil.

S’il y a le chagrin de voir un être aimé décliner et être impuissant,
nous devons nous raccrocher à l’essentiel et ne pas oublier d’utiliser notre potentiel 
afin de profiter au mieux du temps que le sablier de la vie nous réserve.

Si le décès d’un proche nous bouscule en faisant monter des émotions,
Que cela nous amène à chercher d’améliorer notre façon de vivre en société.

Il faut prendre le temps de vivre son deuil
pour ensuite être en mesure de passer de l’autre côté des larmes
et entreprendre une autre étape de la vie.»

Lu dans l’Itinéraire - autorisation de publier



2015-02-19

LE COMBAT DE CLAUDE ROBINSON

Il s’est fait voler son projet : une série télévisée basée sur un personnage nommé Robinson Curiosité. C’est la Cour suprême qui a finalement reconnu le crime, après 20 ans de procédures juridiques. Une série télévisée d’animation en 26 épisodes de 25 minutes, illégalement plagiée sur l’idée originale de Claude Robinson, d’abord titrée Robinson Curiosité. Les entreprises Cinar de France ont à l’époque, en 1994, copié le concept de Claude Robinson et affirmé qu’il avait été créé par Christophe Izard. En 2009, le juge québécois Claude Auclair a reconnu que la maison de production Cinar et ses ex-dirigeants l’ont volé, en plagiant l’histoire, les personnages et les dessins de Robinson Curiosité, la série pour enfants qu’il a imaginée au début des années 1980. Un jugement a été porté en faveur de Claude Robinson, en 2011; il a été porté en appel et les trois juges de la Cour d’appel ont confirmé le verdict. La décision fut portée en Cour Suprême du Canada où les juges ont encore une fois tranché en faveur de Claude Robinson. (Notes de Wikipédia) Pendant 20 ans, il a cherché à dire la vérité, alors que ses adversaires (des multinationales qui étaient protégées par des assurances) mentaient. Il a dû faire des recherches sur le droit d'auteur. Vingt ans de lutte pendant lesquels l'élan créatif était complètement coupé, avec des ''balles'' qui sifflaient autour de sa tête. Tout ce qu'il avait, c'était la certitude qu'il disait la vérité et qu'eux mentaient. Aujourd'hui, force est d'admettre qu'il peut être persévérant. Il se sent maintenant comme quelqu'un qui a fait ce qu'il avait à faire, une journée à la fois. BRAVO CLAUDE ROBINSON, tu as gagné la capacité de te regarder dans le miroir, malgré la disproportion des forces. Th. Lu dans la Revue l'Itinéraire. (Publié avec l'autorisation de la Revue)

2015-02-08

ZOOM sur Claude camelot

Claude a beaucoup changé depuis son arrivée à L’Itinéraire en 2006.  La musique, les arts, la culture et la science prennent une place plus importante dans sa vie.

 En 2014, Claude a rendu visite à sa famille en Abitibi, pour la 1re fois en 20 ans.  Ces retrouvailles lui ont permis de renouer avec ses proches et de faire la paix avec son passé d’itinérance.

Pendant toutes ces années, Claude a connu toutes sortes de problèmes.  Atteint de l’hépatite C, il a suivi un traitement curatif pendant lequel il a eu un épisode psychotique :  «Je pensais mourir, j’avais peur de l’hôpital.  Mon état était vraiment lamentable. Heureusement c’est passé et je vais beaucoup mieux

Cette épreuve difficile lui a tout de même permis de prendre conscience des petits bonheurs de la vie :« Je ne m’en fais plus avec ce que les autres pensent de moi.  C’est pour ça que je n’ai pas de projet à long terme, je suis très heureux dans l’instant présent. J’espère que L’Itinéraire continuera de me donner l’autonomie dont j’ai besoin pour continuer de m’épanouir.»

Après l’entrevue, avant de retourner vendre ses magazines, Claude avait une demande spéciale, il tenait à dire à sa mère qu’il lui envoyait une tonne d’amour, de même qu’à sa sœur, son conjoint et ses nièces.  Même au loin, il ne les oublie pas.

Claude L.
(Publié avec l'autorisation de l'Itinéraire)






2014-12-01

STEVE, UN BATTANT

Sa devise « Tomber c’est humain, se relever c’est divin »!

Né à Montréal, élevé en Abitibi, son enfance n’a pas été facile.  La rue à 17 ans,  chassé par sa mère, il se voit obligé de quitter le CEGEP.

Commencent alors toutes sortes de jobs: construction, cuisine, vente de drogues.  C’est à 29 ans qu’il se retrouve dans la rue pour de vrai.  Il plonge dans un milieu de stupéfiants et d’alcool.  Il s’imaginait avoir un mode de vie de bohème, sans horaire ni contrainte.  Une fausse liberté qu’il regrette aujourd’hui.

Fatigué, il souhaite s’en sortir, entreprend une thérapie et reprend l’école.  Il obtient 100% à son premier examen, mais une double opération au pied, suite à un accident, ne lui permet pas de continuer les cours.

Aujourd’hui Steve a un logement, il travaille pour gagner sa vie.  L’Itinéraire lui a permis de retrouver une autodiscipline et de la fierté. Il est très bon vendeur : «Ce n’est pas le fun tous les jours mais j’ai des clients qui en valent vraiment la peine. »

«J’ai toujours eu du beau monde sur ma route : ma fille de 12 ans est ma plus grande fierté ». 

S’il ne sait pas de quoi demain sera fait, il a certainement beaucoup d’espoir en l’avenir.

M.Fauquet

(publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)

2014-11-15

SPIRALE DE MALHEUR

Claude a connu une bonne enfance.  Jeune adulte, on lui diagnostique la maladie de Crohn, c’est à ce moment que sa vie bascule : il tombe progressivement dans la consommation de drogues, d’abord pour pallier la douleur de sa maladie, ensuite par dépendance.  La toxicomanie est une ‘‘spirale de malheur’’, une lutte quotidienne pour Claude.

À l’époque, il ne voyait pas le jour où il mettrait un terme à sa consommation, le paradis artificiel étant un aboutissement en soi.  La lueur d’espoir n’est jamais bien loin par contre; c’est du fond du gouffre qu’il trouve lui-même la volonté et la conscience pour arrêter de consommer.  Graduellement, il s’affranchit de sa dépendance.

Il trouve l’Itinéraire et le magazine lui permet de briser l’isolement grâce au contact avec les gens et d’acquérir une autonomie financière qui l’encourage à continuer.  Son plus grand rêve est de retrouver l’inspiration, comme avant, la créativité et l’humour. 

Petit train va loin!

Isaac G.
(Publié avec l’autorisation de l’Itinéraire)



2014-09-08

BEAU TÉMOIGNAGE DE COURTOISIE


Sandrine et Didier, deux français venus d’un tout petit  village de Bourgogne, témoignent d’une expérience difficile qui connut pourtant une fin heureuse.

«Nous rêvions de voyager au Canada depuis longtemps et nous sommes venus visiter Montréal pour la première fois.  Le séjour fut meilleur que tout ce que nous aurions pu espérer, notamment grâce à la courtoisie peu commune et à  la  générosité de la part d’un musicien du métro.

Dès le début, nous nous sommes sentis perdus dans le métro, incapables de trouver la façon de nous rendre au Biodôme.  Nous avons fait plusieurs essais dans les longs couloirs d’une importante bouche de métro. Sans succès!

Un saxophoniste qui jouait dans la station a remarqué notre confusion et nous a interceptés entre deux morceaux de jazz en nous disant gentiment : ‘’Vous cherchez quelque chose, pourrais-je vous aider’’?  Comme nous devions avoir l’air soulagé, il rangea son instrument dans son étui et a pris le temps de nous accompagner à une carte du réseau du métro de Montréal et de nous expliquer où aller et comment transférer de ligne de métro. En plus, il nous a recommandé une panoplie d’endroits à visiter, tous plus charmants les uns que les autres.

Il va sans dire que notre séjour à Montréal fut mémorable grâce à la générosité des gens comme ce musicien du métro.  Nous espérons revenir très bientôt!»

Lu dans le journal l’Itinéraire
(publié avec autorisation)

2014-09-01

EN SOUVENIR DE SŒUR ESTELLE LAUZON, s.p.


Sœur Estelle est décédée, de façon violente, au matin du 13 août 2007, mais ce témoignage,  d’un de ses protégés de l’Auberge, fait remonter des souvenirs à nos mémoires.

À l’Auberge de l’Étoile, qu’elle avait dirigé avec un Missionnaire des Saints Apôtres, X faisait son entrée comme résidant; pour lui l’Auberge était un souffle d’accueil, de charité, d’espérance, de partage et d’amour.

Son séjour fut une expérience enrichissante de communion fraternelle.  Souffrant à son arrivée, confus, apeuré, tremblant au-dedans, on lui a tendu la main.

«À l’Auberge c’était comme une union, une communion, une expérience de vie partagée dans la foi, dans une ouverture d’esprit hors du commun.  Il ne peut y avoir que l’Amour véritable à la source même de cette union formidable et incomparable.  Des liens solides d’amitié se sont créés, dans nos cœurs, dans nos vies.  C’est une grande reconnaissance qui m’habite. J’ai quitté l’Auberge de l’Étoile en pensant que nous avons tous une lumière, une petite étoile qui brille, qui luit au fond de nos cœurs»!
X



2014-07-05

Prendre mon envol

À l’automne de ma vie, comme les outardes, je prenais un nouvel envol. Avec confiance, j’ai prié Mère Gamelin d’être chef de ce nouveau chantier dans ma vie, tout en lui dessinant les balises et les avenues incontournables.

« Elle n’a rien compris, » pensais-je. Aujourd’hui, je sais que « JE » n’avais rien compris. Sur ma route, je ne voyais que les cônes oranges, les détours, les sens uniques, alors que les lumières éclairaient de nouveaux chemins de vie pour moi. De nouvelles voies s’ouvraient à moi et, dans la noirceur qui m’habitait,  je n’étais pas à l’écoute. J’avais ignoré la main tendue, les mains ouvertes, l’accueil chaleureux sur le seuil d’une porte.

Comme un jardin, le bonheur se cultive à la saveur des saisons de la vie et à la couleur que l’on veut bien lui donner. Comme on fait son jardin, on a le choix de cueillir les fruits à l’heure des moissons. Pour moi, ainsi va la vie. Aussi loin que je me rappelle, j’ai choisi de semer des graines de bonheur et d’en partager la récolte.

C’est sur l’invitation d’un ami à être hôtesse dans un salon funéraire que j’ai traversé la première porte avec une certaine fragilité. (Je crois même que c’était la journée de Mère Gamelin) Un salon funéraire? Impensable pour moi qui avais perdu plusieurs êtres chers de façon tragique, les blessures n’étaient pas cicatrisées.

Savons-nous à quel moment la vie nous ouvre de nouvelles portes? À quel moment nous devenons les instruments de la Providence? À quel moment nous réalisons que la Providence nous accompagne au quotidien sur la route de la vie depuis toujours? J’ai, depuis, les mains ouvertes et une main tendue. J’ai renouvelé mon contrat d’amour avec là-haut.

Je ne suis pas dans le passé, je suis dans l’aujourd’hui et dans l’avenir. Après plusieurs conversations avec le couple d’amis, après avoir  partagé leurs expériences et leur cheminement, encouragée, j’ai  accepté. Quel défi! Quelle découverte! Quel enrichissement personnel !

 J’ai mis un certain temps avant d’éprouver une aisance confortable. J’apprivoise toujours, au-delà des salons funéraires, mes peurs, mes souvenirs qui remontent en présence des personnes décédées. Il y a un quelque chose d’éphémère dans un salon funéraire.

Et comme dans la chanson de Jean Gabin :
Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau…

…Moi qui suis à l’automne de ma vie

... On oublie tant de soirs de tristesse…Mais jamais un matin de tendresse !

…Maintenant, je sais….Je sais qu’on ne sait jamais!

…On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses.

C’est tout ce que je sais…mais ça, je le sais.

 Merci de m’avoir ouvert la porte de votre confiance et le jardin de votre cœur.

Je vous aime et, comme on fait son jardin, pensez à semer des graines d’amour!

 Pierrette C. Associée Providence

Pour avoir accès au texte complet: http://www.providenceintl.org/fr/

2014-06-19

VOUS M'AVEZ RECONNU...

Rue Ste-Catherine, coin Berri, à Montréal, un camelot offre un Journal l'Itinéraire aux passants. Je m'arrête, un simple bonjour, je m'informe de ses ventes; en ouvrant mon portefeuille, nous faisons la conversation... Je le quitte sur un 'bonne journée' et lui de me répondre: ''Merci de m'avoir reconnu''. Comme disent certains: ''Ma journée est faite!''. Cette parole me revient sans cesse au cours de la journée. Je le saluerai par son prénom, lors de notre prochaine rencontre et nous serons deux à nous reconnaître! Th.

2014-05-19

2014-04-22

PRENDRE SOIN

Toute ma vie, on m’a enseigné à prendre soin de la maison où j’habitais. C’est pareil pour la Terre, elle a besoin que nous prenions soin d’elle car elle nous apporte la vie par les ressources qu’elle nous offre et par le cadeau des fleurs et des arbres, dès notre réveil, chaque jour.

Il nous faut changer nos valeurs et nos façons de vivre si nous voulons défendre la Terre contre les modèles de production et de consommation qui dévastent l’environnement et épuisent les ressources naturelles de notre Création. Cela requiert que chaque personne prenne conscience de ce qu’elle fait.

Un exemple : un groupe de jeunes accompagné d’une éducatrice, au Salvador, qui décident de débarrasser la rue de bouteilles et autres déchets. L’éducatrice s’emploie aussi à intéresser les jeunes au recyclage et à conscientiser les gens au fait que la Terre est leur foyer et qu’ils doivent la garder propre pour qu’elle soit belle. Un petit geste concret qui peut contribuer à transformer peu à peu notre attitude face au soin à prodiguer à la Terre, notre foyer.

Ma Belle Maison, merci d’ouvrir mon cœur pour que j’entende ton cri de douleur, semblable à celui du pauvre qui me supplie de prendre soin de toi car tu es vivante.

Vilma F., Salvador

2014-03-18

IL ME MANQUAIT 25 cents

Quand mon mari est mort,je me suis retrouvée toute seule pour m'occuper de tout, j'ai été mal conseillée et j'ai perdu notre maison. J'ai fini par déménager à Montréal pour travailler au salaire minimum dans un restaurant. Un soir, en rentrant du travail vers 23 heures, au métro, je fouillais dans ma sacoche pour payer le prix du billet, il me manquait 25 cents. Il y avait un homme qui me suivait, j'étais nerveuse, croyant qu'il s'impatientait. Il s'est penché vers moi pour me dire: '' Prenez votre temps madame, vous n'êtes pas la seule à en arracher'' et en même temps, il me mettait quelque chose dans la main en me disant ''c'est tout ce que j'ai '' et il est parti à l'autre bout du quai. J'ai regardé combien il m'avait donné: 17$. Pour moi, c'était comme s'il m'avait donné 17 000$. Ne voulant pas le gêner, je ne l'ai pas remercié, je le fais aujourd'hui, je profite de ces pages pour lui dire MERCI. S.Lalonde (Extrait du journal L'Itinéraire, Publié avec autorisation)

2014-02-10

IL A TROUVÉ LA VOIX DU CŒUR…


Depuis quelques années, il accompagne des jeunes en fin de vie. Une flamme ardente adoucit ses yeux d’un bleu profond lorsqu’il parle de son parcours des 15 dernières années.

Sa vie en a été changée, transformée, lorsqu’on a demandé à Jean-Marie Lapointe d’accompagner de jeunes mourants. «Les moments où je me sens le plus heureux, utile, vivant et vrai, c’est quand je suis en compagnie de personnes qui vont mourir ou qui ont des limitations, un handicap, qui sont dans la rue.» Il sent avoir trouvé sa mission sur terre, trouvé la voix du cœur depuis qu’il a accepté sa fragilité.

«Quand j’écoute les témoignages de personnes qui se savent atteintes d’une maladie terminale, souvent ils me disent que c’est la période la plus intense de leur vie, je pense que le grand défi de la vie, c’est de vivre comme si on se savait atteint d’une maladie mortelle et que notre temps était compté.»

Pour Jean-Marie, accompagner les jeunes en fin de vie et soutenir la cause des itinérants vont de pair. Pour appuyer ses dires, il cite une étude qu’il a lue récemment, la personne qui donne ressent le même bienfait au niveau du cerveau. Quand tu donnes, tu te fais du bien, c’est une réaction chimique du cerveau, ça te fait du bien, ça fait du bien à la personne qui reçoit et à celle qui donne. Alors tout le monde est gagnant.

Sylvain-Claude F.

2013-12-10

NELSON MANDELA ET LE PRIMAT ANGLICAN DU CANADA

INSPIRANT CET HOMME DE GRANDE VALEUR

Comme bien d’autres leaders religieux dans le monde qui ont réagi au décès de Nelson Mandela, le modérateur de l’Église Unie du Canada, Gary Paterson, concentre son attention sur les qualités intérieures de l’ancien président de l’Afrique du Sud :

« L’occasion nous est donnée de nous rappeler l’homme, sa détermination à confronter l’injustice de l’apartheid, son engagement pour la liberté et l’égalité, sa capacité de résilience au cours des 27 années passées en prison et sa sortie, l’âme intacte, prêt à pardonner et à s’engager sur un chemin de réconciliation, tout en persuadant les autres de le suivre dans cette voie.»

En ce moment, poursuit Gary Peterson, nous sommes invités à rendre grâce pour la vie de Nelson Mandela, non seulement pour louer ses actes, mais pour la détermination qu’il devrait nous inspirer à entreprendre une pareille quête d’intégrité, pour nous-mêmes et pour tous.

Radio Ville-Marie, décembre 2013

2013-11-27

LA MISÉRICORDE SELON LE PAPE FRANÇOIS

Une rencontre avec le Pape François

Ma devise, dit le Pape François, je l’ai toujours ressentie comme profondément vraie pour moi. Le mot latin miserando me semble intraduisible tant en italien qu’en espagnol. Il me plaît de le traduire ainsi : EN FAISANT MISÉRICORDE.


Quand il évoque son élection : « C’est ce que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au Pontificat : je suis pécheur, mais par la miséricorde et l’infinie patience de Notre Seigneur Jésus-Christ, je suis confiant et j’accepte en esprit de pénitence.” »


« Les ministres de l’Église doivent être miséricordieux, prendre soin des personnes, les accompagner comme le bon Samaritain qui lave et relève son prochain. Les ministres de l’Église doivent être des personnes capables de réchauffer le cœur des personnes, de dialoguer et cheminer avec elles, de descendre dans leur nuit, dans leur obscurité, sans se perdre. »


Parler de la miséricorde, c’est rappeler que le cœur de l’Évangile, c’est l’annonce du Salut. Pour le Pape François, c’est cette annonce qu’il faut privilégier avant tout, le reste venant comme un corollaire : « L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. « Une belle homélie, une vraie homélie doit commencer avec la première annonce, avec l’annonce du salut. Il n’y a rien de plus solide, de plus profond et sûr que cette annonce. Ensuite il faut faire une catéchèse, en tirer une conséquence morale. »


Isabel Rodelet 31 octobre 2013, dans Terre de Compassion



2013-10-24

LE VISAGE DANS LE MIROIR

C'était une dame, elle a eu une belle jeunesse, mais un jour à ses 90 ans , elle se regarde dans le miroir: « Ah! mon Dieu, que j'ai vieilli, comment je vais retrouver ma jeunesse d'enfant? le temps a passé si vite, je n'ai pas eu le temps de tout faire.» Mais une voix intérieure lui dit: « tu es encore belle, tu dois retrouver ton coeur d'enfant, rappelle-toi de ta jeunesse, seulement tu vas la retrouver dans ton coeur.» La dame a réussi à s'aimer et elle a été toujours belle, elle sait maintenant! Daniel Petit (L'Itinéraire)

2013-09-06

MERCI À ÉMILIE


MERCI À ÉMILIE

 

Lors de mes rencontres régulières à l’hôpital, pour visiter les malades, j’ai connu récemment, un couple dont la fille avait accouché peu de temps auparavant.  Depuis lors, elle saignait sans interruption.

 

Après un certain temps, on l’opéra pour tenter de trouver la cause, mais il ne se passait rien, son état s’aggravait, la jeune maman saignait toujours.

 

À chaque soir, à mon retour de l’hôpital, je revivais ma journée, avec un sentiment de compassion et en  portant l’inquiétude de cette famille: « Ça ne se peut pas que cet enfant-là perde sa maman, me disais-je. »

 

Un jour, je reçois providentiellement une relique de Mère Gamelin.  Je l’ai remise à la dame et dès qu’elle déposa la relique sur sa fille, cette dernière ouvrit les yeux et le lendemain, elle ne saignait plus.

 

Grand merci à Émilie Gamelin!

 

Gracienne L.